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African Banker

RSE : Les engagements d’Attijariwafa bank

Attijariwafa bank publie, comme chaque année, son rapport de RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise). L’occasion de découvrir les objectifs et les réalisations d’une grande banque africaine, au-delà de sa recherche de profit.

Par Laurent Soucaille

Premier groupe bancaire financier au Maroc, le quatrième en Afrique, Attijariwafa bank est présent dans 25 pays. Son action de RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise) rejoint souvent les préoccupations des géants africains de la finance, en lien avec leurs activités : accroître l’inclusion financière, stimuler l’innovation, financer les projets « écoresponsables », etc. Pour autant, le groupe marocain étend sa responsabilité sociétale au-delà de son cœur de métier.

Le groupe s’engage « à créer de la valeur durablement partagée, en exerçant son métier au profit du plus grand nombre et dans le respect des règles d’éthique ». Sa démarche RSE est structurée autour de quatre axes et dix engagements stratégiques.

En dehors des outils de la lutte contre la grande délinquance, des codes spécialisés ont pour but de prévenir les conflits d’intérêts et la corruption. Ils permettent aux collaborateurs d’alerter le déontologue sur les comportements non éthiques.

Il s’agit d’accompagner le développement d’une économie durable et équilibrée, de respecter l’environnement et de contribuer à la lutte contre le changement climatique, d’être exemplaire dans la conduite des affaires et dans les relations avec les parties prenantes et de s’engager auprès des communautés et de la société civile.

En tant que financier d’une économie durable, la banque s’engage à financer des projets qui soutiennent l’économie réelle et à permettre à tous l’accès aux services bancaires et financiers.

Attijariwafa bank se mobilise ainsi pour diminuer son empreinte écologique et pour accélérer la transition vers une économie bas carbone, (bâtiments aux normes HQE, par exemple) et sensibilise ses clients à ces questions.

En 2020, le groupe prévoit de procéder à une analyse fine de sa RSE. Les résultats lui permettront d’identifier de nouveaux enjeux à prendre en compte dans sa stratégie et de bâtir une nouvelle feuille de route à horizon 2024.

Des communications adaptées

Comme toutes les entreprises, un groupe bancaire doit concilier plusieurs intérêts, parfois divergents. Par exemple, lorsque les actionnaires attendent performance financière, maîtrise des risques, etc., les clients exigent davantage de sécurité des produits, une qualité de services, une transparence des informations.

Dans le même temps, les salariés espèrent une juste rémunération, un certain bien-être, permis par le dialogue social et la négociation collective. Des intérêts qui n’intéressent pas les partenaires, centrés sur des accords loyaux et des collaborations équilibrées et durables.

Pour concilier tout cela, le groupe privilégie des modes de dialogues spécifiques, de l’Assemblée générale des actionnaires au site internet dédiés aux clients, en passant par des codes de bonne conduite, de la communication internet, et des clauses de RSE contractuelles, à destination des partenaires. La communication externe sert également à répondre aux attentes des acteurs de la société civile face aux enjeux sociaux et à l’éthique.

Un indicateur boursier spécifique

Démarche semble-t-il payante, puisque Attijariwafa bank, pour la troisième année consécutive, a été désignée Top Performer RSE en 2019, par Vigeo Eiris, leader européen de la notation extra-financière.

Cette agence salue le développement de produits et services verts ; l’amélioration continue des compétences et de l’employabilité des collaborateurs ; le respect des droits humains fondamentaux.

Mais aussi la prévention des discriminations et promotion de l’égalité entre les genres et à l’égard des catégories vulnérables ; l’information aux clients ; le traitement équitable des actionnaires. Le groupe figure dans l’indice RSE de référence au Maroc intitulé « Casablanca ESG 10 », créé en 2018.

Attijariwafa bank, comme nombre de ses consœurs, développe la bancarisation du continent. La banque propose des produits spécifiques aux populations à revenu faibles, comme des comptes de paiement mobile, des cartes de paiement ou de crédit adaptées, et soutient les initiatives de microfinance.

