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African Banker

L’AFC finance ses investissements

La Société financière africaine a levé quelque 160 millions de dollars sur les marchés. La société panafricaine finance des projets de développement durable partout sur le continent.

Par Kimberly Adams

La Société financière africaine (AFC) vient de boucler son premier « emprunt vert », l’émission portant sur 150 millions de francs suisses (161 millions de dollars).

L’approche de l’AFC en matière d’investissement combine une expertise industrielle spécialisée avec un accent sur le conseil financier et technique, la structuration de projets, ainsi que le développement de projets et le capital-risque.

La société, qui se présente comme le principal fournisseur de solutions d’infrastructure en Afrique, achève ainsi sa troisième émission obligataire libellée en francs suisses, dans le cadre d’un programme d’emprunts à moyen terme de 5 milliards $.

L’émission souligne l’engagement d’AFC en faveur des principes d’investissement durable et s’appuie également sur les initiatives de financement vert menées par cette société. AFC participe notamment au Global Innovation Lab for Climate Finance depuis 2015 ; elle est la première institution financière de développement africaine à obtenir l’accréditation du Green Climate Fund.

L’émission « réaffirme également l’engagement de la Société à défendre le développement durable en Afrique, tout en diversifiant ses sources de financement et en élargissant la gamme de produits et de solutions offerts aux clients », souligne un communiqué.

L’objectif consiste à améliorer considérablement le développement humain de l’Afrique, de réduire la pauvreté, d’accroître la création d’emplois, l’industrialisation et la résistance face au changement climatique.

Le revenu net de l’émission sera utilisé par AFC pour financer, refinancer ou investir dans des projets verts éligibles répondant aux critères d’éligibilité.

L’entreprise cite en exemple le parc éolien de Djibouti et le barrage hydroélectrique de Singrobo, en Côte d’Ivoire. Les projets verts éligibles sélectionnés peuvent être consultés dans le cadre des obligations vertes.

La réalisation accélérée de projets structurants

Commentant l’opération, Samaila Zubairu, PDG de l’AFC, fait observer : « Depuis le début des enregistrements des émissions de CO2, l’Afrique est responsable de moins de 0,01% de toutes les émissions mondiales. »

Pourtant, malgré ses contributions relativement faibles, « on s’attend à ce que les économies africaines soient fortement touchées en l’absence de mesures d’adaptation, les crises climatiques telles que les sécheresses et les cyclones étant devenant plus fréquents ces dernières années ».

Dans ce contexte, le succès de cette première obligation verte constitue « un autre exploit important dans notre stratégie visant à construire une coalition diversifiée d’investisseurs pour le développement durable de l’Afrique ».

Un accès accru au financement climatique devrait accélérer le développement et le financement des projets d’atténuation et d’adaptation au changement climatique nécessaires pour rendre l’Afrique plus résistante face à l’impact du changement climatique.

Évoquant l’aspect financier, Banji Fehintola, directeur principal de l’AFC, a précisé : « L’obligation renforcera les niveaux de liquidité déjà élevés de l’AFC tout en garantissant que la société continuera à se concentrer sur des projets ayant un impact social et environnemental. » 

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