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African Banker

La croissance du continent reste solide

La croissance économique de l’Afrique est restée stable à 3,4% en 2019, malgré les chocs extérieurs, et elle pourrait atteindre 3,9 % en 2020 et 4,1 % en 2021, selon la Banque africaine de développement, qui émet de nouvelles recommandations. 

Par Laurent Soucaille 

Les tendances restent favorables et l’Afrique se montre plutôt résiliente aux chocs, selon le rapport « Perspectives économiques en Afrique 2020 » publié par la BAD (Banque africaine de développement). 

Pour la première fois en dix ans, les dépenses d’investissement, plutôt que celles consacrées à la consommation, représentent plus de la moitié du taux de croissance du PIB. 

Certes, la croissance économique du continent, maintenue à 3,4% en 2019 est un peu plus faible que prévu, selon les dernières estimations de la Banque ; représentant 55% des « points de croissance », les cinq  grandes économies que sont l’Algérie, l’Égypte, le Maroc, le Nigeria et l’Afrique du Sud, ont, l’an passé, enregistré des fortunes diverses. Leur croissance combinée représentait 3,1 %, contre 4,0 % pour le reste des pays africains. 

En 2019, pour la première fois en dix ans, les dépenses d’investissement, plutôt que celles consacrées à la consommation, ont représenté plus de la moitié de la croissance du PIB continental.

Si elle se confirme, cette évolution contribuera, de manière structurelle, « à soutenir l’économie et à accélérer la croissance de l’Afrique, tout en augmentant la base productive actuelle et future du continent et en améliorant la productivité de la main-d’œuvre », souligne la BAD. 

De façon générale, les prévisions montrent que les bases fondamentales favorables à la croissance du continent s’améliorent ; ses éléments moteurs s’orientent vers les investissements et les exportations nettes et se détournent de la consommation individuelle. 

L’Afrique de l’Est demeure la région à la croissance la plus rapide, avec une croissance moyenne estimée à 5,0 % en 2019 ; l’Afrique du Nord suit, avec 4,1 %, tandis que la croissance de l’Afrique de l’Ouest atteint 3,7 % en 2019, contre 3,4 % l’année précédente. 

L’Afrique centrale a connu une croissance de 3,2 % en 2019, contre 2,7 % en 2018, tandis que la croissance de l’Afrique australe a ralenti sur la même période, passant de 1,2 % à 0,7 %, en raison des cyclones dévastateurs Idai et Kenneth.  

L’Afrique doit investir davantage 

Le rapport de la BAD a pour thème « Former la main-d’œuvre africaine de demain » ; l’institution appelle à une action urgente pour assurer le développement du capital humain dans les pays d’Afrique où, en matière de quantité et de qualité, celui-ci est beaucoup plus faible qu’ailleurs. 

Le rapport fait état également du « besoin urgent » de renforcement des capacités et apporte plusieurs recommandations en matière de politiques, notamment en demandant davantage d’investissements de la part des États dans l’éducation et les infrastructures pour maximiser les bénéfices à long terme de la croissance du PIB.

L’une des autres exigences fondamentales demandée par la BAD est le développement d’une main-d’œuvre capable de répondre à la demande pour faire face aux besoins de l’industrie. 

« L’Afrique doit développer les compétences dans les technologies de l’information et de la communication ainsi que dans les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques. La quatrième révolution industrielle imposera des exigences de plus en plus grandes aux systèmes d’éducation qui forment des diplômés possédant ce type de compétences », note le rapport. 

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