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Partenariat

Ellever de Ecobank aide les entrepreneures

Ellever de Ecobank aide les entrepreneures
  • PubliéMarch 17, 2022

Lancé en 2020, le programme Ellever conçu par le groupe Ecobank multiplie les annonces, en ce mois de mars 2022. Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée…, le groupe bancaire appuie spécifiquement les entrepreneures par du mentorat et des offres financières dédiées.

Par Paule Fax

 

Le programme Ellever du groupe Ecobank a signé divers partenariats, ces dernières semaines, afin d’appuyer les femmes entrepreneures. Alors que l’Afrique compte le plus grand nombre d’entrepreneures dans le monde – une Africaine sur quatre dirige une entreprise –, le déficit de financement dans ce domaine serait d’environ 42 milliards de dollars. C’est pour répondre à cette problématique que Ecobank a lancé le programme Ellever, en 2020. Il vient en aide aux femmes entrepreneures et aux entreprises spécifiquement tournées vers la réponse aux besoins des femmes.

Entre autres initiatives, Ellever propose un accompagnement personnalisé en matière de finance ou de technologie. Cela passe par l’utilisation des outils numériques, ainsi que par de l’accompagnement et du tutorat au sein de Ecobank Academy, la structure de soutien aux PME. Le groupe évalue qu’aujourd’hui, un millier de femmes ainsi accompagnées auraient obtenu environ 10 milliards de F.CFA (15,2 millions d’euros).

En Côte d’Ivoire, Ecobank vient de conclure un partenariat avec le ministère de la Femme et de la famille, mettant à disposition 3 milliards de F.CFA (4,6 millions d’euros) destiné à accompagner les femmes entrepreneures, toujours dans le cadre de Ellever.

« Nous encourageons l’intégration et le développement des femmes pour une institution toujours plus performantes, avec des programmes de recrutement et de développement spécifiquement dédiées aux femmes », se félicite Paul-Harry Aithnard (Ecobank Côte d’Ivoire).

Paul-Harry Aithnard, directeur général de Ecobank Côte d’Ivoire, ainsi que de la région Uemoa, explique la démarche : « Afin d’enrichir le programme, nous sommes alliés à plusieurs organisations et institutions, locales et internationales. »

Au niveau international, notamment, Ecobank collabore avec des géants tel Google, afin de renforcer les capacités des entrepreneures et afin de donner de la visibilité à leur action. Ce, à travers le programme Google my business. Et c’est ainsi que s’inscrit la signature récente d’une convention avec la Fondation Sephis, « qui s’inscrit dans la vision commune de renforcer le leadership des femmes dans l’écosystème des affaires, notamment dans le secteur privé ».

Partenariat en Guinée

C’est également avec ce partenaire que Ecobank Sénégal vient de conclure un accord spécifique. Fondation Sephis est de longue date sur le terrain en faveur du leadership des femmes et de l’entrepreneuriat féminin, ainsi que de l’appui aux populations jugées minoritaires.

Réunissant un montant d’un milliard de F.CFA, Ecobank et la Fondation Sephis s’engagent à susciter et à développer des synergies dans l’optique d’accélérer l’autonomisation des femmes en Afrique francophone.

Le directeur général de Ecobank Senégal, Sahid Yallou explique que son établissement, au travers de cet accompagnement stratégique, technique et financier, s’engage à accompagner les bénéficiaires des formations de la Fondation Sephis. Les partenaires apporteront tant des solutions non financières (soutien et mentorat) que financières. Les entrepreneures pourront bénéficier de prêts bancaires à taux préférentiels, ainsi que d’un accompagnement personnalisé avec des services à forte valeur ajoutée.

Enfin, en Guinée, la filiale du groupe panafricain a signé, toujours dans le cadre de Ellever, un protocole d’accord avec la Bourse de sous-traitance et de partenariats (BSTP). Le projet vise à permettre aux femmes entrepreneures d’accéder au financement et aux marchés. En place depuis un an en Guinée, Ellever a un budget voisin de 7 500 dollars.

Spécifiquement, le programme vient en aide aux femmes propriétaires ou dirigeantes d’entreprise. Il faut que l’entreprise aidée soit composée de 30 % de femmes au sein du personnel ou 20% au niveau de son conseil d’administration.

Dans son intervention, Robert Tedouno, directeur commercial d’Ecobank Guinée, considère que l’Afrique ne pourra jamais aller loin dans son développement si les femmes n’y sont pas associées : C’est pourquoi la banque panafricaine « dans son approche d’accompagnement des économies africaines, doit intégrer la dimension accompagnement des femmes. »

Paul-Harry Aithnard lors de la signature d’une convention avec Fondation Sephis, en Côte d’Ivoire (août 2021).
Paul-Harry Aithnard lors de la signature d’une convention avec Fondation Sephis, en Côte d’Ivoire (août 2021).

Le groupe tient aussi à montrer l’exemple « en interne ». Son comité de direction se rapproche de la parité, années après années. « Au sein de nos différentes équipes, nous encourageons l’intégration et le développement des femmes pour une institution toujours plus performantes, avec des programmes de recrutement et de développement spécifiquement dédiées aux femmes », se félicite Paul-Harry Aithnard.

 

Écrit par
Paule Fax

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2 Commentaires

  • Je vais travailler en collaboration avec vous

    • Bonjour, que voulez-vous dire ?

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