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African Banker

L’accès à la microfinance au bout des doigts

Les réseaux de microfinance de six pays d’Afrique de l’Ouest lancent leur plateforme commune de transactions financières. Elle permettra à plus de 4,5 millions de clients de réaliser des opérations en temps réel, sans se rendre au guichet.

Par Paule Fax

La digitalisation des services financiers se poursuit, en Afrique de l’Ouest. La Confédération sous régionale des institutions financières (CIF-AO) a rendu opérationnel le logiciel intégré SAB-AT. Dans un premier temps, une phase pilote sera menée au Burkina Faso, avant de s’étendre à l’ensemble du réseau CIF, au Sénégal, au Togo, au Bénin, au Mali, à partir de 2021. Elle touchera bientôt 4,5 millions de membres en Afrique de l’Ouest.

Le logiciel intégré va rendre possibles les transactions 24 heures sur 24, pour l’ensemble des faîtières membres du réseau de la CIF. Il permettra une réduction du délai d’attente aux guichets, et donnera la possibilité d’effectuer des transactions via un simple smartphone. Ce, dès que l’interconnexion sera établie.

« J’encourage les structures dirigeantes et de supervision à s’engager davantage dans l’amélioration continue des performances, afin de contribuer significativement au bien-être de nos membres », a déclaré le président du conseil d’administration de la CIF, évoquant le ralentissement actuel.

Au Burkina Faso, le logiciel est testé depuis la mi-août. Ses 200 points de vente sont désormais tous reliés au nouveau logiciel. Azaratou Sondo Nignan est directrice générale du Réseau des Caisses populaires. Elle constate la rapidité des transactions, ainsi que la possibilité d’opérer partout sans être obligé de revenir à sa caisse de base. Progressivement, promet-elle, le traitement des crédits sera automatisé et les clients pourront eux-mêmes bâtir leur dossier.

Les représentants des autres pays, réunis lors de l’assemblée générale ordinaire de la CIF, le 9 octobre, ont fait part de leur satisfaction devant les premiers résultats du logiciel SAB-AT. Lequel permet de relever le défi de la connectivité et de l’adaptation des produits et services financiers, en Afrique de l’Ouest. Le projet a coûté environ 10 milliards de F.CFA sur fonds propres des membres.

Le président du conseil d’administration de la CIF-AO, Mamadou Moustapha Niang, précise : « Nous mettons en place un système de financement et d’épargne, mais aussi un système de résilience sociale. » Ajoutant : « C’est ce qu’il faut aux économies africaines trop exposées aux risques et catastrophes naturelles. »

Une année 2019 satisfaisante, mais…

Il a ajouté que ces innovations sont également en phase avec les exigences d’aujourd’hui. « Le monde change aujourd’hui. Et quand vous n’êtes pas capables de vous transformer et de vous adapter, vous allez disparaître. »

D’autre part, le directeur général de la CIF, Mathieu Soglonou, a fait part d’un bilan « satisfaisant » de la Confédération pour l’année 2019, en juger par l’accroissement des chiffres clés.

En effet, la CIF pèse plus de 4,5 millions de membres. L’encours crédit a atteint 327,840 milliards de F.CFA (500 millions d’euros), soit une hausse de 5,5% par rapport à 2018.

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