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African Banker

Un dispositif original de soutien aux start-up

Proparco et Digital Africa vont lancer, en septembre 2022, un nouveau dispositif de financement des jeunes pousses de la technologie africaine, baptisé « Fuzé ». Il permettra de moduler les financements à chaque étape de la croissance, en fonction des résultats acquis.

 

Par Aude Darc

Réactivé l’an passé après une période de mise en sommeil, le dispositif français Digital Africa se dote d’une feuille de route à horizon 2025. Dans ce cadre, la structure soutiendra 200 start-up africaines à différents stades de leur croissance, mettant un large éventail d’offres à leur disposition. Digital Africa, à la faveur d’une mobilisation conjointe et pérenne avec Proparco (Agence française de développement), mettra en œuvre de nouveaux dispositifs d’investissement et d’accompagnement à destination des jeunes pousses africaines de la technologie.

« Grâce à la technologie, les talents africains peuvent montrer au monde entier que des produits et des innovations Made in Africa ont tout le potentiel pour devenir des références mondiales, porteuses d’une croissance durable. »

Dans le domaine du numérique, a-t-on appris lors du salon parisien Vivatech, Digital Africa lancera en septembre 2022 le fonds Fuzé. « Ce dispositif répond parfaitement aux préoccupations des start-up de la tech africaine en phase de démarrage, avec une solution de financement par palier et conditionnés aux progrès de l’entreprise », commente Proparco dans un communiqué. Cette approche centrée sur la réussite des entrepreneurs vise à créer l’effet de levier nécessaire pour passer le cap des débuts, autrement difficile à franchir sans soutien. 

Grâce à ce dispositif unique sur le continent, les start-up africaines dont les besoins en phase d’amorçage oscillent entre 20 000 et 30 000 euros, peuvent ambitionner aujourd’hui de trouver un financement auprès de Digital Africa, tout en recherchant des capitaux auprès d’autres investisseurs. 

Ce programme Fuzé et plus globalement le rapprochement entre Digital Africa et Proparco permet de proposer un continuum unique de solutions de financement pour les start-up africaines, du projet sur le papier au stade d’entreprise confirmée.

 

Débuts prometteurs pour le fonds Bridge

 « L’amorçage est un des moments les plus excitants mais aussi les plus difficiles du parcours entrepreneurial en Afrique », justifie Stéphan-Eloise Gras directrice exécutive de Digital Africa.

D’où le besoin d’apporter des solutions concrètes à toutes les étapes et sur tous les aspects de la vie d’une start-up. « Grâce à la technologie, les talents africains peuvent montrer au monde entier que des produits et des innovations Made in Africa ont tout le potentiel pour devenir des références mondiales, porteuses d’une croissance durable. »

Avis confirmé par Françoise Lombard, la nouvelle directrice générale de Proparco : « Notre enjeu est d’offrir aux entrepreneurs un accompagnement complet à tous les stades de leur croissance. Nous sommes aujourd’hui en capacité d’accompagner les entrepreneurs dès l’amorçage puis tout au long de leur croissance. C’est une offre unique. »

Des dispositifs existent déjà. Pour parvenir à relever les enjeux auxquels les start-up sont aujourd’hui confrontées, Digital Africa a lancé avec Proparco le fonds Bridge qui offre une première capacité de financement aux entreprises.

Le dispositif a rencontré un large succès, selon les partenaires : 257 candidatures reçues de 40 pays d’Afrique, onze start-up financées pour un total de 3,88 millions d’euros, en quelques mois seulement.

Et Digital Africa de donner quelques exemples, comme ANKA, la plateforme ivoirienne de e-commerce dédiée aux créateurs africains, MAX, une start-up nigériane de mobilité durable, ou Poa Internet, jeune pousse kényane.

De leur côté, les entreprises de l’innovation, freinées dans leur croissance par l’impact de la crise sanitaire mondiale, ont pu s’appuyer sur ce fonds de cinq millions d’euros qui répond à leurs problématiques de financement, renforce leur attractivité et crédibilité leur démarche. 

Cette première capacité de financement avec l’aide de Digital Africa, sur tickets allant de 175 000 à 600 000 euros, consolide la croissance des start-up en capacité d’effectuer des levées de fonds pour clore leur phase de développement et passer celle de l’industrialisation. En créant un environnement rassurant, Digital Africa permet d’accélérer la maturité des startups et de renforcer la confiance de leurs investisseurs africains et mondiaux, pour accroitre l’ampleur des projets.

 

En bref

Gomycode lève 8 millions de dollars

 

Une levée de fonds menée par Africinvest et Proparco avec la participation de Wamda Capital, permet à l’entreprise tunisienne Gomycode de poursuivre son expansion en Afrique et au Moyen-Orient.

Les apports en capital de série A permettront à la start-up de poursuivre sa mission de démocratisation à l’éducation technologique dans la région MENA et Afrique.

Chaque mois, plus de 1000 nouveaux étudiants s’inscrivent à l’un des trente cours de Gomycode dans le but d’acquérir les compétences numériques les plus demandées sur le marché de l’emploi.

@AfricanBanker

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