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African Banker

Secteur bancaire : Les réformes portent leurs fruits

Des réformes pour promouvoir l’entrepreneuriat

La région compte quatre des dix économies les plus réformatrices en 2018 : le Togo, le Kenya, la Côte d’Ivoire et le Rwanda. Ces réformes concernent le transfert de propriété et le règlement de l’insolvabilité, des éléments indispen­sables pour un bon fonctionnement des banques.

À travers ces réformes, les États africains s’engagent à créer un environ­nement permettant aux entreprises et aux investissements de prospérer et de faciliter la conduite des affaires.

Les gouvernements africains ont donc la responsabilité de créer un environne­ment propice à l’essor des entrepreneurs et des PME. Il faut absolument des réglementations rationnelles et efficaces pour régir l’activité des entreprises. Cette démarche est indispensable afin de mettre fin à la pauvreté et de stimuler une prospérité partagée.

Courage politique

Les réformes menées portent sur onze dimensions qui agissent nécessairement sur la définition d’un modèle de banque orienté croissance ; création d’entreprise, obtention d’un permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, obtention de prêts, protection des investisseurs minoritaires, paiement des taxes et impôts, commerce transfron­talier, exécution des contrats, règlement de l’insolvabilité, réglementation du marché de l’emploi.

La réforme la plus courante est celle consistant à faciliter davantage la création d’entreprise. Plus d’un quart des pays ont entrepris cette réforme en 2017 et 2018.

La procédure de création d’une entreprise dure en moyenne 20 jours et coûte 23 % du revenu par habitant, contre 47 jours et 76 % du revenu par habitant en 2006. Treize des 20 plus grandes économies ont mis en place au moins une procédure pouvant être mise en ligne en une demi-journée.

On note aussi qu’« une administration publique électro­nique » efficace pour fournir des services aux citoyens et aux entreprises permet de réduire les lourdeurs bureaucratiques et la corruption.

Cependant, beaucoup reste à faire du côté de la puissance publique pour synchroniser la banque et l’entreprise. Il faut un certain courage politique et des dirigeants publics audacieux, forts et constants dans leur action de réformes.

Ce courage politique vise l’instauration de règles équitables, efficaces et trans­parentes qui sont le socle d’un environ­nement favorable à l’entrepreneuriat et à la création des conditions permettant à l’entreprise privée de prospérer.

ENCADRE

Les réformes menées dans des domaines clés

Cet environnement est indispensable pour garantir aux banques un environnement viable et favorable à un entrepreneuriat africain, qui n’attend que la possibilité d’exprimer son savoir-faire, son talent et sa capacité à innover.

Transfert de propriété : procéder à une refonte complète du foncier, établissement des droits de propriété et numérisé, établir un registre foncier.

Création d’entreprises : le nombre d’immatriculations d’entreprises a plus que doublé après la création du système d’enregistrement des entreprises en ligne.

Obtention de prêts : les garanties offrent une protection solide aux créanciers ; elles rassurent les prêteurs et permettent d’élargir l’accès au financement.

Paiement des taxes et impôts : la simplification des systèmes fiscaux et la réforme de la réglementation ont favorisé un plus grand respect des obligations fiscales et entraîné une augmentation des recettes.

Source : Doing Business 2019

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