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African Banker

La BAD presse les réformes en Afrique centrale

Le niveau de sous-emploi reste élevé, en dépit des engagements politiques et des engagements financiers pris par les différents États, pointe la BAD.

En dépit de ces contraintes, la région ne manque pas d’atouts qui pourraient être convertis en opportunités de développement. À savoir une population très jeune, ainsi qu’une position géographique au cœur de l’Afrique « pouvant servir de carrefour logistique à l’ensemble du continent ».

L’insuffisance, le mauvais état et le manque d’infrastructures pour soutenir l’activité de production constituent un frein à la transformation structurelle. Sur ce point, « le partenariat public privé devrait être envisagé, étant donné la faiblesse des ressources publiques face à l’immensité des besoins », juge la BAD.

Les économistes relèvent aussi les immenses terres agricoles et des forêts tropicales « susceptibles de transformer la région en un grenier et une scierie pour le continent ». Tandis que le réseau hydrographique exceptionnel peut offrir de l’hydroélectricité à toute l’Afrique. Sans oublier les industries extractives, bien entendu, « mais dont le potentiel de développement des chaînes de valeur au niveau local n’a pas encore été suffisamment exploré ».

Développer le capital humain

C’est pourquoi la BAD recommande une réforme des systèmes éducatifs, par exemple en privilégiant les sciences et les cursus techniques, afin de rendre la professionnalisation plus effective. Tandis qu’un renforcement des systèmes nationaux de santé et de protection sociale permettrait de garder un capital humain toujours productif et des entreprises compétitives.

Les pays ne doivent pas oublier des mesures en faveur de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes. « Toutes ces mesures doivent s’intégrer dans un cadre plus global visant l’amélioration de l’accès au financement, à l’énergie, et le développement des infrastructures. »

Martine Mabiala, gouverneur suppléant de la Banque pour le Gabon, conseiller technique au ministère gabonais de l’Économie et des finances, réagit au rapport de la BAF. Elle exhorte la Banque à « réinvestir » davantage dans l’éducation et la santé afin d’aider les pays à développer leur capital humain.

Enfin, Daniel Ona Ondo, président de la Cemac (Communauté économique des États d’Afrique centrale considère que les pays d’Afrique centrale font face à trois chocs : sanitaire, lié au coronavirus, sécuritaire lié à la piraterie dans le Bassin du Congo et économique, lié à la baisse des revenus des matières premières.

Il plaide pour la prise en compte de tous les pays dans les appuis et initiatives engagés par les partenaires techniques et financiers. « C’est une situation exceptionnelle, la crise touche tous les pays et il n’est pas bon d’exclure les pays à revenus intermédiaires. Il faut prendre tous les pays en compte pour leur permettre d’organiser la relance économique. »

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