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African Banker Finance

Afreximbank, une banque (et un groupe) solide

Afreximbank, une banque (et un groupe) solide
  • PubliéApril 19, 2022

Pour la première fois, Afreximbank publie des résultats consolidés incluant ses nouvelles filiales. Dans un contexte difficile, la banque a dégagé en 2021 un bénéfice substantiel, réussissant à générer d’importants revenus d’intérêts. Nouvelles filiales et nouveaux outils montent désormais en puissance.

 

Par Aude Darc

La Banque africaine d’import-export affiche une forte croissance de ses résultats pour 2021, les revenus d’intérêts franchissant à nouveau la barre du milliard de dollars. Au cours de l’exercice écoulé, deux filiales non bancaires, FEDA (Fonds de développement de l’exportation en Afrique) et la société d’assurance Afreximbank Insurance Management, ont entamé leurs activités.

C’est pour cela que le groupe publie, pour la première fois, des états financiers consolidés, distinguant les résultats de la banque et ceux du groupe. Toutefois, les filiales n’auront un impact significatif sur les résultats qu’à partir de 2022, c’est-à-dire en plein exercice.

Le projet Africa Trade Exchange (ATEX), une plateforme « B2B – B2G » de la ZLECAf est « bien avancé », révèle Benedict Oramah. Cet outil sera bientôt lancé pour soutenir l’approvisionnement groupé de produits de première nécessité, en réponse à la guerre en Ukraine.

Le total des actifs du groupe Afreximbank a augmenté de 13,4 %, à 21,9 milliards $ au 31 décembre 2021, principalement en raison de la croissance de 11,5 % des prêts et avances nets et d’une augmentation de 12,1 % de la trésorerie et des équivalents de trésorerie. La banque fait état d’une « croissance significative » des garanties et des lettres de crédit, conformément à la stratégie.

La banque a dégagé un bénéfice net de 387,3 millions $, soit une hausse de 10,1%, en grande partie grâce à une solide croissance du bénéfice d’exploitation. Le moindre bénéfice affiché par le groupe (375,8 millions $) s’explique par les dépenses de pré-établissement pour ses filiales. Toutefois, le bénéfice brut, de 1,13 milliard $ a bénéficié de « solides revenus d’intérêt ». Dont l’augmentation a été tirée par des marges d’intérêts qualifiées de « saines » et des volumes de prêts plus élevés.

Les fonds propres ont augmenté de 17,4 % à 4 milliards $. Afreximbank a procédé à une augmentation générale du capital de 6,5 milliards $, non encore pleinement appelé. Dans l’ensemble, explique sa communication financière, le groupe a maintenu une position de bilan « saine, liquide et robuste », à en juger par des ratios conformes aux standards de la profession.

 

Des progrès substantiels

 « L’année 2021 a représenté, encore une fois, une année difficile, marquée par des perturbations économiques et commerciales continues causées par la pandémie, y compris des perturbations continues de la chaîne d’approvisionnement, un accès retardé aux vaccins et une hausse des prix mondiaux », résume Benedict Oramah, président d’Afreximbank.

« Tout au long de 2021, la banque est restée concentrée sur le soutien proactif et agressif de la lutte contre la Covid-19 en Afrique. » Afreximbank agit en agissant en tant que conseiller financier et transactionnel, garant, agent de paiement et fournisseur de facilités de paiement échelonné. Pour ce faire, elle pilote une garantie d’engagement anticipé d’approvisionnement (APC) de 2 milliards $. Ce qui lui a permis de soutenir, par exemple, le dispositif AVAT d’acquisition de vaccins. « En parallèle, nous avons maintenu un soutien solide aux institutions financières, aux entreprises et à nos États membres dans d’autres domaines. »

En ce qui concerne les initiatives phares soutenant la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine), le président Oramah souligne qu’Afreximbank a « réalisé des progrès substantiels dans ses initiatives stratégiques ». Il fait allusion notamment au Système panafricain de paiement et de règlement PAPSS, lancé le 13 janvier 2022. De même, la plateforme de données sur la clientèle MANSA est désormais opérationnelle. La banque développe les portails d’information commerciale et de réglementation commerciale, tandis que le projet Africa Trade Exchange (ATEX), une plateforme « B2B – B2G » de la ZLECAf est « bien avancé ». Cet outil sera bientôt lancé pour soutenir l’approvisionnement groupé de produits de première nécessité, en réponse à la guerre en Ukraine. « La Banque a également entamé le processus d’intégration de ces plateformes à travers l’African Trade Gateway. »

Pour soutenir la mise en œuvre de sa stratégie, Afreximbank a donc décidé une augmentation générale du capital, approuvée par l’Union africaine. L’opération atteint un montant de 6,5 milliards $, dont 2,6 milliards $ doivent être libérés. « Il est heureux que la banque ait reçu un immense soutien de ses actionnaires, une partie des fonds propres ayant été reçue plus tôt que prévu », se réjouit Benedict Oramah.

@AfricanBanker

Écrit par
Aude Darc

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