x
Close
African Banker

L’Afrique est une destination prometteuse

L’Afrique est une destination prometteuse
  • Publiémai 21, 2024

Le président de la BAD a souligné l’attractivité des pays africains, et leur résistance au ralentissement de la conjoncture, se faisant le porte-voix de divers projets de développement.

 

Les atouts de l’Afrique en matière de ressources humaines, foncières, minérales et de commerce transfrontalier se conjuguent pour faire d’elle la destination d’investissement la plus prometteuse au monde, aujourd’hui et pour longtemps, considère le président de la BAD (Banque africaine de développement).

Par ailleurs, la banque marocaine BCP (Banque centrale populaire) et la BAD ont conclu un accord de partage de risques de 70 millions de dollars en faveur des entreprises et du commerce africains.

Akinwumi Adesina s’exprimait, le 19 mai 2024, à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la BADEA (Banque arabe pour le développement économique en Afrique) à Riyad. Il a donné cinq raisons pour lesquelles l’Afrique est la frontière de l’investissement dans le monde : la taille et la jeunesse de sa population, le potentiel du continent en matière de sources d’énergie renouvelables, l’abondance des terres arables et la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui, a-t-il noté, est « la plus grande zone de libre-échange au monde en nombre de pays ».

En outre, le patron de la BAD a souligné la résilience des économies africaines, « malgré les défis posés par les changements climatiques, les tensions géopolitiques, l’inflation mondiale et l’augmentation de la dette, entre autres ».

« Il est important de noter que, malgré les vents contraires, plus de la moitié des pays africains (31) ont enregistré des taux de croissance du PIB réel plus élevés en 2023 qu’en 2022. Et le plus remarquable, c’est que dix pays africains figurent parmi les économies à la croissance la plus rapide au monde », a souligné le président du Groupe de la Banque.

Puis, il a loué la BADEA et ses dirigeants pour leur engagement en faveur du développement de l’Afrique qui se manifeste, a-t-il souligné, par une solide collaboration avec la BAD, les deux institutions ayant mobilisé 835 millions de dollars de cofinancement (235 millions $ fournis par la BADEA et 600 millions $ fournis par la BAD) pour des projets dans neuf pays africains : la Gambie, le Sénégal, Madagascar, l’Éthiopie, le Rwanda, le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso, le Togo. Ces projets comprennent d’importants investissements dans l’agriculture, l’infrastructure et les énergies renouvelables.

 

Des projets structurants

« Notre partenariat avec la BADEA ne se limite pas au cofinancement de projets… Notre partenariat est organique », a réaffirmé Akinwumi Adesina. Faisant observer : « Il a débuté alors que la BADEA n’avait que deux ans, et que la BAD avait dix ans. C’est une amitié d’enfance qui est toujours très spéciale ! »

De son côté, le président du Conseil d’administration de la BADEA, Fahad Aldossari, a rappelé que cette banque a été « créée le 18 février 1974 par dix-huit pays arabes… pour soutenir la coopération économique, financière et technique entre les régions arabe et africaine, incarnant la solidarité et la coopération arabo-africaines et les fondements de l’égalité et de l’amitié ».

« Nous avons activement encouragé la participation des capitaux arabes au développement de l’Afrique par le biais d’un soutien au commerce et à l’investissement », a ajouté Fahad Aldossari.

Le partenariat stratégique et ses efforts de cofinancement réalisent des progrès significatifs dans divers secteurs à travers le continent. Akinwumi Adesina a rappelé certains projets en Afrique qui ont bénéficié du partenariat stratégique et du cofinancement des deux partenaires.

Par exemple, le Sénégal voit la construction d’une autoroute de 200 kilomètres entre Dakar et Saint-Louis, un développement crucial pour le tourisme et l’agriculture. À Madagascar, le projet hydroélectrique de Sahofika, d’une capacité de 205 mégawatts, contribue à l’accès universel à l’électricité. De même, la BAD soutient le Niger dans le développement du barrage polyvalent de Kandaji pour l’énergie et l’irrigation.

Au Burkina Faso, 218 000 nouveaux ménages urbains et périurbains ont eu accès à l’électricité grâce au Projet d’électrification et de développement des connexions à l’électricité, qui fait partie de l’initiative « Desert to Power » de la BAD, qui vise à développer 10 000 mégawatts d’électricité à partir de l’énergie solaire dans onze pays du Sahel, afin de fournir de l’électricité à 250 millions de personnes.

Retrouvez ici le discours d’Akinwumi Adesina (en anglais).

 

Le président du Conseil d’administration de la BADEA, Fahad Aldossari, remet un trophée de reconnaissance à Akinwumi Adesina, pour sa contribution significative au succès de la BADEA.
Le président du Conseil d’administration de la BADEA, Fahad Aldossari, remet un trophée de reconnaissance à Akinwumi Adesina, pour sa contribution significative au succès de la BADEA.

*****

En bref

Partage des risques avec la marocaine BCP

 

La BCP (Banque centrale populaire) et la BAD ont conclu un accord de partage de risques de 70 millions de dollars en faveur des entreprises et du commerce africains. Cet accord permettra de renforcer l’inclusion financière des opérateurs économiques, notamment les PME, et consolidera leurs capacités en matière de commerce extérieur. Selon les partenaires, il devrait représenter près de 200 millions d’euros d’échanges. 

Selon la banque marocaine, ce nouvel instrument lui offrira la possibilité de soutenir davantage sa clientèle et de renforcer ses relations avec les banques africaines.

Pour son directeur général, Kamal Mokdad, « cette nouvelle convention représente un modèle idoine de collaboration Sud Sud, offrant une solution globale adaptée aux besoins de développement du commerce panafricain et du commerce de l’Afrique avec le reste du monde. Elle apporte à la fois des solutions de financement et d’accompagnement des transactions commerciales des entreprises africaines et favorise un meilleur ancrage des banques locales du continent à l’international ».

De son côté, le responsable-pays de la BAD pour le Maroc, Achraf Tarsim, considère que « ce partenariat comprend des objectifs de diversification de la capacité de production du Maroc, de renforcement de sa compétitivité, de création de recettes fiscales supplémentaires, tout en générant de nouvelles opportunités d’emplois ».

@ABanker

Écrit par
Kimberley Adams

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *