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Finance

Yaoundé accueille un centre d’éducation aux cryptomonnaies

Yaoundé accueille un centre d’éducation aux cryptomonnaies
  • PubliéAugust 25, 2022

Malgré – ou en raison – des critiques adressées à son modèle en Afrique, la plateforme Binance crée un centre régional de formation aux cryptomonnaies, au Cameroun. La structure, bien réelle, permettra de suivre les nouveautés de cet univers virtuel.

 

Binance se présente comme étant le premier écosystème Blockchain et fournisseur d’infrastructures de crypto-actifs au monde. La société vient de créer un hub d’éducation crypto à Yaoundé, au Cameroun, en collaboration avec Inoni Tech, un hub technologique à but non lucratif fournissant des ressources et des formations aux jeunes à travers l’Afrique francophone.

Selon les partenaires, il s’agit d’un centre crypto unique en son genre, qui sera un lieu de formation pour des sessions d’éducation « en personne » sur la Blockchain. Par ce centre, Binance fournira aux amateurs de crypto-actifs davantage de ressources pour prospérer au sein de l’écosystème et favoriser les connexions hors ligne.

La plateforme lance des avertissements à ses utilisateurs afin de les prévenir des risques ; elle fait la chasse aux escrocs qui proposent des transactions à des prix anormalement bas. Ce, tout en se revendiquant de « la liberté financière ».

Situé à Bastos, le centre permettra « une utilisation plus fluide, plus sûre et plus pratique pour les adeptes des cryptomonnaies et les débutants en crypto », revendique la plateforme. Grâce à des événements réguliers, en présentiel, le centre sera le point focal de la communauté en ce qui concerne l’éducation Blockchain, les dernières nouvelles cryptos et les formations.

Depuis le lancement de la série de cours Binance Masterclass, Binance a sensibilisé plus de 600 000 Africains aux crypto-actifs, certains en présentiel, d’autres par des cours en ligne. Le lancement du crypto hub permet d’aller plus loin dans les efforts de formation, en renforçant la confiance et en créant des liens.

« Les Africains continuent d’interagir avec la crypto de multiples façons, établissant certains des cas d’utilisation les plus importants et des opportunités pour une plus grande inclusion financière », explique Carine Dikambi, responsable de l’Afrique francophone chez Binance.

« Nous voyons une approche plus sur le terrain comme une étape essentielle pour démystifier les concepts, favoriser la bonne compréhension des nombreuses opportunités que l’éducation, le web3.0, et l’écosystème blockchain peuvent apporter au Cameroun et, en fin de compte, à l’Afrique francophone. »

 

Rassurer les opérateurs face aux risques

En apportant davantage d’expérience aux utilisateurs, sans passer par les réseaux virtuels, Binance se rapproche de son objectif d’améliorer la culture et l’adoption de la crypto en Afrique. En outre, considère la plateforme, les sessions régulières de formation aux compétences contribueront à créer de nouvelles opportunités d’emploi pour les Camerounais : beaucoup d’entre eux étant en mesure d’acquérir de nouvelles compétences afin de rester employables à l’échelle mondiale. 

Binance poursuit ainsi son offensive en Afrique centrale, où la société de cryptomonnaies a pourtant rencontré quelques difficultés, ces derniers mois. Les utilisateurs de la plateforme n’ont pas échappé à la tempête sur le bitcoin et autres monnaies virtuelles. La société du Delaware (États-Unis), qui joue en Afrique avec l’absence de réglementation claire dans les pays, a été accusée d’avoir fermé des comptes déficitaires sans préavis et de ne pas avoir de raison sociale clairement identifiée sur le continent.

La plateforme n’en rencontre pas moins un certain succès. Elle permet des échanges sécurisés dans diverses cryptomonnaies. Depuis cette semaine, par exemple, elle permet d’échanger des crypto-monnaies en francs congolais, et inversement.

Face aux critiques, la société répond formation et sécurité. Son modèle part du constat que l’échange de cryptos est d’autant plus risqué s’il n’y a pas de tiers pour organiser la transaction au nom des utilisateurs.

Sur la plateforme, Binance met en œuvre plusieurs stratégies de protection des utilisateurs. L’une d’elles est le compte de séquestre P2P qui garantit que les acheteurs et les vendeurs sont protégés contre les victimes de fraude ou de vol. Le séquestre le fait de deux manières : il aide les acheteurs à faire appel si la contrepartie ne libère pas la cryptomonnaie après le paiement. De plus, les vendeurs sont protégés en conservant la crypto dans un dépôt temporaire au sein du service séquestre jusqu’à ce que le paiement de la contrepartie ait été vérifié. La crypto-monnaie n’est restituée au vendeur que si le paiement n’est pas vérifié dans un délai spécifié.

Des règles et directives ont été définies dès le départ pour protéger les utilisateurs de Binance et les empêcher de perdre des fonds, promet la société. La plateforme lance des avertissements à ses utilisateurs afin de les prévenir des risques ; elle fait la chasse aux escrocs qui proposent des transactions à des prix anormalement bas. Ce, tout en se revendiquant de « la liberté financière ». Binance n’hésite pas, néanmoins, à fermer les comptes de ceux qui ne respectent pas les règles. L’investissement en cryptomonnaies reste une activité très risquée.

@ABanker

 

Écrit par
Aude Darc

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