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African Banker

Hausse des volumes de transactions sur la BRVM

La Bourse régionale d’Abidjan a vécu une année 2020 en demi-teinte, marquée par la chute des indices boursiers, une intense volatilité, et une sensible progression des volumes de transactions. Tandis que le compartiment obligataire a témoigné de sa solidité.

Par Kimberly Adams

Au cours de cette année si particulière qu’a constitué 2020, 980,24 millions de F.CFA (1,5 million d’euros), soit 328 100 titres, se sont échangés chaque jour, sur la BRVM. Le directeur général de la Banque régionale des valeurs mobilières, Edoh Kossi Amenounve, a commenté en visio-conférence les résultats de la place d’Abidjan.

Edoh Kossi Amenounve s’est réjoui « de la capacité du marché à soutenir les États et le secteur privé face à leurs besoins de financement en des situations critiques comme celle engendrée par la pandémie de la Covid-19 ».

Il a souligné la progression des volumes de transactions sur le long terme : elles ont atteint 246 milliards de F.CFA (375 millions d’euros) en 2020, contre 136 milliards dix ans plus tôt, après un creux en 2019. D’une année sur l’autre, la hausse des volumes atteint 80%.

La volatilité des marchés boursiers, propre aux périodes de crises, a bien entendu conduit à l’enchaînement de périodes d’intense activité et des moments de calme. En 2020, le compartiment obligataire a témoigné de son dynamisme. Au 31 décembre, la valeur des obligations inscrites à la cote atteignait 6 051,4 milliards de F.CFA (9,23 milliards d’euros), soit un bond de 43% en un an.

On se souvient que l’année a été marquée par l’inscription d’un méga emprunt obligataire de Sonatel, ainsi que par celui du port de Dakar, fin décembre. Dans le même temps, la capitalisation boursière (actions) a reculé de 7,4%, dans le sillage de la faiblesse des marchés financiers. En 2020, sans surprise, l’indice BRVM 10 a reculé de 12,2% et le BRVM Composite de 8,7%.

Au cours de cette année si particulière qu’a constitué 2020, 980,24 millions de F.CFA (1,5 million d’euros), soit 328 100 titres, se sont échangés chaque jour, sur la BRVM. Le directeur général de la Banque régionale des valeurs mobilières, Edoh Kossi Amenounve, a commenté en visio-conférence les résultats de la place d’Abidjan.

De son côté, la part du « flottant », mesurée par le ratio de liquidité (volume des transactions sur le nombre de titres négociables) est légèrement remontée à 3,6% de la capitalisation boursière.

Du point de vue des profits réalisés par les investisseurs, si l’année enregistre une moins-value au regard de la baisse des marchés, les revenus des actifs (dividendes, intérêts obligataires…) marquent une hausse de 38,4%, à 1055,3 milliards de F.CFA (1,6 milliard d’euros). Un plus haut depuis 2016. Le ratio prix/revenus (PER) ressort à 10,03 pour les actions. À lui seul, le compartiment obligataire a « rapporté » 300,5 milliards de F.CFA d’intérêts aux porteurs d’obligations.

Edoh Kossi Amenounve a rappelé que son travail va au-delà des performances boursières annuelles : « Nous travaillons pour les trente voire cinquante prochaines années. » Il considère que son travail vise davantage à « transformer les économies et œuvrer pour le développement durable ». S’il ne faut pas, a-t-il reconnu, que les indices boursiers et les statistiques trimestrielles ou annuelles découragent les investisseurs, « nous travaillons dans le fond sur ce qui permet aux Bourses africaines de jouer leur rôle ».

La BRVM en 2020, ce sont aussi 46 sociétés cotées, 80 lignes obligataires, 3 obligations Sukuks ; 328 096 titres échangés en moyenne journalière.  Quant au DC-BR (Dépositaire central-Banque de règlement), il a enregistré une conservation totale de 10 961 milliards de FCFA (16,7 milliards d’euros), soit une hausse de 15 % comparé à 2019 et des ESV (Événements sur valeurs) de 1 055 milliards de F.CFA (1,61 milliard d’euros), en progression de 24 %.

La BRVM poursuivra les missions qui ont été les siennes l’an passé. À savoir, a précisé Edoh Kossi Amenounve, favoriser l’accès des PME au marché, développer des partenariats stratégiques, et améliorer la culture boursière des populations. Sans oublier l’habituelle promotion de l’assistance technique du marché ou le renforcement de l’implication de la BRVM dans les valeurs sociétales de l’entreprise.

Le directeur général s’est réjoui « de la capacité du marché à soutenir les États et le secteur privé face à leurs besoins de financement en des situations critiques comme celle engendrée par la pandémie de la Covid-19 ».

En 2021, particulièrement, les autorités de marché vont poursuivre leurs actions de développement par l’élargissement de la cote avec l’attraction de nouvelles valeurs, et en privilégiant la sortie des fonds de Private Equity. La place va procéder au lancement d’émissions obligataires de groupe (« basket bonds ») pour les PME.

Elle étudie également la création d’un marché de produits dérivés. D’autre part, la BRVM reste favorable à la création d’un marché spécifique aux produits agricoles, qui serait de nature à aider l’agro-industrie en Afrique de l’Ouest. Le Togo, qui pourrait accueillir ce marché à Lomé, pousse activement en faveur de cette initiative.

KA

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