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African Banker

BGFIBank : Une quinquagénaire en grande forme

Au titre de 2020, BGFIBank affiche une progression de ses ratios comptables dans presque tous les segments d’activité. Le groupe se paye le luxe d’une forte réduction du coût du risque, sans remettre en cause ses obligations prudentielles.

Par Paule Fax

« Une année 2020 sujette à de nombreux challenges et marquée par des performances remarquables. » Tel est le commentaire du groupe dirigé par Henri-Claude Oyima, au vu de ses résultats annuels.

« Gagner cette « guerre » de la crise sanitaire va nécessiter de la part de nos banques plus de simplifications, d’agilité, de réactivité, d’efficacité, de rapidité, de souplesse dans leur organisation et leurs stratégies d’avenir », considère Henri-Claude Oyima.

En effet, l’exercice se solde par un résultat consolidé de 44 milliards de F.CFA (67 millions d’euros), soit une hausse de 114% en un an. Plus significative, sans doute, la hausse de 13% du produit net bancaire (PNB), à 197 milliards de F.CFA (300 millions d’euros).

BGFIBank « qui évolue dans des environnements juridiques et réglementaires de plus en plus exigeants, a su démontrer une fois de plus sa résilience », commente un communiqué publié à l’issue d’un conseil d’administration. Le groupe fait état d’une stabilité de ses frais généraux, malgré l’augmentation des amortissements d’actifs immobiliers et l’avancée des projets de digitalisation.

À l’inverse de ses consœurs, la banque réussit à présenter une forte baisse du coût du risque, à la faveur « des actions de recouvrement mises en œuvre au cours de la période ». De leur côté, les indicateurs de bilan – dont le total progresse de 12% – témoignent d’une solidité à toute épreuve.

Les revenus de la banque commerciale ont été portés à hauteur de 41% par la région Gabon, 35% par la région Afrique centrale, 17% par la région Uemoa et 7% par la région Europe et océan Indien. Le PNB est constitué à hauteur de 70% par la marge nette d’intérêts, en hausse de 14 % sur la période. Les commissions (+11%) ont été notamment portées par le développement des produits digitaux et de la monétique. Les activités d’assurance et de banque d’investissement sont restées stables, en 2020.

Cette solidité financière a permis au groupe, à travers sa société mère BGFI Holding Corporation, de voir sa notation financière renouvelée par l’agence régionale Bloomfield Investment. Soit une note à long terme : A+ (risque faible), avec une perspective stable. Solidité confirmée en début d’année 2021, lorsque BGFI a procédé au remboursement de son emprunt obligataire pour un montant global de 70 milliards de F.CFA.

Des défis nouveaux pour les banques africaines

Le conseil d’administration relève « une amélioration significative » du profil de risque du groupe, au cours de l’année 2020, résultante des résultats positifs dans la quasi-totalité des entités. « L’impact négatif de la crise sanitaire sur le portefeuille crédits a été contenu. Le coût du risque global est en amélioration et le portefeuille de crédit davantage assaini », commentent les administrateurs. Qui constatent que le risque opérationnel est en diminution grâce aux efforts notables dans l’encadrement des activités, la sensibilisation et la formation des collaborateurs et l’intensification des contrôles. La situation de liquidité est restée conforme aux exigences réglementaires des régions d’implantation du groupe.

Créé en avril 1971, le Groupe BGFIBank fête en 2021 son cinquantième anniversaire. Lequel se célèbre à l’aune du lancement du « Projet d’entreprise dynamique 2025 ». Par sa mise en œuvre, le groupe entend conforter son statut de leader dans ses métiers banque de financement des entreprises, banque commerciale, banque privée et gestion d’actifs, services financiers spécialisés et assurances.

Le projet d’entreprise dynamique est structuré autour de cinq piliers stratégiques, renforcer la gouvernance, transformer le capital humain, garantir les ressources, maîtriser les risques, assurer le développement.

« Si les banques africaines ont su gagner une première bataille, la guerre, elle, continue », juge par ailleurs Henri-Claude Oyima, au sujet de la crise pandémique. « Gagner cette « guerre » va nécessiter de la part de nos banques plus de simplifications, d’agilité, de réactivité, d’efficacité, de rapidité, de souplesse dans leur organisation et leurs stratégies d’avenir. »

Selon le PDG, les banques sont confrontées à un second défi : si elles ne sont en rien responsables de la crise, de leur capacité de réaction dépendra sa résolution. Comment ? « En accompagnant et en jouant pleinement leur rôle de financeur de l’économie réelle, sur des schémas nouveaux. »

PF

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