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Finance

La BAD émet de nouvelles obligations sociales

La BAD émet de nouvelles obligations sociales
  • PubliéSeptember 12, 2022

Succès pour l’émission obligataire de la Banque africaine de développement, qui lève 1,25 milliard d’euros sur les marchés, à des conditions attractives en cette période de hausse des taux d’intérêt. Il s’agit de la deuxième émission de ce type pour la BAD cette année.

 

Le mercredi 7 septembre 2022, la BAD (Banque africaine de développement) a lancé et fixé le prix d’une nouvelle transaction Global Benchmark de 1,25 milliard d’euros à sept ans, sous forme d’obligation sociale. Il s’agit du deuxième emprunt en « obligations sociales » effectué par la BAD cette année. Arrivant à échéance le 14 septembre 2022, cette nouvelle obligation offre un coupon de 2,250 % et un rendement de 2,310 %.

L’opération n’avait aucune raison de rencontrer des difficultés, pour un établissement noté « triple A » par les grandes agences de notation, Moody’s, S&P, Fitch, Japan Credit Rating, etc.

Cette nouvelle transaction en euros à sept ans est donc la deuxième émission de référence mondiale en euros de la BAD en 2022, après celle de 1 milliard d’euros à cinq ans émise en mars, ce qui permet d’étendre la courbe des échéances de la banque en euros. En outre, cette nouvelle ligne apporte un nouveau point de référence liquide et en circulation dans la partie sept ans de la courbe en euros de la BAD, rafraîchissant une maturité de référence clé, que la BAD a inscrite pour la dernière fois en 2017.

Le carnet d’ordres de haut niveau a été principalement alloué aux banques (40,2%) et aux banques centrales et institutions officielles (30%), tandis que les gestionnaires d’actifs, assurances et fonds de pension (29,8%) ont complété le reste des allocations.

En émettant des obligations sociales pour financer le développement social et économique dans ses pays membres régionaux, « la banque fait avancer sa mission et sa stratégie », juge la BAD dans un communiqué. À savoir stimuler le développement économique durable et le progrès social en Afrique. De plus, la banque capitalise sur ses « solides antécédents » de financement de projets à fort impact social sur le continent. Les projets éligibles qui seront financés par le produit de cette nouvelle obligation sociale libellée en euros devraient conduire à la réduction de la pauvreté et à la création d’emplois, ainsi qu’à une croissance inclusive sans distinction d’âge, de sexe ou de géographie, améliorant ainsi la qualité de vie des populations africaines.

Le mandat de la BAD pour une nouvelle obligation mondiale de référence libellée en euros à 7 ans a été annoncé le mardi 6 septembre 2022, à 13 heures, heure de Londres, l’émetteur saisissant la dernière fenêtre de compensation disponible sur le marché de l’euro avant la réunion de septembre de la Banque centrale européenne. La BCE a décidé une hausse de 0,75 point de ses taux directeurs, renchérissant ainsi le coût du crédit.

 

Un carnet d’ordres vite garni

Techniquement, l’ouverture officielle des livres a eu lieu le mercredi 7 septembre 2022, à 8h00, heure de Londres, et les premières estimations de prix ont été publiées. La demande des investisseurs a été robuste dès le départ, relate la communication financière de la BAD ; le carnet d’ordres dépassait 1,8 milliard d’euros à 9 h 35, ce qui a conforté la BAD dans sa décision de proposer des taux plus faibles, les livres devant être ouverts à 10 h 30.

L’intérêt des investisseurs a continué de croître, le livre d’ordres clôturant à plus de 2,3 milliards d’euros avec 71 investisseurs participant à l’offre, tandis que la qualité du livre d’ordres soutenait fermement le lancement d’une transaction de 1,25 milliard d’euros. Soulignons qu’à 2,3 milliards d’euros, le montant du carnet d’ordres représente le plus grand niveau enregistré par la BAD pour une transaction de référence en euros.

Peu après, à 14 h 10, heure de Londres, le prix de la transaction a été officiellement fixé à 3 points de base au-dessus du « benchmark », ce qui équivaut à un rendement de 2,310 % et à un écart de 96,4 points de base par rapport à l’obligation de référence.

La répartition géographique met en évidence une base d’investisseurs diversifiée, la majorité du portefeuille provenant d’Europe (56,7%), suivie par le Royaume-Uni (22,6%), l’Asie (12,1%), les Amériques (8,2%) et l’Afrique (0,4%).

En termes de type d’investisseur, le carnet d’ordres de haut niveau été principalement alloué aux banques (40,2%) et aux banques centrales et institutions officielles (30%), tandis que les gestionnaires d’actifs, assurances et fonds de pension (29,8%) ont complété le reste des allocations.

@ABanker

Écrit par
Kimberley Adams

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