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African Banker

Ecobank adopte la solution Fintech de Semoa

La société de technologie financière Semoa développe une solution de paiement facile et rapide, accessible sans carte bancaire et sans grande pratique des outils numériques. Une solution adoptée par Ecobank, qui témoigne des partenariats naissants entre Fintechs et banques.

Par Marie-Anne Lubin

Au Togo, la Fintech Semoa et le groupe Ecobank donnent désormais aux utilisateurs de Mobile money la possibilité d’effectuer des opérations bancaires plus rapidement et plus facilement.

Et ce, dans toute l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine), grâce à un service de banque numérique baptisé « Express cash by Semoa ». Le service est disponible via l’application Whatsapp, ce qui signifie qu’il est disponible 24h/24.

Le groupe panafricain Ecobank, – présent dans 35 pays du continent –, est la première banque à intégrer ce type de service à ses guichets automatiques et à ses points express.

Il suffit aux clients de banques virtuelles comme Tmoney de Togocom et Flooz de Moov-Africa d’envoyer un message Whatsapp à l’assistant virtuel de Semoa – baptisé « Dédé ». Ils obtiennent ainsi un code afin d’effectuer des retraits, payer des factures ou transférer de l’argent à des proches, au Togo et dans toute l’Afrique de l’Ouest.

Selon l’accord conclu entre Semoa et Ecobank, les revenus générés par le service sont répartis à parts égales entre les deux partenaires, ce qui ouvre des perspectives commerciales plutôt attractives pour d’autres Fintechs.

L’interface de programmation d’application (API) développée par Semoa, qui permet aux applications de communiquer entre elles, constitue pour le client une innovation. « Elle affirme le rôle de pionnier de l’Open Banking que joue le groupe en Afrique », se félicite Ecobank dans un communiqué.

En s’appuyant sur cette technologie, le groupe bancaire fait le lien entre l’économie numérique et l’économie monétaire : les commerçants et marchands non bancarisés peuvent accepter et effectuer des paiements numériques, accélérant ainsi l’inclusion financière.

Edem Adjamagbo, directeur général de Semoa, considère que Xpress Cash, en associant l’infrastructure de pointe d’Ecobank aux services en ligne sécurisés de sa société, représente l’« exemple parfait d’un partenariat dans le domaine de l’innovation financière, susceptible de transformer la vie des populations ».

Le fait que les personnes n’ayant pas de compte bancaire ou de carte de crédit puissent désormais retirer de l’argent directement dans des points de retraits bancaires, « change la donne et fait progresser l’inclusion financière », observe le fondateur de Semoa.

Un accès sécurisé

Edem Adjamagbo explique que Whatsapp est un canal bien maîtrisé par les populations peu alphabétisées, qui peuvent l’utiliser en mode vocal. D’ailleurs, Semoa recherche la possibilité d’intégrer des langues africaines dans son outil, afin d’interagir plus facilement avec chacun.

De même, la Fintech togolaise recherche d’autres partenaires bancaires afin d’étendre le service ; Orabank pourrait être le premier d’entre eux. Semoa développe une autre solution de banque en ligne via Whatsapp auprès de la togolaise Sunu Bank (ex-BPEC).

Les clients de cette dernière peuvent effectuer, à partir de leur mobile, des opérations de retrait, de versement et de transfert. Le succès de la Fintech tient dans la capacité de ses solutions à tester la connectivité, l’authentification et l’autorisation des transactions des clients avant l’activation du service de porte-monnaie électronique.

Djiba Diallo est le conseiller principal Fintech au sein de Ecobank. Il précise : « Alors que la banque numérique s’impose de plus en plus, Ecobank rejoint le nombre croissant de banques, de sociétés de cartes et de prestataires de services de paiement dans le monde qui font appel à des développeurs pour créer de nouveaux services et améliorer l’expérience client. »

Ces services sont désormais plus accessibles grâce à l’Open Banking, qui fournit un accès sécurisé aux données de la banque. « Les Fintechs développent des systèmes qui envoient des commandes via une API à des tiers, créant ainsi un service transparent permettant aux clients d’effectuer leurs transactions et d’avoir une vue d’ensemble de leurs finances ».

Selon l’accord conclu avec Ecobank, les revenus générés par le service sont répartis à parts égales entre les deux partenaires, ce qui ouvre des perspectives commerciales plutôt attractives pour d’autres Fintechs. Ecobank encourage ainsi d’autres entreprises de technologie financière à accéder à sa « Sandbox » et son API pour développer des services plus innovants et plus sophistiqués.

Malu

Sur cette problématique des banques et des Fintechs, à lire aussi :

Les Fintechs, ces partenaires des banques

 

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