x
Close
Actualité African Banker

Plus que jamais, Afreximbank mise sur la ZLECAf

Plus que jamais, Afreximbank mise sur la ZLECAf
  • Publiéjuillet 1, 2022

La Banque africaine d’import-export renouvelle son dispositif financier qui aide les pays et les entreprises à se préparer à la Zone de libre-échange continentale africaine. D’autre part, la banque compte désormais l’Algérie parmi ses 52 États membres.

 

Par Paule Fax

Le Conseil d’administration de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a renouvelé son approbation d’une facilité de 1 milliard de dollars pour rendre opérationnel le Fonds d’ajustement de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine). Elle a également approuvé un financement sous forme de don d’un montant de 10 millions $ pour alimenter la réserve de base du Fonds d’ajustement de la ZLECAf.

Le nombre d’États membres d’Afreximbank est passé de 38 en 2015 à 51 en 2021. Avec l’adhésion de l’Algérie, il ne manque plus que trois États à la Banque pour atteindre une couverture continentale complète.

Afreximbank et le Secrétariat de la ZLECAf ont été mandatés par le Conseil des ministres du Commerce de la ZLECAf et les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine pour établir et rendre opérationnel le Fonds d’ajustement de la ZLECAF, qui consiste en un fonds de base, un fonds général et un fonds de crédit.

Le fonds de base sera utilisé pour mobiliser des subventions afin de remédier aux pertes de recettes tarifaires et d’aider les pays membres de la ZLECAf à mettre en œuvre les différents protocoles de la Zone de libre-échange. Le Conseil d’administration d’Afreximbank a également approuvé une subvention d’un montant de 10 millions de dollars comme financement de démarrage pour lancer la création du Fonds de base. Le Fonds général servira à mobiliser des financements concessionnels, tandis que le Fonds de crédit servira à mobiliser des financements commerciaux qui seront utilisés pour aider les secteurs publics et privés, notamment les PME, les jeunes et les femmes, à s’adapter au nouvel environnement commercial découlant du libre-échange.

Benedict Oramah, président d’Afreximbank, explique que ces renouvellements représentent « une confiance retentissante de notre Conseil d’administration dans ces efforts ». Ces facilités contribueront à nouveau « à faire d’une grande idée une réalité ».

Le financement requis au titre des Fonds d’ajustement est estimé à 8-10 milliards $. Le Fonds d’ajustement de la ZLECAf sera géré par Afreximbank, par le biais de sa filiale, le Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), en collaboration avec le secrétariat de la ZLECAf.

 

Total : 52 sur 55

« L’approbation du conseil d’administration d’Afreximbank rapproche le continent de l’opérationnalisation du Fonds d’ajustement de la ZLECAf avant la fin de 2022. Nous exhortons les autres partenaires de développement et les institutions financières à fournir les ressources supplémentaires requises dans le cadre des Fonds d’ajustement pour soutenir la mise en œuvre du libre-échange », commente Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf.

Par ailleurs, Afreximbank se félicite de l’arrivée de l’Algérie en tant qu’État membre. Voilà qui porte à 52 le nombre de membres d’Afreximbank sur les 55 États membres de l’Union africaine.

L’adhésion de l’Algérie à l’accord portant création d’Afreximbank a été formalisée le 8 juin 2022. Et la souscription du pays aux actions de la banque, dans le cadre de son adhésion à l’institution, a été autorisée par un décret présidentiel signé le 14 juin 2022. L’Algérie devient un actionnaire de classe A de la banque et sera représentée par le ministère algérien des Finances.

L’Algérie, c’est la neuvième plus grande population et la quatrième plus grande économie d’Afrique. Elle est également membre de l’Union africaine, de la ZLECAf de la Grande zone commerciale arabe.

Le nombre d’États membres d’Afreximbank est passé de 38 en 2015 à 51 en 2021. Avec l’adhésion de l’Algérie, il ne manque plus que trois États à la Banque pour atteindre une couverture continentale complète.

Pour Benedict Oramah, l’adhésion de l’Algérie à Afreximbank est « capitale ». Elle « crée une plateforme pour que l’intervention d’Afreximbank dans le cadre de la ZLECAf ait plus d’impact ». Voilà qui « ouvre la voie à une coopération plus approfondie entre Afreximbank, le gouvernement algérien, la Banque centrale algérienne et les importateurs et exportateurs algériens », conclut Benedict Oramah. Qui se réjouit d’« un partenariat fructueux permettant à l’Algérie de s’imposer comme un participant solide au commerce et aux investissements intra-africains ».

@ABanker

 

 

Écrit par
Paule Fax

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.