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African Banker

Nouvelle initiative pour FEDA d’Afreximbank

Le fonds FEDA, porté par la Banque africaine d’import-export, signe un partenariat avec Gateways, afin de financer des entreprises en croissance. Une manière indirecte de poursuivre le mandat d’Afreximbank en faveur du commerce intra-africain.

Par Laurent Soucaille

Le FEDA (Fonds pour le développement des exportations en Afrique), filiale d’Afreximbank, a conclu un accord de coentreprise avec Gateway Partners. ACOF, pour Africa Credit Opportunities Fonds, constitue un partenariat unique en son genre, entre une institution africaine de financement du développement et un gestionnaire d’investissement privé.

Cette coentreprise vise à renforcer le soutien d’Afreximbank au continent, élargissant le champ d’intervention de la banque au-delà de ses produits traditionnels de financement du commerce.

En Afrique, « la demande de crédit devrait augmenter, tandis que l’offre reste limitée ; c’est pourquoi ACOF tentera de combler cet écart de manière responsable, percutante et durable, tout en stimulant les flux commerciaux et d’investissement », juge le PDG de Gateway.

ACOF est une plateforme unique qui rassemble l’expertise institutionnelle et les relations d’Afreximbank et de Gateway pour fournir des solutions de financement indispensables aux entreprises à travers l’Afrique. La société financière se concentre sur l’opportunité croissante des instruments de crédit structurés pour les entreprises de haute qualité à travers le continent.

De cette manière, le fonds soutient le mandat de développement d’Afreximbank, y compris, entre autres, la promotion du commerce intra-africain et le développement des exportations à valeur ajoutée en Afrique. Son exercice « stimulera la croissance du commerce intra-africain, de l’emploi, de la fabrication et de la valeur ajoutée, des recettes en devises et des recettes fiscales, dont la promotion est particulièrement importante dans l’ère post-pandémique », juge Afreximbank.

L’ACOF sera géré par Gateway Partners, l’un des principaux gestionnaires d’investissements alternatifs axés sur les marchés émergents, qui dispose de bureaux à Dubaï et à Singapour.

Gateway, dont les partenaires ont une expérience collective de 200 ans sur les marchés émergents, une compréhension approfondie des marchés africains et un solide réseau de relations en Afrique, a démontré sa capacité et son engagement à fournir les meilleurs résultats. Gateway Partners investit « de manière responsable » en Asie du Sud et du Sud-Est, au Moyen-Orient et en Afrique.

Une initiative attrayante et nécessaire

Tel est d’ailleurs le propos de Benedict Oramah, président d’Afreximbank : « Ce fonds, que nous soutenons avec un engagement de capital important, nous permet d’augmenter l’impact de la banque et d’offrir de nouveaux produits et solutions aux clients existants et nouveaux. » C’est pourquoi l’institution invite d’autres partenaires, investisseurs et institutions de financement du développement, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Afrique, « à participer à cette initiative attrayante et nécessaire ».

Du point de vue de la banque, cette coentreprise permettra « de positionner davantage FEDA en tant qu’acteur de premier plan dans le paysage de l’investissement à travers l’Afrique ».

V Shankar, PDG de Gateway considère qu’en Afrique, « la demande de crédit devrait augmenter, tandis que l’offre reste limitée ». C’est pourquoi « ACOF tentera de combler cet écart de manière responsable, percutante et durable, tout en stimulant les flux commerciaux et d’investissement ».

Entre autres actions, le fonds FEDA « est notre réponse à la problématique des jeunes entrepreneurs du numérique qui ont de brillantes idées et ne peuvent pas les mettre en œuvre parce qu’ils ont une contrainte de financement », explique Hippolyte Fofack, économiste en chef d’Afreximbank.

En effet, le FEDA permet à la banque de prendre des participations dans des start-up. « C’est une sorte de Venture Capital : si vous avez une bonne idée qui peut changer la face de ce continent, qu’on ne dise pas demain que cette idée était très belle, très bonne, mais qu’elle morte faute de financement », confie l’économiste en chef d’Afreximbank au magazine Digital Business.

D’ailleurs, le manque de financement, « cela ne devrait plus se dire ; la banque a lancé ce fond et y a immédiatement mis 100 millions de dollars. À terme, nous rallongerons ce fonds à un milliard $ », révèle-t-il.

Des brochures et informations concernant ce fonds sont disponibles sur le site web de de la banque. FEDA a été lancé il y a deux ans, mais n’a pris forme concrète qu’en septembre 2021, par le premier investissement dans le secteur du digital, le projet développé par Strive Masiyiwa.

@LS

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POUR INFO

https://www.digitalbusiness.africa/dr-hippolyte-fofack-afreximbank-le-feda-est-notre-reponse-a-la-problematique-des-jeunes-entrepreneurs-du-numerique-qui-manquent-des-financements/

 

 

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