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African Banker

Ayeyemi parle de la banque numérique

Nouvelle frontière

Ainsi, l’agence va de plus en plus jouer un rôle de centre de conseil. Sous condition d’approbation par les organismes de réglementation, nous avons conclu un accord avec des compagnies d’assurances qui souhaitent utiliser notre réseau pour servir leurs clients.

Les paiements transfrontaliers constituent la nouvelle frontière, là où des technologies novatrices remettent en cause les modèles commerciaux en place. Avec son service Rapidtransfer, Ecobank facilite déjà les paiements ultrarapides entre les 33 pays d’Afrique où la banque est présente, versant les fonds par voie électronique sur des comptes bancaires ou des porte-monnaie mobiles.

Bien qu’il existe de nombreux services de transfert d’argent en Afrique, notamment Western Union et Moneygram, les possibilités d’expansion sont importantes, les transferts d’argent intra-africains étant estimés à 12 milliards $ par an.

La diaspora africaine paie, en frais, près du double de la moyenne mondiale pour envoyer de l’argent sur le continent, ce qui se traduit par une perte d’environ 2 milliards $ par an pour l’Afrique – des fonds qui pourraient être investis dans le Développement.

La numérisation de la chaîne de valeur – de l’émetteur au bénéficiaire –, permettra de réduire ces coûts de transaction, ainsi que de limiter les risques liés à la sécurité et au manque d’informations sur le client. Les applis de transfert d’argent sans frais, où les opérateurs tirent leur rémunération de la transaction de change, sont la voie de l’avenir pour les transferts d’argent à destination de l’Afrique.

Les entreprises locales et de petite taille constituent des moteurs importants de la croissance en Afrique, représentant environ un tiers du PIB du continent et employant plus de la moitié de la main-d’oeuvre.

Plus de moyens pour les entrepreneurs

Grâce au lancement des services bancaires mobiles, des millions de micro-entrepreneurs, sans accès au crédit jusqu’alors, peuvent à présent générer un historique de leurs transactions, emprunter de l’argent et rembourser via leur téléphone mobile. La notation de crédit et les systèmes de gestion du risque électroniques vont permettre aux banques de prendre des décisions mieux fondées, de minimiser les risques et d’octroyer davantage de crédits aux PME.

Dans le cadre de notre mission d’accorder davantage de moyens aux entreprises africaines, nous tenons à offrir aux PME un service client novateur. Ecobank Masterpass QR, nouveau système de paiement électronique qui donne aux clients la possibilité de payer à l’aide de leur téléphone mobile, en est un excellent exemple. Plus de 40 000 commerçants se sont inscrits ces quatre derniers mois, Masterpass étant pour eux une solution plus économique que les terminaux de paiement électronique classiques.

Nous exerçons nos activités dans un continent où les femmes jouent un rôle économique plus important que n’importe où ailleurs dans le monde. Les femmes africaines ont besoin d’accéder à un fonds de roulement pour améliorer leur flux de trésorerie et financer des investissements dans de nouveaux équipements et des technologies. C’est pourquoi nous valorisons particulièrement ce segment de clientèle et nous tenons à faire en sorte que les femmes aient le même accès aux services financiers que les hommes.

La situation est la même pour les jeunes : le nombre de jeunes Africains de moins de 25 ans devrait quasiment doubler d’ici à 2050 pour atteindre plus de 450 millions de personnes. Ces jeunes ont l’esprit d’entreprise, maîtrisent bien les outils numériques et sont assez réticents à se rendre dans les agences bancaires.

Avec la hausse probable du taux de chômage dans cette frange de la population, les jeunes se tourneront de plus en plus vers la création d’entreprise pour réaliser leurs ambitions, générant une demande importante en matière de crédits PME et de prêts à la consommation par le biais des canaux numériques.

Dans le secteur des services aux grandes entreprises, les banques africaines investissent dans l’amélioration des systèmes de gestion de trésorerie, créent des plateformes électroniques, modernisent le traitement automatisé et simplifient la connectivité banque-entreprise.

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