Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

African Banker

L’Helicopter Money, une solution pour l’Afrique ?

Les autorités monétaires disposent de divers outils afin d’encourager l’économie ou d’éviter la surchauffe : les taux d’intérêt, la gestion quantitative de la Monnaie par le crédit, ou l’injection directe de liquidités. Quelle voie l’Afrique peut-elle suivre ?

Par Désiré Mandilou 

Si vous m’avez compris, c’est que je me suis mal exprimé. » Cette phrase sibylline d’Alan Greenspan, ancien gouverneur de la FED, est restée dans les annales de la politique monétaire.

Pour le motif qu’elle érige l’ambiguïté en vertu, l’arrogance technocratique en compétence. Aujourd’hui, ce sont les politiques monétaires non conventionnelles qui suscitent des questions.

Pourquoi la bonne vieille « planche à billets », ne produit-elle plus l’inflation dans les pays avancés ? La réponse à cette question est importante, car nombre d’Africains considèrent que la rareté de l’argent est le principal obstacle au rattrapage économique de l’Occident. 

Historiquement, les politiques monétaires non conventionnelles ont été mises en oeuvre, suite à un écart grandissant entre la valeur fondamentale des actifs d’investissement et leur prix de marché. Le Japon est le premier pays à être passé de la Success Story à l’économie de bulle. Et de celle-ci à son ombre : la déflation de longue durée.

Retour sur image

Le Japon est le premier pays non occidental à réussir le rattrapage économique. Du jour où l’empereur Meiji est revenu au pouvoir en 1868, à 1968, année au cours de laquelle le Japon a dépassé l’Allemagne pour devenir la troisième économie mondiale, s’est écoulé exactement un siècle. Pendant lequel le Japon a multiplié sa production manufacturière par 30 (ce, de 1878 à 1939), et a entamé…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

  • La Bourse de Londres accueille un emprunt de la BAD

    La Banque africaine de développement a levé 3 milliards de dollars, par le biais d’un emprunt obligataire désormais inscrit à la Bourse de Londres. La BAD se donne des moyens d’aider les pays africains face à la crise sanitaire.

  • BAD : Nomination de Nafissatou N’diaye Diouf

    Nafissatou N’diaye Diouf vient d’être nommée par la Banque africaine de développement (BAD) au poste de directrice par intérim du Département de la communication et des relations extérieures (PCER) de l’institution bancaire.

  • RSE : Les engagements d’Attijariwafa bank

    Attijarafa bank publie, comme chaque année, son rapport de RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise). L’occasion de découvrir les objectifs et les réalisations d’une grande banque africaine…

  • Covid-19 : Afreximbank aligne 3 milliards $

    En vue d’affirmer sa solidarité à l’endroit des pays africains dans leur lutte contre le Covid-19, la Banque africaine d’import-export, Afreximbank, annonce un plan de financement de trois milliards de dollars.

  • Maroc : Un choc contenu

    Fitch Ratings publie une note plutôt rassurante concernant l’économie marocaine et la solidité de son système bancaire, face à la crise sanitaire.

Share This