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African Banker

Coup de pouce américain aux investissements

Coup de pouce américain aux investissements
  • Publiédécembre 16, 2022

Africa50 et la U.S. Exim Bank souhaitent lever 300 millions de dollars en faveur des investissements dans le climat et les nouvelles technologies en Afrique. Le partenariat prévoit d’associer largement le secteur privé aux projets bancable retenus.

 

En marge du sommet des leaders américains et africains, la U.S. Export-Import Bank (U.S. EXIM Bank) et Africa50 ont signé un protocole d’accord. Lequel vise la mobilisation de 300 millions de dollars de financement pour soutenir les investissements dans des projets liés au climat, aux nouvelles technologies et aux infrastructures en Afrique.

L’accord, qu’Africa50 qualifie d’« historique » a identifié six secteurs cibles pour le financement. Le climat et la sécurité énergétique ; la technologie et la connectivité numérique ; les domaines du développement social, y compris ceux qui visent l’égalité et l’équité entre les sexes ; l’énergie renouvelable, y compris la production, la transmission et la distribution ; les technologies environnementales ; les infrastructures en général, y compris, mais sans s’y limiter, les transports, la logistique et les TIC.

Africa50 est une plateforme d’investissement dans les infrastructures qui contribue à la croissance économique de l’Afrique en développant et en investissant dans des projets bancables, en catalysant les capitaux du secteur public et en mobilisant les financements du secteur privé pour aider à combler le déficit d’infrastructures de l’Afrique.

Aujourd’hui, la base d’investisseurs d’Africa50 est composée de 29 pays africains, de la Banque africaine de développement et de deux banques centrales africaines.

La U.S. Export-Import Bank est une agence du gouvernement américain dont le mandat est d’aider au financement d’entités solvables afin de faciliter l’exportation de biens et de services d’origine ou de fabrication américaine.

En fournissant des financements à court, moyen et long terme, l’U.S. EXIM Bank prévoit de travailler avec Africa50 pour identifier les projets bancables à fort impact et accélérer leur développement. Le partenariat donnera également la priorité à la coopération entre d’autres organisations privées, entreprises et investisseurs de la diaspora africaine aux États-Unis.

Alain Ebobissé, PDG d’Africa50, commente : « Ce partenariat montre comment le gouvernement américain et les parties prenantes africaines peuvent s’associer pour mobiliser des fonds en vue de développer et de financer des projets bancables en Afrique. » Il existe, poursuit le responsable, « un grave déficit d’investissement dans les infrastructures sur le continent, et les capitaux publics et privés doivent s’unir pour le combler ».

Les partenariats que nous établissons aujourd’hui « démontrent bien l’engagement d’EXIM à redéfinir et à renouveler nos efforts de sensibilisation avec l’Afrique », juge de son côté Reta Jo Lewis, présidente de l’U.S. EXIM Bank. « Bien que la collaboration avec l’Afrique soit l’un des mandats de notre charte fondatrice, il s’agit également d’une priorité de l’administration Biden-Harris, une priorité que nous sommes déterminés à remplir pour soutenir la promotion des exportations américaines », conclut-elle.

 

En bref

Amadou Hott, ambassadeur de l’infrastructure verte

Africa50 est l’un des piliers de la nouvelle Alliance pour l’Infrastructure verte en Afrique (AGIA), aux côtés de la BAD et de l’Union africaine. Cette structure a un nouvel envoyé spécial et ambassadeur mondial, Amadou Hott. L’ancien ministre de l’Économie, du plan et de la coopération, au Sénégal, tentera de convaincre de l’urgence à mobiliser 500 millions de dollars pour financer les premiers projets de développements des infrastructures résilientes, en Afrique. Somme supposée générer 10 milliards $ de financements supplémentaires, dans le cadre d’investissements conjoints, de cofinancements, de mécanismes d’atténuation des risques et de financements mixtes.

Amadou Hott a une riche expérience en matière de mobilisation de ressources, de partenariats public-privé, d’énergie durable, de financement des infrastructures et de banque d’investissement. Il s’appuiera également sur ses solides relations avec les décideurs politiques africains, les partenaires de développement et les investisseurs stratégiques et institutionnels pour lever des capitaux pour le financement et le développement de projets d’infrastructures vertes en Afrique.

Ancien vice-président de la BAD (2016-2019), Amadou Hott était chargé de l’Électricité, de l’énergie, de la croissance verte et du changement climatique. 
Ancien vice-président de la BAD (2016-2019), Amadou Hott était chargé de l’Électricité, de l’énergie, de la croissance verte et du changement climatique.

Une alliance pour rendre les projets « verts » crédibles et financés

@ABanker

 

Écrit par
Kimberley Adams

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