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African Banker

Solidité à toute épreuve pour Oragroup

La société faîtière d’Orabank, sise à Lomé, affiche une forte hausse de ses résultats semestriels, à la faveur d’excellents résultats opérationnels. La politique d’amélioration de la rentabilité porte ses fruits, en dépit du contexte difficile.

Par Kimberly Adams

Un premier semestre résilient pour Oragroup, à en juger par le communiqué publié par les autorités de la BRVM, la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan.

La maison mère du groupe bancaire Orabank considère que la réalisation des objectifs fixés « s’est poursuivie et accentuée ».

Pourtant, reconnaissent ses dirigeants, les effets de la pandémie de la Covid-19 ont continué de se faire sentir sur le plan économique et social, au premier semestre 2021.

« Malgré la pandémie de la Covid-19, nos équipes poursuivent leurs efforts en matière de performance et de rentabilité, pour atteindre les objectifs fixés par nos actionnaires dans la stricte discipline des coûts et une gestion fine et rigoureuse des risques.»

La période se solde par une taille de bilan de plus de 3 489 milliards de F.CFA (5,32 milliards d’euros), en hausse de 7% comparée au 31 décembre 2020, soutenue notamment par la bonne performance en matière de collecte des ressources clientèle. Celles-ci ont enregistré plus de 331 milliards F.CFA de dépôts additionnels, soit une hausse de 16%.

Le groupe estime son soutien à l’économie de ses pays de présence à plus de 114 milliards de F.CFA (174 millions d’euros) sur le premier semestre 2021 contre 56 milliards sur la même période en 2020.

Le produit net bancaire ressort en hausse de 21,6%, à 85 827 milliards de F.CFA (130,9 milliards d’euros), « grâce à la bonne performance de toutes les lignes de revenus, sauf celle des commissions de change », précise la communication financière.

Cette performance de l’activité a permis l’amélioration du coefficient d’exploitation qui passe de 69,2% à 63,1% en un an. La hausse de 10,9% enregistrée au niveau des frais généraux comparée au premier semestre 2020 est en ligne avec le renforcement des équipes et le développement du réseau d’agences. Les dépôts de la clientèle s’établissent à 2 456 milliards de F.CFA et les crédits nets à 1686 milliards.

Autant d’éléments qui ont permis un bond de 46% du résultat brut d’exploitation, à 31,6 milliards de F.CFA, et une multiplication par 6,8 fois du résultat net. Et ce, en dépit d’une hausse de 21,8% du coût net du risque, plus que compensée par la performance du résultat d’exploitation « dans quasiment l’ensemble des pays de présence ».

Une organisation améliorée

Évoquant ses perspectives, Oragroup signale que la deuxième phase du projet Digital Financial Services (DFS), lancée en 2019, se poursuit. Elle consiste d’abord à offrir à la clientèle des produits innovants adaptés à ses besoins, puis à contribuer de manière positive à la transformation digitale des économies africaines.

Pour cela, le groupe terminera « d’ici à la fin de l’année » la phase de mise en production de sa plateforme omnicanal KEAZ, déjà déployée dans onze pays. Celle-ci permet d’effectuer des transactions avec le même procédé, via les guichets automatiques ou une application smartphone.

« Malgré la pandémie de la Covid-19, nos équipes poursuivent leurs efforts en matière de performance et de rentabilité, pour atteindre les objectifs fixés par nos actionnaires dans la stricte discipline des coûts et une gestion fine et rigoureuse des risques. »

À travers le nouveau plan stratégique 2021-2025, « notre organisation s’est encore améliorée », se félicite le groupe, qui entend accompagner le retour de la croissance dans ses pays de présence. Oragroup, basé à Lomé (Togo) est la maison mère d’Orabank, groupe bancaire présent dans douze pays d’Afrique de l’Ouest et centrale.

D’autre part, Oragroup s’apprête à lever 50 milliards de F.CFA (76,2 millions d’euros) sur les marchés financiers, via un emprunt obligataire. L’opération sera effective le 4 octobre.

Le prix de l’obligation est de 10 000 F.CFA (15,24 euros) à échéance de sept ans. Le taux d’intérêt ressort à 7,15%. Oragroup entend utiliser ces fonds pour refinancer sa dette, afin de poursuivre le développement commercial de ses filiales et enfin, afin de financer divers projets stratégiques.

Les dirigeants considèrent que la phase de consolidation du groupe, issu de diverses structures, est achevée ; place désormais à la croissance interne et aux gains de rentabilité. L’agence Bloomfield a attribué à la dette long terme d’Oragroup la notation « A » (catégorie « investissement »), avec une perspective favorable.  

@KA

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