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La BAD conforte sa présence en Afrique centrale

La BAD conforte sa présence en Afrique centrale
  • Publiéavril 18, 2024

Comme elle en avait pris l’engagement en 2019, la Banque africaine de développement ouvre un bureau régional en Afrique centrale, afin de renforcer sa présence sur le terrain.

 

La BAD (Banque africaine de développement) a inauguré, le 12 avril 2024, son bureau pour l’Afrique centrale, à Yaoundé. L’occasion de prendre l’engagement de renforcer sa présence sur le terrain et de rappeler les chantiers en cours.

Le bureau régional « permettra à la BAD de se rapprocher des réalités de notre sous-région et d’apporter plus que par le passé un accompagnement particularisé en adéquation avec les attentes de nos populations », a considéré, lors de la cérémonie d’inauguration, le Premier ministre du Cameroun, Joseph Dion Ngute.

Les opérations régionales ou multinationales en cours d’exécution en Afrique centrale visent à renforcer l’intégration régionale à travers, notamment, la mise en œuvre des priorités stratégiques et opérationnelles des principales organisations d’intégration.

Partenaire des sept pays de la sous-région (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, RD Congo et Tchad), la BAD se dote, avec ce bureau, « d’un outil et de moyens supplémentaires pour renforcer notamment les politiques et stratégies de développement, asseoir une gestion proactive et une amélioration continue de la performance du portefeuille, améliorer la coordination et l’harmonisation de l’aide, tout en améliorant la visibilité de son action dans la région », résume un communiqué.

Sentiment complété par la vice-présidente du Groupe de la BAD, Marie-Laure Akin-Olugbade « Au-delà du dialogue avec les autorités nationales, l’ouverture de ce bureau régional permet de renforcer le dialogue avec les communautés économiques régionales, et les différents partenaires au développement. Elle permet également d’accélérer la mise en œuvre de nos opérations d’intégration régionale en Afrique centrale, et de promouvoir, dans le même esprit, le développement des affaires avec le secteur privé, qui, je dois le dire, a été jusqu’ici un défi, mais qui nous tient à cœur, notamment en tant qu’élément clé d’une croissance et d’un développement inclusifs et accélérés. » De plus, les dirigeants de la BAD estiment que « le bureau régional et ses ressources appropriées peuvent et doivent également changer la donne en matière de promotion du développement du secteur privé ».

Les pays d’Afrique centrale ont joué un rôle important dans l’histoire de la BAD : la plupart étaient présents en août 1963 à Khartoum, au Soudan, lorsque les pays africains nouvellement indépendants se sont réunis pour discuter de la création d’une première institution financière pour les Africains et par les Africains. Ces pays ont signé l’accord portant création de la banque en 1964, et ont souscrit à son capital social, pour lui permettre de démarrer ses opérations en 1967.

 

Des projets transformateurs

L'immeuble qui abrite les bureaux de la BAD à Yaoundé.
L’immeuble qui abrite les bureaux de la BAD à Yaoundé.

La première opération approuvée par la BAD pour le Cameroun, pays du siège régional, est le financement de l’aéroport de Douala le 22 novembre 1972 pour 4 millions de dollars.

Ce bureau fait partie des six bureaux régionaux de la Banque, y compris celui d’Asie, le seul situé hors du continent. Dans l’esprit du président Akinwumi Adesina, moteur du nouveau « Modèle de développement et de prestation de services » de la BAD, adopté en 2016, « cette réforme majeure procède de la volonté de la BAD de renforcer sa présence sur le terrain pour une meilleure efficacité opérationnelle et une proximité avec les autorités et les autres parties prenantes, avec pour finalité, un impact réel du développement sur les populations aussi bien de la région Afrique centrale que du Cameroun », considère Marie-Laure Akin-Olugbade.

 « Dans un contexte marqué par la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, nous saluons à sa juste valeur, l’accompagnement de la BAD aux projets intégrateurs de la sous-région d’Afrique centrale qui devient progressivement un espace économique intégré, solidaire et résilient face aux chocs exogènes », a déclaré le Premier ministre.

Citant plusieurs projets mis en œuvre par la BAD au Cameroun, Joseph Dion Ngute s’est félicité de l’engagement de la BAD qui a toujours accompagné le Cameroun dans la réalisation des grands projets transformateurs dans le domaine des infrastructures de transport et sociales, de l’énergie et dans la réalisation de plusieurs programmes de réformes.

 

Des opérations chiffrées

La collaboration repose sur deux piliers : renforcer les infrastructures régionales (énergie, transport et nouvelles technologies) et soutenir les reformes pour le développement du commerce intrarégional et renforcer les capacités institutionnelles des communautés économiques régionales.

La vice-présidente du Groupe de la BAD chargée du Développement régional, de l’Intégration régionale et de la Prestation de services, Marie-Laure Akin-Olugbade, le directeur général du bureau régional de la BAD pour l’Afrique centrale, Serge N’Guessan, le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute et le ministre camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Administration du territoire, Alassane Alamine Mey, le 12 avril 2024.
La vice-présidente du Groupe de la BAD chargée du Développement régional, de l’Intégration régionale et de la Prestation de services, Marie-Laure Akin-Olugbade, le directeur général du bureau régional de la BAD pour l’Afrique centrale, Serge N’Guessan, le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute et le ministre camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Administration du territoire, Alassane Alamine Mey, le 12 avril 2024.

 

Entre 2019 et 2024, la Banque a approuvé vingt opérations régionales totalisant 824,41 millions $ pour l’Afrique centrale.

Actuellement le portefeuille actif des opérations de la BAD en Afrique centrale compte 121 opérations pour un financement de 6 milliards $. Depuis sa création à ce jour, la BAD a approuvé en faveur des sept pays de l’Afrique centrale environ 600 opérations, d’une valeur totale de 18 milliards $. Soient 153 opérations pour la RD Congo (6,3 milliards $), 120 opérations pour le Cameroun (4,9 milliards $), 109 opérations pour le Tchad, 1,2 milliard $), 74 opérations pour la Centrafrique, 63 pour le Gabon, 46 pour le Congo, 31 pour la Guinée équatoriale.

@ABanker 

Écrit par
Kimberley Adams

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