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African Banker

La croissance du continent reste solide

Une « bonne nouvelle » dans l’éducation 

Pour maintenir le chômage à son niveau actuel, l’Afrique devra ainsi créer 12 millions d’emplois par an, anticipent les experts: « compte tenu des prévisions de perturbations sur les marchés de l’emploi en raison de l’évolution rapide des technologies, il est urgent que les pays s’attaquent aux principaux goulots d’étranglement qui freinent la création de capital humain. » 

 

« Le chômage des jeunes doit être une priorité absolue. Avec 12 millions de diplômés qui arrivent sur le marché du travail chaque année et seulement 3 millions d’entre eux qui en obtiennent un, la montagne du chômage des jeunes grossit chaque année ». – Akinwumi Adesina, président de la BAD. 

Aussi, le chômage des jeunes doit-il être « une priorité absolue »Avec 12 millions de diplômés qui arrivent sur le marché du travail chaque année et seulement 3 millions d’entre eux qui obtiennent un emploi, « la montagne du chômage des jeunes grossit chaque année », regrette Akinwumi Adesina« Regardons la vie réelle au-delà des statistiques. Entendons leur voix, ressentons leurs aspirations ! » 

Le président de la BAD souligne néanmoins, en introduction du rapport, « une bonne nouvelle » : en améliorant l’efficience des dépenses d’éducation – qui s’élève aujourdhui à 58 % pour l’enseignement primaire – « les pays africains pourraient presque atteindre la scolarisation primaire universelle sans la moindre augmentation des dépenses ». 

Tandis que de nombreux pays affichent de solides indicateurs de croissance, quelques-uns d’entre eux enregistrent aussi des baisses importantes de l’extrême pauvreté et des inégalités, bien qu’elles restent plus élevées que dans les autres régions du monde. 

Pour l’essentiel, une croissance inclusive – consommation moyenne en hausse plus rapide pour les pauvres et des inégalités moins grandes entre les différents segments de la population – ne s’est produite que dans 18 des 48 pays d’Afrique pour lesquels des données sont disponibles. 

« Alors que nous entamons une nouvelle décennie, la BAD se tourne vers ses citoyens. L’Afrique est dotée de ressources, mais son avenir réside dans sa population »commente Hanan Morsy, directrice du département des Politiques macroéconomiques, des prévisions et de la recherche de la BAD

« L’éducation est le principal facteur d’égalité. Ce n’est qu’en développant notre main-d’œuvre que nous pourrons commencer à réduire la pauvreté, à combler les disparités salariales et à adopter de nouvelles technologies pour créer des emplois dans les secteurs de la connaissance. » 

Réagissant à la publication du rapport de la BAD, l’ancienne présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, félicite la Banque pour avoir su conserver la confiance des peuples du continent « … parce que nous vous faisons confiance. C’est aussi simple que cela. Une confiance pour partager notre vision et pour comprendre nos limites ».

Elle conclut, faisant référence aux économies africaines qui connaissent la plus forte croissance : « Il y a des stars parmi nous… et nous voulons les applaudir. Nous voulons en voir plus, en particulier pour des pays comme le mien, qui ont été laissés pour compte, afin que davantage puisse être fait pour leur apporter le soutien dont ils ont besoin ». 

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