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African Banker

Nouveaux appuis de la BDEAC

La lutte contre la Covid-19 ne doit pas empêcher l’essor économique, juge la Banque de développement des États de l’Afrique centrale. Laquelle a pris, durant la seconde quinzaine d’août, une série d’initiatives afin d’appuyer des projets sanitaires et économiques.

Par Marie-Anne Lubin

Fin août, la BDEAC (Banque de développement des États de l’Afrique centrale) a signé avec la Banque postale du Congo (BPC) un accord de financement en vue de soutenir les PME du pays.

Ce financement, d’un montant de 10 milliards de F.CFA (15,24 millions d’euros), a pour objectif d’accompagner les entreprises du pays dans le développement de leurs activités malgré la crise sanitaire. « Ainsi, cette transaction est un instrument privilégié pour la BDEAC dans sa démarche en faveur de l’inclusion financière et le financement effectif des PME-PMI », souligne l’institution.

Elle permettra de maintenir de nombreux emplois, d’en créer de nouveaux, d’accroître les revenus des PME-PMI concernées et d’accompagner leur croissance. L’intervention est également en cohérence avec le Plan Stratégique 2017-2022 de la BDEAC qui a pour ambition d’accompagner les processus d’industrialisation et de diversification de l’économie souhaités par ses États membres, et notamment le Congo.

Au Tchad, la Banque appuie la mise en valeur des ressources en eau souterraine et de valorisation des eaux des provinces de l’Ennedi Est et Ouest. Le pays réalisera des ouvrages hydrauliques, tant pour la consommation humaine que pour la production agropastorale. Il pourra également améliorer son système d’assainissement.

Dans une allocution, le président de la Banque, Fortunato-Ofa Mbo Nchama, a souligné que « ce financement est également une contribution supplémentaire de la Banque, en complément du financement principal de 15 milliards de F.CFA que la BDEAC vient d’accorder à l’État congolais, destiné à financer le programme de riposte du gouvernement contre la pandémie ». 

Quelques jours plus tôt, à N’Djamena, la BDEAC et le gouvernement tchadien avaient procédé à la signature de deux accords de prêts. Ces accords de financement, portent sur un montant total de 29 milliards de F.CFA (44,21 millions d’euros). Ils concernent le plan de riposte contre la Covid-19 et le projet de mise en valeur des ressources en eaux souterraines et la valorisation des eaux des provinces de l’Ennedi Est et Ouest.

Concernant le plan de riposte sanitaire, le montant du financement accordé par la BDEAC s’élève à 15 milliards de F.CFA (près de 23 millions d’euros). Il vise à réduire les conséquences que pourrait causer la maladie sur l’économie et sur la société.

La mise en œuvre de ce projet « permettra une réduction rapide du taux de mortalité et de morbidité de la maladie, par le renforcement du système de santé et une réponse urgente et durable à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition reconnue comme facteur aggravant des effets de la pandémie ».

Un grand projet hydraulique

De manière spécifique, le projet vise à réduire le risque d’importation de la maladie au Tchad. Il entend réduire le risque de propagation communautaire de la maladie à coronavirus dans le pays. Il faudra aussi renforcer la communication sur les risques à toute la population.

Sur le plan sanitaire, il s’agit de rechercher activement tous les cas et leurs contacts, d’assurer une prise en charge adéquate et gratuite des cas suspects et confirmés et de renforcer la capacité de prise en charge des structures sanitaires, etc.

Pour ce qui est du projet de mise en valeur des ressources en eau souterraine et de valorisation des eaux des provinces de l’Ennedi Est et Ouest, le coût total est de 16,024 milliards de F.CFA (24,43 millions d’euros). L’apport de la Banque se porte à 87% du coût total du projet.

À travers celui-ci, le Tchad réalisera des ouvrages hydrauliques, tant pour la consommation humaine que pour la production agropastorale. Le projet vise également l’amélioration du système d’assainissement des régions concernées.

L’intervention de la BDEAC sur ces deux projets est en synergie avec les efforts consentis par le gouvernement tchadien. Elle est également cohérente avec le Plan stratégique 2017-2022 de la Banque qui donne priorité aux plans nationaux de développement.

Appui aux hôpitaux de Guinée équatoriale

La BDEAC et la République du Tchad entretiennent d’« excellentes relations », tient à rappeler l’institution. Cela s’est traduit par un volume de financements estimés à 338 milliards de F.CFA (515,3 millions d’euros) au profit de projets à fort impact financier ou socio-économique, dans divers secteurs d’activité.

Enfin, la BDEAC a apporté son soutien à la Guinée équatoriale, par deux accords de financement d’un montant total de 16 milliards de F.CFA (24,4 millions d’euros). Outre le plan de riposte contre la Covid-19, ils concernent le projet de construction d’un nouveau terminal à passagers à l’Aéroport International de Bata. Sur ce point, l’appui consiste en un avenant d’un accord de prêt antérieur.

La mise en œuvre du premier volet vise à améliorer l’accès équitable de la population aux services de santé de qualité et à garantir une sécurité sanitaire en situation d’épidémie et post-épidémie.

Il vise notamment à renforcer les capacités hospitalières et à rendre mieux disponibles les services essentiels de santé. La Banque apporte son appui aux laboratoires biomédicaux et centres de transfusion sanguine ainsi qu’aux services de gestion stratégique et opérationnelle du ministère de la Santé.

Ces dernières années, la BDEAC a porté en Guinée équatoriale un volume de financements estimés à 271 milliards de F.CFA (413,1 millions d’euros), au profit de projets à fort impact financier ou socio-économique, dans plusieurs domaines d’activité.

ML

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