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African Banker

BIDC : Une présence trop discrète

Période 2016-2020 : 1,32 milliard $

Le ministre sénégalais de l’Économie, des finances et du plan, Amadou Bâ, qui a succédé à son homologue nigériane, Kemi Adeosun, à la présidence tournante du Conseil des gouverneurs de la BIDC, s’est dit conscient de l’ampleur des défis à relever durant son mandat.

Il s’engage à permettre à la banque d’accomplir convenablement sa mission de promotion du financement de programmes et de projets de développement tant nationaux que régionaux pour l’émergence de la Cedeao. « Au cours de mon mandat à la tête du Conseil des gouverneurs de la BIDC, un accent particulier sera mis sur la bonne exécution du Plan stratégique 2016- 2020 », promet Amadou Bâ.

Ce plan stratégique s’articule autour de cinq objectifs : le renforcement du processus de mobilisation de ressources et l’amélioration de la visibilité de la Banque, la promotion de la croissance économique à base élargie et du développement social inclusif, le renforcement de la coopération et de l’intégration régionales, la durabilité environnementale et l’amélioration de l’efficacité et de l’efficience organisationnelles.

En plus de ces défis, il est nécessaire de mettre le focus sur l’efficacité opérationnelle, souligne Amadou Bâ. « Ce n’est qu’à cette seule condition que les résultats escomptés seront atteints, en termes de réalisation des objectifs régionaux de développement, y compris l’appui au financement du Programme communautaire de développement (PCD) 2016-2020 d’une part, et d’amélioration de ses performances institutionnelles, opérationnelles et financières d’autre part. »

Pour financer ce programme, la BIDC prévoit d’injecter 1,32 milliard $ dans l’économie régionale, montant incluant le paiement par les États de la totalité des arriérés en capital. Ces ressources de nature propre, concessionnelle et commerciale doivent être levées tant au plan régional qu’international. Mais la capacité de la BIDC à lever des fonds est conditionnée à la mobilisation des ressources en capital de la Banque, en général, et le paiement par les États de leurs arriérés enregistrés. 

ENCADRE

La BIDC en bref

Issue de la transformation, en 1999, du fonds de coopération, de compensation et de développement instauré en 1975, lors de la création de la Cedeao, la BIDC a démarré ses activités en janvier 2004 sous la forme d’une société holding composée de deux filiales : le Fonds régional de développement de la Cedeao dédié au financement du secteur public et la Banque régionale d’investissement chargée de financer le secteur privé.

En 2006, la Conférence des chefs d’États et de gouvernements de la Cedeao a décidé de réorganiser le groupe en une entité unique dotée de deux guichets, l’un chargé de la promotion du secteur privé et l’autre du développement du secteur public. La BIDC a pour mission de contribuer à la création de conditions permettant l’éclosion d’une Afrique de l’Ouest « économiquement forte, industrialisée, prospère et parfaitement intégrée tant au plan interne que par rapport au système économique mondial », afin de profiter des opportunités offertes par la mondialisation.

Ses domaines d’intervention sont : les infrastructures (qui absorbent 71,8 % du montant des engagements nets cumulés), le transport, l’énergie, les télécommunications, l’agriculture, le développement rural, le secteur social, l’industrie, les services. Les interventions de la BIDC se présentent sous forme d’octroi de prêts à long, moyen et court terme, les prises de participation, l’octroi de lignes de crédit et la mise en place d’accords-cadres pour le refinancement, et les opérations et services d’ingénierie financière.

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