x
Close
African Banker

L’Afrique doit répondre d’une seule voix aux défis de l’action climatique

L’Afrique doit répondre d’une seule voix aux défis de l’action climatique
  • Publiémai 10, 2024

Un groupe de onze organisations a accueilli, les 7 et 8 mai à Johannesbourg, les principaux partenaires de l’écosystème climatique africain à la Table ronde africaine sur le climat, dans l’optique de la COP29.

 

Diverses grandes institutions panafricaines ont décidé de prendre à bras-le-corps les questions climatiques. Afreximbank, l’Initiative africaine d’adaptation (AAI), la Fondation africaine pour le renforcement des capacités, African Risk Capacity, l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, rejoints par l’Institut mondial pour la croissance verte, et par UN Habitat ainsi que le Programme alimentaire mondial des Nations unies.

Les différentes organisations ont promis diverses annonces et engagements. De tout cela, un livre blanc de la table ronde sera produit et envoyé aux négociateurs africains alors qu’ils se préparent pour la COP29, qui a été qualifiée de « COP financière ».

Une table ronde, organisée les 7 et 8 mai à Johannesbourg a abordé les principaux défis de l’action climatique en Afrique, notamment la sécurité alimentaire, l’accès au financement, l’adaptation, l’atténuation, la santé et le climat, ainsi que l’utilisation de la technologie et des systèmes d’alerte précoce afin d’améliorer l’état de préparation.

L’objectif de cette réunion est de promouvoir une position africaine commune sur diverses questions, en cherchant à stimuler la collaboration, l’innovation et la coordination des efforts entre les fournisseurs de services, les pays, les partenaires donateurs et les institutions financières.

L’événement a rassemblé des décideurs politiques, des chefs d’entreprise et des
chercheurs, dans le but d’explorer des technologies et des stratégies innovantes visant à donner un élan à l’action climatique tout en promouvant la durabilité.
Il a débouché sur diverses conclusions majeures.

Tout d’abord, il convient d’accélérer le financement de l’Afrique : les engagements financiers pris lors des conventions sur le climat doivent être honorés et les fonds climatiques existants doivent
être accessibles, disponibles et abordables. Il convient de redoubler d’efforts pour mobiliser davantage de fonds en faveur des mesures d’adaptation, ainsi que pour attirer les capitaux du secteur privé et tirer parti des ressources nationales.
Deuxièmement, vient la question des ressources climatiques et renforcement des capacités : L’Afrique dispose d’une abondance de ressources climatiques, mais n’a pas la capacité d’accéder aux fonds nécessaires à leur gestion et de les absorber.

Le renforcement du capital humain, l’amélioration de la collecte de données et la sensibilisation au niveau gouvernemental sont des domaines clés qui doivent être abordés de toute urgence.
Troisièmement, il convient de reconnaître le contexte local. Le financement de la lutte contre le changement climatique doit être axé sur la demande et tenir compte des connaissances et des préoccupations locales. Pour y parvenir, il est essentiel de s’engager avec les communautés, de tirer parti de l’expertise africaine et de maintenir ce point de vue dans les engagements avec les organisations internationales.


L’importance de la collecte de données

Quatrièmement, en matière d’unité et de collaboration, une approche plus régionale des stratégies climatiques et de la préparation des projets est nécessaire, ainsi qu’une meilleure collaboration entre les parties prenantes. Une approche régionale des contributions au niveau national pourrait être plus efficace pour distribuer les ressources, attirer les investissements, adapter les CDN (efforts de chaque pays au Objectifs de développement durable) aux besoins locaux et compenser les problèmes de capacité.
Cinquièmement, comment tirer parti de la technologie ? Celle-ci joue un rôle important dans des aspects tels que les systèmes d’alerte précoce, qui sont essentiels pour promouvoir la préparation, guider la réponse, sauver des vies et assurer une gestion efficace des catastrophes en aidant les gouvernements à prendre des décisions éclairées.

Clean hydrogen energy concept. Environment, eco friendly industry and alternative energy. Climate friendly energy solution in the future for net zero target. Reducing greenhouse gas emissions.

Sixièmement, il convient de faire entendre une africaine commune : avant la COP29 de novembre 2024, les principales demandes de l’Afrique doivent faire l’objet d’un accord afin de garantir une voix africaine coordonnée qui appellera à une meilleure collaboration, à une représentation plus forte dans les structures de prise de décision et à des réformes du processus de prise de décision.
Septièmement, les pays africains doivent améliorer la gestion et la disponibilité des données. On le sait, la disponibilité de données crédibles est essentielle pour éclairer des aspects tels que la recherche et le développement et la modélisation de scénarios.
Dans le même esprit, nous devons connaître l’impact du climat sur les menaces de maladies. Le monde doit reconnaître le lien entre le changement climatique et les foyers et épidémies si nous voulons développer des solutions solides et efficaces.
Huitièmement, les pays devront adopter une approche inclusive grâce à l’intégration de la dimension de genre. En effet, la réponse climatique ne doit laisser personne de côté. L’Afrique doit s’attaquer aux disparités entre les sexes qui font des femmes et des filles l’un des groupes démographiques les plus vulnérables au changement climatique.


@AB

Écrit par
Paule Fax

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *