Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

African Banker

Henri-Claude Oyima* : « Nous réajustons notre stratégie »

…prérogatives régaliennes et qui est assisté au minimum par trois comités spécialisés. Les organes de contrôle rendent compte directement au conseil d’administration dans le cadre d’un double lien, hiérarchique avec le directeur général, et fonctionnel avec le conseil, sur tout ce qui touche aux audits, à la conformité, aux risques. Dans cette organisation, le directeur général n’est pas seul. 

Tous ces processus de validation ne risquent-ils pas aussi de freiner l’initiative et la prise de décision ? Tout cela pourrait pénaliser l’action ? 

Si nous bénéficions aujourd’hui d’une telle avance, c’est que l’action n’a pas été pénalisée ! Bien au contraire. Chaque entité dispose d’une délégation de pouvoirs de la direction générale et de son conseil d’administration. La holding assure la régulation, l’animation permanente, et le contrôle des activités du groupe. Tout cela favorise une fluidité et une rapidité des processus de décision, qui permettent de répondre aux sollicitations de nos clients, même dans l’urgence. 

Peut-on dresser une cartographie, en termes de ratios, des différents segments de votre activité ? 

Comme je viens de l’indiquer, notre clientèle est constituée aussi bien de particuliers que d’entreprises, sur lesquels nous donnons une certaine prééminence selon les pays. Encore une fois, nos décisions respectent des principes très stricts de ratios de gestion financière. En termes de risques de crédit, nous limitons les engagements sur une seule contrepartie à 25 % des fonds propres de chaque entité et dans les limites globales et opérationnelles arrêtées par chaque conseil d’administration en fonction de l’environnement, du contexte économique ou réglementaire. Ces décisions sont prises au mois de décembre de chaque année à l’occasion de la tenue des conseils d’administration budgétaires pour l’année suivante. 

Comment intégrez-vous les questions de change et de gestion des risques dans votre équation, et de quelle manière ? 

La réglementation de change est édictée par chaque banque centrale de nos pays d’implantation. Nous n’avons pas d’autre choix que de respecter cette réglementation qui s’impose à tous les acteurs du secteur bancaire. De même, les différents superviseurs de nos zones d’implantation ont édicté des règlements en matière de contrôle interne. Le groupe s’assure de la séparation des tâches et fonctions, entre la définition de la règle, la réalisation de l’opération ou transaction, et le contrôle pour une meilleure de gestion des risques. 

Le bouleversement provoqué par la révolution numérique représente-t-il une menace pour BGFIBank ? Les produits numériques deviennent le coeur de tout, jusqu’à menacer la nature classique des banques. 

Cela fait plusieurs années que le groupe a pris conscience de l’importance de la révolution numérique et digitale. C’est pour cela que de nombreux produits numériques et digitaux ont été lancés sur nos différents marchés ; la banque à distance, les paiements à distance, sont une réalité dans notre groupe. Mais, au final, tous ces produits ne peuvent être vendus que par les terminaux d’une banque. Nous accompagnons donc tous nos clients, entreprises et particuliers, dans le cadre de cette numérisation que nous avons parfaitement intégrée. La révolution numérique ne représente donc nullement une menace, pour nous, mais plus tôt une opportunité de services nouveaux pour notre clientèle. 

La prochaine mise en place de la ZLEC change-t-elle la donne, dans votre stratégie d’investissements ? 

Non, absolument pas. La zone de libre-échange donnera encore au groupe l’opportunité d’accompagner nos clients entreprises qui profiteront d’un marché plus important. Notre stratégie de banque des entreprises se verra plus renforcée. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

Share This