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African Banker

AFC concilie infrastructures et bénéfices

Africa Finance Corporation, le principal fournisseur de solutions d’infrastructure en Afrique, a enregistré une performance record, en 2021. La société se félicite de ses investissements « à fort impact » et de son « solide profil de crédit ».

 

Par Aude Darc

La pandémie et les vents contraires liés aux matières premières ont eu un impact sur l’environnement des affaires, l’an dernier. Pourtant, dans ce contexte, l’Africa Finance Corporation (AFC) a vu ses bénéfices annuels augmenter de 26,6 %, à 209,7 millions de dollars. Pour la première fois depuis sa création, quinze ans plus tôt, les bénéfices ont passé la barre des 200 millions $. Le total des actifs a augmenté de 16,3 % pour atteindre, là aussi, un record, 8,56 milliards $.

La société explique, pour partie, cette augmentation spectaculaire aux investissements dans des actifs à fort impact dans des secteurs clefs, à travers l’Afrique. AFC s’appuie sur sa cote de solvabilité et sa réputation de qualité pour mobiliser des financements sur les marchés internationaux afin d’aider à réduire le déficit en infrastructures de l’Afrique.

« Avec la croissance du commerce, nos tendances démographiques et notre industrialisation rapide, nous assistons à une croissance exponentielle des opportunités de diversification et d’enrichissement dans un éventail de pays et de secteurs », martèle Samaila Zubairu.

« 2021 a été une année de progrès solides dans nos objectifs fondamentaux de création de valeur pour les économies africaines grâce à des infrastructures instrumentales stimulant la croissance et la création d’emplois », s’est félicité Samaila Zubairu, PDG de l’AFC.

« Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a vingt ans ; le deuxième meilleur temps est aujourd’hui. » Le PDG a usé de ce proverbe pour expliquer qu’en quinze ans, sa société a démontré que l’on peut obtenir des résultats en matière d’investissement dans les infrastructures en Afrique – « et il n’y a jamais eu de meilleur moment pour le faire ! »

La portée de l’AFC sur le continent s’est étendue, sur la période récente, avec des investissements s’étendant à 35 pays et des décaissements cumulés augmentant de 14 %, à 9,9 milliards de dollars. En effet, l’AFC a gagné cinq pays membres, avec l’adhésion du Burkina Faso, de la RD Congo, de l’Égypte, du Maroc et tout récemment du Niger.

 

Un endettement maîtrisé

Parmi les projets en 2021, l’AFC a investi 150 millions $ pour le développement de parcs industriels intégrés d’anacarde et de coton au Bénin et au Togo ; elle a fourni une facilité d’entreprise de 200 millions $ à BUA Industries pour la construction d’une raffinerie de sucre et d’une usine d’éthanol au Nigeria. Et a investi 175 millions $ dans le projet aurifère de Baomahun, en Sierra Leone.

De plus, AFC Capital Partners (ACP) a ouvert ses portes en tant qu’entreprise indépendante de gestion d’actifs et a lancé son premier produit, le Fonds résilient au climat pour les infrastructures, avec pour objectif de lever 500 millions $ en un an, et 2 milliards $ au cours des trois prochaines années. Objectif : investir dans l’énergie, les transports, le bâtiment et autres infrastructures.

Enfin, AFC a également lancé avec succès deux nouveaux véhicules d’investissements « qui renforceront considérablement la capacité à canaliser les capitaux des marchés mondiaux vers le continent africain ».

La société a continué de diversifier son financement, avec une augmentation de 21,5 % des emprunts, profitant de conditions de marché plutôt favorables. Par exemple, elle a souscrit un prêt en capital de 250 millions $ auprès de l’International Development Finance américaine. Cet endettement n’a guère troublé l’agence Moody’s qui a maintenu ses notations (A3 pour la dette senior) et a relevé ses perspectives « stables » pour les mois à venir.

Précisément, Samaila Zubairu s’attend à des vents plus favorables encore cette année. L’Afrique devrait poursuivre son rebond post-pandémie et bénéficier de sa Zone de libre-échange continentale. De son côté, la société compte sur ses nouveaux véhicules d’investissement comme le Fonds résilient au climat pour les infrastructures, pour tirer son épingle du jeu. Stratégie : attirer des capitaux sur des investissements à impact mais suffisamment rémunérateurs.

« Avec la croissance du commerce, nos tendances démographiques et notre industrialisation rapide, nous assistons à une croissance exponentielle des opportunités de diversification et d’enrichissement dans un éventail de pays et de secteurs », martèle Samaila Zubairu.

« Grâce à l’investissement d’impact dans les infrastructures, nous nous engageons à aider le continent à se positionner pour plus de succès dans un monde de crise et de complexité croissantes » a précisé le PDG auprès de ses actionnaires. À qui il a expliqué le changement de logo et d’image de marque. Lire notre article sur ce sujet ici.

@ADarc

 

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