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Ecobank, une bonne santé confirmée

Ecobank, une bonne santé confirmée
  • Publiéavril 25, 2022

Le groupe bancaire panafricain Ecobank a poursuivi le redressement de ses résultats, au cours des trois premiers mois de l’année. Les produits d’activité sont en hausse et la rentabilité s’améliore dans presque tous les domaines.

 

Par Kimberley Adams

Ecobank a poursuivi la progression de ses comptes et l’amélioration de ses ratios prudentiels, au premier trimestre 2022. Le groupe bancaire panafricain affiche un produit net bancaire de 436 millions de dollars, contre 409 millions$ un an plus tôt. Son bénéfice avant impôts ressort à 125 millions $, contre 100 millions. Soit un bénéfice net distribuable de 66 millions $, ou 0,269 cent par action. À noter une sensible baisse du ratio des prêts non performants, à 6,3% contre 7,7% un an plus tôt. Ce qui permet une couverture de 107,1% du risque et une amélioration des autres critères prudentiels.

Ade Ayeyemi se dit « confiant dans le positionnement de l’entreprise » en matière de croissance ; Ecobank « continuera d’investir dans ses offres numériques et ses capacités de paiement, tout en améliorant sa technologie de base ».

« Nous avons enregistré de solides résultats au premier trimestre 2022 avec un bénéfice avant impôt en hausse de 25 %, un bénéfice dilué par action en hausse de 29 % une croissance du chiffre d’affaires net de 7 % », se réjouit Ade Ayeyemi, PDG du groupe Ecobank. Qui fait état d’un rendement des capitaux propres tangibles de 18,9 %, après « un record par rapport à 15,7% enregistrés il y a un an ».

Le banquier précise avoir obtenu ces résultats « dans un environnement opérationnel difficile », caractérisé par le renforcement du dollar par rapport aux monnaies d’activité du groupe, une inflation élevée, des taux d’intérêt élevés et des marchés du travail tendus à travers l’Afrique. Ce, alors que le conflit russo-ukrainien a commencé de faire des ravages. « Malgré ces défis, nous avons continué à soutenir efficacement nos clients, ce qui a porté ses fruits puisque nos activités ont augmenté leurs revenus et leurs bénéfices, tirés par le commerce, la gestion de trésorerie, les opérations monétaires et les paiements. »

 

Des dépenses maîtrisées

Ade Ayeyemi constate qu’Ecobank a enregistré « une croissance modeste des revenus d’intérêt », grâce à des taux d’intérêt plus élevés. En effet, le revenu net d’intérêts s’est établi à 239 millions $, en hausse de 1 % en dollars ou de 9 % en devises constantes. Les augmentations des taux d’intérêt sur certains marchés ont joué un rôle de catalyseur en contribuant à faire grimper les revenus d’intérêts sur les prêts à la clientèle de 15% et les bons du Trésor de 20 %. Cependant, la croissance des revenus d’intérêts a été compensée par une augmentation des charges d’intérêts sur les dépôts des clients et les fonds empruntés, explique la communication financière du groupe.

En conséquence, les bénéfices avant impôt ont augmenté dans les activités de banque de financement et d’investissement (+13%), de banque des particuliers (+26%) et de banque commerciale (+59%). Et Ade Ayeyemi de souligner : « Ce sont les décisions stratégiques audacieuses et nos investissements dans des personnes, des systèmes et des processus au fil du temps qui se sont traduits par des rendements records pour nos actionnaires aujourd’hui. »

Ecobank, précise son PDG, s’efforce de générer des rendements vers son objectif à moyen terme d’environ 20 %. « Nous avons continué à gérer l’entreprise avec une discipline en matière de dépenses, tout en augmentant les bénéfices et en investissant dans l’amélioration de l’expérience client. » Ainsi, malgré l’augmentation des dépenses, en grande partie due à l’inflation, le coefficient d’exploitation s’est amélioré à 58,0 %, contre 59,3 % au premier trimestre 2022.

 

Bons résultats dans la zone UEMOA

« Notre portefeuille de crédit est en bonne forme et nous continuons à réduire le ratio de prêts non performants vers notre objectif à court terme de moins de 6 %, tout en maintenant des réserves de dépréciation adéquates comme tampon pour d’éventuels risques de baisse sur notre bilan », indique le banquier. Qui considère que son établissement « génère toujours des niveaux sains de dépôts clients tout en maintenant des niveaux de capital satisfaisants au-dessus des minimums internes et réglementaires ».

Dans l’UEMOA (hors Nigeria), le groupe a dégagé un bénéfice avant impôt de 55 millions $, en hausse de 23 % par rapport au premier trimestre 2021, ou de 32% à taux de change constants. La banque a bénéficié d’une hausse des revenus et d’une diminution des charges de dépréciation. En conséquence, le retour sur fonds propres annualisé pour le trimestre ressort à 21,1 %. La banque fait état d’une hausse de 8% des revenus d’intérêt et de 12% des autres revenus (à changes constants), « tirés principalement par la gestion de trésorerie, les cartes et les frais et commissions liés au crédit, grâce à une activité client nettement plus élevée. »

Les dépenses d’exploitation de 73 millions $, ont diminué de 3 % en dollars mais ont augmenté de 5% en devises, principalement en raison de l’augmentation globale des prix des biens et services.

En conséquence, le PDG se dit « confiant dans le positionnement de l’entreprise » en matière de croissance ; Ecobank « continuera d’investir dans ses offres numériques et ses capacités de paiement, tout en améliorant sa technologie de base ». Bref, « nous sommes satisfaits de nos progrès », conclut Ade Ayeyemi.

@ABanker

 

Écrit par
Kimberley Adams

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