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African Banker

Afreximbank : Dessiner l’avenir du commerce africain

La zone de libre-échange en bonne voie

Le Nigeria est l’un des deux seuls pays africains affichant un excédent commercial intra-africain de plus de 3 milliards $, bien que ces chiffres ne prennent pas en compte le commerce transfrontalier florissant dans les pays du golfe de Guinée, impliquant le Nigeria, le Cameroun, le Bénin et le Togo.

Bien que l’Afrique du Sud soit, de loin, le pays qui contribue le plus au commerce intra-africain, sa part est en déclin. À Abuja, le président Cyril Ramaphosa a de nouveau souligné le fait que la ZLEC pouvait libérer la capacité productive de l’Afrique, encore entravée aujourd’hui : « Le commerce intra-africain ne représente que 15 % du commerce total de l’Afrique, alors que le commerce intra-européen représente 67 % du commerce européen. En outre, nous avons besoin d’industrialiser le continent. Nous devons développer le commerce intra-africain, créer de la valeur ajoutée et diversifier les exportations. »

L’assemblée générale a évoqué, en présence du ministre des Finances nigérian, Kemi Adeosun, élue présidente du conseil d’administration d’Afreximbank pour l’an prochain, que le Nigeria n’avait pas encore signé la ZLEC, mais le président Muhammadu Buhari a confirmé le dernier jour de la conférence que les consultations avec les différents États de la Fédération (la raison pour laquelle le Nigeria n’a pas pu signer l’accord immédiatement) étaient désormais achevées ; son gouvernement travaille à un accord de commerce équitable avec le reste du continent.

D’autre part, deux accords ont été signés le jour de la clôture de la conférence : le premier entre Afreximbank et la Bank of Industry du Nigeria pour un montant de 750 millions $, et le second entre Afreximbank et le groupe Dangote, concernant l’octroi d’un prêt de 650 millions $ pour sa raffinerie de Lekki.

La conférence s’est achevée sur une autre note positive : les intervenants ont estimé que les efforts à long terme sur le continent visant à renforcer l’intégration régionale, en particulier la ZLEC, devraient permettre de créer une base solide pour stimuler le commerce intra-africain. 

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