Son offre à destination des toutes petites entreprises et des porteurs de projets est connue. Le groupe a accordé plus de 39 milliards de dirhams (3,5 milliards d’euros) depuis 2014, dont 9 milliards en 2019, auprès de 45 000 TPE.

Toujours dans le domaine strictement bancaire, le groupe marocain privilégie le développement des territoires. Par l’accompagnement des grands projets (centrale à gaz de Kékéli au Togo, par ex.) et soigne la coopération Sud-Sud (accord avec Kenya Commercial Bank, en 2019).

Le label Green Climate Fund 

Pour sa clientèle, la banque tente de pallier la fracture numérique et lutte contre le surendettement. Un processus spécifique de sélection du crédit permet à sa filiale Wafasalaf d’accorder des crédits à la consommation à des clients en difficulté de trésorerie, mais solvables.

En matière de respect de l’environnement et de lutte contre le changement climatique, Attijariwafa se flatte du label « Green Climate Fund » accordé par le Fonds vert des Nations unies pour le climat.

Plus d’une centaine de collaborateurs sont formés aux risques sociaux et environnementaux de leurs activités. La banque a consacré quelque 10 milliards de dirhams à de grands projets écologiques, depuis 2011. À leur échelle, au Maroc, les équipes réduisent leur consommation de papier (-6% en 2019).

Le groupe Attijariwafa bank, pour la troisième année consécutive, a été désigné Top Performer RSE en 2019, par Vigeo Eiris, leader européen de la notation extra-financière.

La transition écologique n’est pas un vain mot : 25% du portefeuille de financements concerne les énergies renouvelables. Dont, en 2019, le parc éolien de Boujdour, au Maroc, et le centre d’enfouissement technique d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

En matière de bonne pratique, un sujet épineux au Maroc, le groupe prend ses responsabilités. Chaque collaborateur a signé le « Code de bonne conduite » de la banque.

Cette démarche est portée par un déontologue qui engage l’ensemble des collaborateurs. Il se mobilise notamment dans la prévention de la corruption et des conflits d’intérêts, dans la lutte contre la fraude et dans le respect des règles de concurrence.

La Fondation a quarante ans

En dehors des outils de la lutte contre la grande délinquance, des codes spécialisés ont pour but de prévenir les conflits d’intérêts et la corruption.

Ils permettent aux collaborateurs d’alerter le déontologue sur les comportements non éthiques. Du côté des fournisseurs et des acheteurs internes, un code de déontologie des achats prévient les risques de corruption.

Les fournisseurs – 89% de TPME réglées en huit jours, en moyenne –, sont invités à respecter les principes de sa Charte, dès leur référencement.

En ce qui concerne les liens avec la société civile, celle-ci est surtout le fait de la Fondation Attijariwafa bank, qui œuvre depuis 40 ans. Elle a bénéficié directement à 320 000 personnes l’an passé, lorsque 50 initiatives ont été appuyées. 

Par exemple, la sixième édition du Forum international Afrique développement (FIAD) a accueilli l’exposition Travel Weast qui a réuni 35 artistes venus de 18 pays.

« Une occasion privilégiée, d’interpeller d’année en année, la part de la culture dans les échanges économiques, de valoriser le patrimoine artistique et de susciter le rapprochement de patrimoines et de démarches artistiques communes à l’espace africain », conclut le rapport RSE 2019 d’Attijariwafa bank.

De même, l’exposition Grands formats s’inscrit, à l’horizon 2021, dans une lignée d’expositions visant à vulgariser la collection à travers des thématiques pédagogiques étudiées en fonction de ses styles et tendances.

Plus généralement, la fondation vise à promouvoir les échanges culturels, les débats d’idées, à aider les associations au plus près du terrain. Son action rejoint celle de la banque en faveur des étudiants et des créateurs d’entreprise.

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