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African Banker

Afreximbank : Dessiner l’avenir du commerce africain

La célébration du 25e anniversaire d’Afreximbank a permis de faire le bilan des progrès accomplis en un quart de siècle, et d’envisager un avenir plus prospère sur le continent.

Par Stephen Williams

Il y a vingt-cinq ans, un jeune chercheur s’asseyait aux côtés des délégués réunis dans la salle des congrès du Transcorp Hilton, à Abuja, au Nigeria. Il s’appelait Benedict Oramah, et deviendrait par la suite analyste en chef, directeur et vice-président exécutif de la Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank) avant d’être nommé président de la banque. Il était là, il y a vingt-cinq ans, pour assister à l’inauguration officielle d’Afreximbank sous le mandat de son premier président, Christopher C. Edordu.

La plateforme pour les paiements en monnaie locale est sur le point d’être déployée tandis que la blockchain devrait être lancée d’ici la fin de l’année. Ce concept permettra d’éliminer l’énorme quantité de documents nécessaires pour exporter des biens.

L’idée d’Afreximbank avait émergé quelques années plus tôt, quand la direction de la Banque africaine de développement, dirigée par Babacar N’Diaye, avait été chargée d’évaluer la faisabilité d’une banque de financement du commerce en Afrique et pour l’Afrique. L’étude avait révélé que le continent avait urgemment besoin d’une banque de financement du commerce.

Lors de son investiture, Christopher Edordu a défini la mission de la banque en ces termes : « Fournir des financements du commerce à court terme pour soutenir le commerce extra-africain et intra-africain. »

Depuis le milieu des années 1980, le continent subissait les effets d’une grave crise de la dette – qui affectait tous les pays d’Afrique à un degré plus ou moins important – et les grandes banques internationales refusaient d’accorder des financements du commerce aux entreprises africaines. Peu de temps après la création de la Banque, Edordu avait souligné le fait que « la banque a reçu cette vaste mission principalement pour donner à l’Afrique les moyens de stimuler les exportations et le commerce, qui sont des moteurs de développement puissants ».

L’ère Ekra

Afin de consolider la banque, Edordu a alors décidé d’ouvrir un bureau à Harare, au Zimbabwe, pour couvrir la région de l’Afrique australe, marquée par l’héritage de l’apartheid en Afrique du Sud, ainsi qu’à Abuja, au Nigeria, pour coordonner les activités anglophones en Afrique. La première transaction de la banque fut un financement préexportation pour le Ghana Cocoa Board.

À la fin du mandat de Christopher Edordu, Afreximbank avait déjà fait passer la part de l’Afrique dans le commerce mondial à 3,4 %, et le ratio exportations/PIB à 27 % sur le continent. C’est Jean-Louis Ekra, le banquier ivoirien alors vice-président exécutif d’Afreximbank, qui a succédé à Edordu en 2005. Quelques années plus tard, en 2008, la construction du nouveau siège social de la banque au Caire a été achevée et Ekra a encadré l’émission de la première obligation de la banque l’année suivante.

Sous sa direction, Afreximbank s’est vue attribuer une notation de catégorie investissement par les trois grandes agences de notation internationales, Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s.

La banque a ainsi pu mobiliser 6,79 milliards dollars de mécanismes de financements et avait atteint un bilan de près de 5 milliards $ en 2011. Les Trophées African Banker ont rendu hommage aux réalisations d’Ekra en lui décernant le prix de la Carrière exemplaire, en 2013.

Les deux mandats présidentiels d’Ekra, de cinq ans chacun, se sont achevés en 2015 et c’est alors que Benedict Oramah est devenu président sur la recommandation des administrateurs de la banque lors de l’Assemblée générale annuelle qui s’est déroulée à Lusaka, en Zambie, cette année-là.

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