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African Banker

Rabah Arezki, nouveau chef économiste à la BAD

La Banque africaine de développement recrute Rabah Arezki pour piloter sa gouvernance économique et sa gestion des connaissances. En tant que vice-président, l’économiste redonne une place de choix à l’Algérie au sein de l’institution.

Par Kimberly Adams

Le Groupe de la Banque africaine de développement annonce la nomination de Rabah Arezki au poste de Chef économiste et de vice-président. À ce poste, le nouveau promu sera chargé de la Gouvernance économique et de la gestion des connaissances. Sa nomination sera effective le 1er octobre 2020.

De nationalité algérienne, Rabah Arezki est actuellement économiste en chef pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque mondiale, poste qu’il occupe depuis 2017.

« Son leadership sera particulièrement important en ces moments où la Banque conçoit et déploie des opérations d’appui aux réformes pour faire face à la Covid-19, promeut des réformes politiques et soutient les efforts de relance des pays africains », commente Akinwumi Adesina.

Au sein de l’institution américaine, il a piloté la mise au point de l’approche « Moonshot » de la Banque pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Cette approche vise à obtenir une connectivité complète à l’Internet et au paiement numérique.

Il s’est fait le champion de l’agenda sur la loyauté de la concurrence, et la transparence des données afin d’autonomiser et de libérer le potentiel des jeunes de la région. Avant de rejoindre la Banque mondiale, Rabah Arezki a exercé au FMI (Fonds monétaire international), de 2006 à 2017.

En effet, il a commencé sa carrière au FMI en tant qu’économiste et a été promu à la fonction de chef de l’unité des produits de base et de l’environnement au sein du département de la Recherche. Il a piloté la formulation et la mise en œuvre de la réponse rapide du FMI à l’effondrement des cours du pétrole qui a commencé en 2014. Il a fourni des conseils aux autorités à travers le monde sur les politiques d’atténuation des risques.

Une riche bibliographie

L’économiste est maître de Recherches à la John F. Kennedy School of Government de l’Université de Harvard, associé de recherche externe à l’université d’Oxford (Royaume-Uni), et chercheur au Centre de recherche économique (CESifo), un réseau mondial de recherche indépendant.

Rabah Arezki est également sollicité par le Consortium africain pour la recherche économique et est un chercheur au Forum de recherche économique. Il a été chercheur non-résident à l’Institut Brookings (États-Unis).

Ses travaux de recherche portent sur de nombreuses disciplines comme l’énergie, l’environnement, le développement des pays riches en ressources, les institutions, le capital humain, l’innovation et la croissance économique.

Il a publié de nombreux articles dans des revues universitaires de premier plan et dans des revues d’études politiques. Il est coéditeur et co-auteur de cinq livres, dont Shifting Commodity Markets in a Globalized World (disponible gratuitement sur le site www.elibrary.imf.org/). Son dernier ouvrage majeur, sur la transition énergétique, Coping with the Climate Crisis, est paru en 2018.

On le retrouve dans un copieux ouvrage collectif où il analyse l’ampleur prévisible de la reprise « en V » des pays de la région MENA, Covid-19 in developping economies. Publié le 22 juin 2020, l’ouvrage est disponible en ligne sur le site voxeu.org, la plateforme d’éditions en ligne à laquelle il travaille régulièrement.

Le Dr Arezki parle anglais et français. À noter que sa nomination donne un poste de choix à l’Algérie, l’un des premiers actionnaires de la BAD (4,2% des voix aux assemblées générales) et qui compte pourtant peu de très hauts cadres au sein de l’institution.

Et indirectement à la France, puisque Rabhi Arezki possède la double nationalité algérienne et française, précise le site de la Banque mondiale. L’économiste est d’ailleurs diplômé de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae) de Paris.

Une expertise de premier ordre

Il remplacera le statisticien Charles Lufumpa, qui assurait l’intérim depuis le départ de Célestin Monga, l’économiste camerounais étant revenu à la Banque mondiale.

« Nombre de ses travaux de recherche ont été largement cités dans les cercles universitaires et dans les médias qui comptent », se félicite un communiqué de la BAD.

Le « leadership» de Rabah Arezki « sera particulièrement important en ces moments où la Banque conçoit et déploie des opérations d’appui aux réformes pour faire face à la Covid-19, promeut des réformes politiques et soutient les efforts de relance des pays africains à la suite de la pandémie ».

« La Banque africaine de développement fait d’excellents progrès pour accélérer le développement de l’Afrique », a commenté le futur vice-président. Qui se déclare « très heureux » de travailler avec le président Adesina, la direction et les équipes de la Banque « pour continuer à fournir aux pays africains un soutien de premier ordre en matière de politiques, de connaissances et de renforcement des capacités ».

Pour sa part, Akinwumi Adesina s’est également dit « ravi » que le Dr Rabah Arezki rejoigne le Groupe de la BAD « après une carrière fructueuse à la Banque mondiale et au FMI ».

Rabah Arezki est un chercheur et un expert politique « exceptionnel » qui possède une vaste expérience de la recherche, des politiques et des réformes », considère le président de la BAD.

Qui conclut : « Son leadership sera particulièrement important en ces moments où la Banque conçoit et déploie des opérations d’appui aux réformes pour faire face à la Covid-19, promeut des réformes politiques et soutient les efforts de relance des pays africains à la suite de la pandémie ». 

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