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African Banker

Nafissatou N’diaye-Diouf quitte la BAD

La directrice de la communication de la Banque africaine de développement souhaite quitter son poste et se lancer dans une autre expérience professionnelle. Spécialiste des relations publiques, de la presse, la Sénégalaise peut faire valoir un solide parcours.

Par Kimberly Adams

Un poste se libère à la BAD (Banque africaine de développement). Directrice de la communication depuis le 1er avril 2020, Nafissatou N’diaye-Diouf a décidé de quitter l’institution. Elle a confirmé ses intentions dans une note adressée à un groupe de journalistes accrédité, révèle l’agence APA.

« Les institutions multilatérales de développement fournissent un soutien vital à des millions d’êtres humains dans le monde entier, souvent dans des situations extrêmement tendues. »

« Je tenais à vous informer de ma décision de quitter la banque », écrit Nafissatou N’Diaye-Diouf. Qui était précisément consultante, cheffe de division et directrice de la communication par intérim de la BAD. Elle indique que le moment est venu pour elle d’« explorer de nouveaux horizons ».

Se disant « fière de l’expérience partagée au sein de l’institution », elle précise avoir travaillé « avec des esprits brillants, qui ont véritablement à cœur d’œuvrer au développement économique et social de l’Afrique ». Elle considère avoir laissé « un héritage qui aidera à maintenir un niveau d’exigence élevé en matière de stratégie éditoriale et de communication », explique-t-elle, se félicitant du « travail remarquable accompli à la communication de la banque ».

Ces dernières années ont été marquées, entre autres événements, par le Sommet mondial sur le Genre à Kigali (2019), les Assemblées annuelles de la BAD à Malabo (2019), sans oublier, ces 18 derniers mois, la couverture de l’augmentation de capital de la Banque et de la reconstitution du Fonds africain de développement (FAD).

« La vie est un voyage et j’ai hâte de prendre la route vers ma prochaine destination ; hâte d’entamer une nouvelle phase de ma vie professionnelle », juge Nafissatou Diouf. Laquelle avait été nommée, le 1er avril 2020, directrice par intérim du département de la communication et des relations extérieures de la BAD.

Des zones de conflits aux relations publiques

Avant cette fonction, elle occupait le poste de cheffe de division au sein du Département de la communication et des relations extérieures de la banque. Elle avait remplacé à ce poste Victor Oladokun, chef du département de la communication et des relations extérieures, parti à la retraite.

Entre 2016 et 2018, Nafissatou Diouf a été consultante en communication à la fois pour la BAD ainsi que pour un département du NEPAD, celui de l’Intégration régionale et du commerce. Au Sénégal, son pays d’origine, elle a fondé et assuré la direction générale de l’agence 54 Communications, entre 2011 et 2017.

Elle a élaboré et mis en œuvre des stratégies transversales de relations publiques, de promotion de marque, de communication et de gestion d’événements pour un large éventail d’entités publiques et privées. Elle a également dirigé les relations publiques de l’agence Francophone Africa ZK Advertising, à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Avant de travailler dans la communication d’entreprise, Nafissatou Diouf était journaliste pour l’agence de presse américaine Associated Press, couvrant les conflits et les crises internationales en Afrique de l’Ouest et centrale, notamment au Liberia, en Côte d’Ivoire, en RD Congo, au Niger, en Mauritanie et en République centrafricaine.

En octobre 2020, elle se réjouissait du prix Nobel de la paix attribué au PAM (Programme alimentaire mondial), « un moment décisif de l’Histoire ! » Tout en saluant le mérite du PAM, « je peux dire aussi que ce prix est un fait marquant dans l’histoire du multilatéralisme et dans notre détermination collective à sauver des vies, à changer des existences et à améliorer les choses », écrivait-elle.

Précisant que d’autres institutions multilatérales tout aussi dévouées, telles que la BAD, la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, pour ne citer que quelques-unes d’entre elles, méritent également notre considération. « Car ces institutions fournissent un soutien vital à des millions d’êtres humains dans le monde entier, souvent dans des situations extrêmement tendues. »

KA

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