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African Banker

Seedstars Africa Ventures trouve les moyens de ses ambitions

Seedstars Africa Ventures trouve les moyens de ses ambitions
  • Publiéjanvier 18, 2024

Le fonds de capital-risque du groupe Seedstars bénéficie d’appuis nouveaux, notamment de la BAD et de la BEI, afin d’investir au capital de jeunes entreprises en croissance, notamment en Afrique francophone.

 

L’année 2024 débute en fanfare pour le fonds de capital-risque Seedstars Africa VAude Darcenture. Quelques jours après avoir reçu 30 millions de dollars de la part de la BEI (Banque européenne d’investissement), la structure bénéficie d’une prise de participation de 10,5 millions $ de la BAD (Banque africaine de développement).

L’ « objectif est de permettre à ce fonds de capital-risque d’investir dans des entreprises africaines innovantes à fort potentiel de croissance », justifie un communiqué de la BAD. Laquelle participe directement à hauteur de 7 millions $ provenant de ses ressources ordinaires et de 3,5 millions $ provenant du programme Boost Africa de l’Union européenne. « Cette participation permettra à Seedstars Africa Ventures de lever des fonds, de se développer sur le continent africain et d’attirer d’autres investisseurs. »

« L’entrepreneuriat africain détient la clé de l’avenir du continent, par la création d’emplois, la réduction des inégalités et l’amélioration de la qualité de vie. »

Seedstars Africa Venture investira dans des entreprises à fort potentiel, générant des revenus et s’attaquant aux défis clés du marché. Le fonds cible principalement l’Afrique subsaharienne, particulièrement les marchés moins couverts par les investisseurs traditionnels, avec une attention particulière pour les pays francophones comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Cameroun ; ainsi que les marches tels que le Ghana, l’Ouganda et la Tanzanie.

Le fonds de capital-risque de 75 millions $ investira dans les phases d’amorçage et de démarrage, avec des investissements initiaux d’environ 250 000 euros qui seront suivis d’injections de capitaux supplémentaires à concurrence de 5 millions d’euros visant à soutenir leur croissance, essentiellement à partir de la phase d’amorçage qui s’attaquent aux contraintes clés du marché.

Cette démarche stratégique vise à combler un manque de capital critique, en permettant aux start-up de dépasser les limites des programmes d’accélérateurs traditionnels.

 

Des objectifs substantiels

Ce fonds est particulièrement engagé vers l’inclusion financière et les technologies qui outillent les entreprises (Fintech, Insurtech) ; les plateformes de vente au détail et de logistique ciblant le marché des consommateurs en ligne et mobiles ; les technologies liées à la santé ; l’énergie hors réseau prépayée ; et plus généralement dans l’adoption de la technologie au sein des entreprises, notamment dans l’industrie et les chaînes de valeur agroalimentaires.

Selon les estimations citées par la BAD, ce fonds contribuera à la création de plus de 9 000 emplois à temps plein, dont 50% pour les femmes et générera un impact économique significatif.

Mi-janvier, Seedstars Africa avait déjà franchi une étape importante en obtenant une injection de capital de 30 millions $ de la part d’EIB Global, une entité liée à la Banque européenne d’investissement. Il s’agissait alors du premier investissement institutionnel substantiel pour le premier fonds de capital panafricain de la société de capital-risque.

Cet apport de fonds fait suite à un soutien de 8 millions $ de LBO France, l’investisseur de référence du fonds. Seedstars Africa Ventures s’est fixé pour objectif de finaliser son fonds dans une fourchette de 80 à 100 millions $.

En collaboration avec Seedstars Group, un accélérateur de marchés émergents, les associés de la société de capital-risque Maxime Bouan, Tamim El Zein et Bruce Nsereko-Lule ont utilisé l’infrastructure et l’accès au marché de Seedstars pour lancer le fonds. Cette entreprise ambitieuse est conçue pour avoir une orientation panafricaine dès le début, offrant une assistance pratique aux entreprises du portefeuille par le biais d’une approche ciblée d’investissement en phase de démarrage. L’augmentation de la taille du fonds, particulièrement importante dans le contexte africain, vise à fournir « un capital bien adapté aux besoins des entrepreneurs ».

Détaillant sa démarche, Maxime Bouan explique qu’en 2020, il fallait faire face à la pénurie importante de capitaux disponibles pour les start-up, au-delà de la phase d’accélération. Par conséquent, il était « clairement nécessaire » d’apporter un soutien financier plus important à cette phase cruciale. L’objectif premier est de renforcer l’éventail des options de capital disponibles en offrant diverses possibilités de financement adaptées aux niveaux de maturité des entrepreneurs, tout en encourageant les investisseurs locaux et internationaux à participer.

Tamim El Zein, Bruce Nsereko-Lule Maxime Bouan, l’équipe de Seedstars Africa Ventures.
Tamim El Zein, Bruce Nsereko-Lule Maxime Bouan, l’équipe de Seedstars Africa Ventures.

 

« Il est essentiel d’encourager et de promouvoir l’innovation et la transformation numérique pour bâtir des économies fortes et durables. L’entrepreneuriat africain détient la clé de l’avenir du continent, par la création d’emplois, la réduction des inégalités et l’amélioration de la qualité de vie », commente de son côté indiqué Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI.

@AB

Écrit par
Aude Darc

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