x
Close
African Banker

La Banque islamique de développement se penche sur Djibouti

La Banque islamique de développement se penche sur Djibouti
  • Publiéjanvier 30, 2024

La Société islamique de financement du commerce signe un contrat Mourabaha de 90 millions de dollars en faveur de la République de Djibouti, axé sur l’Énergie.

 

 

L’ITFC, (Société islamique de financement du Commerce (ITFC) a signé un accord-cadre Mourabaha de 90 millions de dollars en faveur de la République de Djibouti, avec la Société Internationale des Hydrocarbures de Djibouti (SIHD) comme agence d’exécution.

La signature a été effectuée entre Ilyas Moussa Dawaleh, ministre de l’Économie et des finances, en charge de l’Industrie, et Hani Salem Sonbol (photo ci-dessus), directeur général de l’ITFC, membre du Groupe de la BID (Banque islamique de développement). La transaction vise à soutenir le mandat de la SIHD, qui est d’assurer l’approvisionnement en énergie à travers l’importation de produits pétroliers. Ceux-ci sont essentiels pour la production d’électricité et pour stimuler tous les secteurs de l’économie. Cette initiative favorise le commerce intra-OCI (Organisation de la coopération islamique), puisque les produits pétroliers proviendront principalement d’autres pays membres de l’OCI.

« L’avenir de la sécurité alimentaire à Djibouti repose sur la nécessité d’accroître l’efficacité de son secteur agroalimentaire. »

Cette approche reflète l’engagement de l’ITFC à stimuler l’économie de Djibouti, en commençant par le secteur de l’énergie et en étendant son impact positif à des domaines essentiels tels que les services, l’industrie manufacturière et l’agriculture. Et rejoint l’engagement de l’institution dans la réalisation de l’ODD 7 des Nations unies, « Énergie pour tous ».

S’exprimant sur la signature de l’accord, Hani Salem Sonbol, a déclaré : « Ce financement aura un impact positif sur le niveau de développement humain et économique, et devrait renforcer la coopération stratégique entre l’ITFC et Djibouti dans le secteur de l’énergie. »

Au fil des années, l’ITFC et la République de Djibouti ont entretenu « de très bonnes relations », précise un communiqué, avec un total de 1,6 milliard $ approuvé par l’ITFC en faveur du pays, avec 33 opérations ciblant les secteurs de l’énergie et de la santé. La signature de cet accord-cadre Mourabaha est également en ligne avec l’accord-cadre triennal de coopération de 600 millions $ signé en mai 2023 entre l’ITFC et Djibouti.

 

Croissance inclusive

Par ailleurs, les membres du gouvernement djiboutien, en tête desquels se trouvait le ministre Ilyas Moussa Dawaleh, se sont réunis récemment les responsables de la Banque mondiale pour une réunion consacrée à la revue de la gestion du portefeuille de l’institution dans le pays. Récemment, la BM avait approuvé un financement de 130 millions $ destiné à une série de projets régionaux d’intégration numérique de l’Afrique de l’Est. Il vise notamment à doter les communautés de Djibouti et d’Ethiopie, y compris les zones frontalières, les réfugiés et les communautés d’accueil, d’une connectivité à large bande.

Un total de 22 projets pilotés par la BM sont en cours à Djibouti, soit un investissement cumulé de 458 millions $. Dans un élan de collaboration, les parties prenantes ont réaffirmé leur engagement commun à identifier les obstacles – et à les surmonter – et à promouvoir le développement, apprend-on.

Via l’Association internationale de développement (IDA), la Banque mondiale avait décidé, mi-décembre, un prêt d’un montant de 15 millions $ destiné à améliorer la compétitivité et la résilience de certains segments du secteur agroalimentaire à Djibouti.

Ce financement concerne le projet de développement des chaînes de valeur agroalimentaires de Djibouti qui cible 1 500 investisseurs, dont 30 % sont des femmes. Il ambitionne ainsi de contribuer au développement du secteur agroalimentaire tout au long de la chaîne de valeur, du producteur au consommateur, explique la BM dans un communiqué.

Il s’appuiera pour cela sur un programme d’amélioration des infrastructures rurales prévoyant la construction de puits, des opérations de défrichage et la construction de routes d’accès.

Ce projet accompagnera les investisseurs en les aidant à formuler et à mettre en œuvre des plans de développement, en contribuant à leur dotation en capital et en facilitant leur accès au financement commercial.

Fatou Fall« Le projet reflète notre soutien à Djibouti en faveur d’une croissance inclusive tirée par le secteur privé, la création d’emplois et le développement du capital humain », se félicite la représentante résidente de la Banque mondiale à Djibouti, Fatou Fall (photo ci-contre).

De son côté, le ministre Ilyas Moussa Dawaleh considère que l’« avenir de la sécurité alimentaire à Djibouti repose sur la nécessité d’accroître l’efficacité de son secteur agroalimentaire ». Raison pour laquelle Djibouti explore « de nouvelles approches » et « exploite le potentiel des nouvelles technologies » pour promouvoir une agriculture intelligente.

@AB

Écrit par
Kimberley Adams

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *