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African Banker

Afreximbank au service de la finance verte

Afreximbank poursuit sa politique d’appui aux projets inclusifs de croissance durable, avec le soutien de l’AFD. Des mécanismes de financement innovants faciliteront les projets futurs répondant aux enjeux climatiques.

Par Kimberly Adams 

Les partenaires de longue date que sont l’AFD (Agence française de développement) et la Banque africaine d’import-export ont signé une nouvelle convention de financement de 150 millions d’euros.

L’accord soutiendra Afreximbank dans sa mise en œuvre de la nouvelle stratégie de financement climatique visant des investissements verts, bas carbone, socialement inclusifs et plus résilients à travers l’Afrique. L’AFD a mis à disposition une subvention de 500 000 euros, dans le cadre du programme de financement, avec lequel elle mènera un programme d’assistance technique en appui à Afreximbank dans l’élaboration de la stratégie de finance durable.

Ce nouvel accord repose sur « la vision partagée selon laquelle l’intégration des objectifs de changement climatique et de développement durable dans le secteur financier africain est essentielle pour relever les défis à venir et réaliser les opportunités disponibles pour le continent ».

Ce faisant, ce partenariat solide entre les deux institutions sera promu à travers Afreximbank et ses institutions partenaires. Elle permettra le déploiement des mécanismes de financement innovants pour le développement durable du continent africain.

L’accord arrive à point nommé, d’autant plus que l’Afrique poursuit la mise en œuvre de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine) au début de l’année prochaine. Cette initiative permet de débloquer de nouveaux arrangements de financement pour financer des projets et des secteurs durables qui renforcent la compétitivité et la résilience à long terme du continent.

Les deux partenaires rappellent que le changement climatique, d’après les estimations des économistes, ampute le PIB de l’Afrique de 2,8% par an, soit environ 100 milliards de dollars.

Afin de faire face aux défis du changement climatique, des solutions de financement doivent être développées via plusieurs méthodes. Celles-ci incluent des flux financiers externes, ainsi que le développement d’instruments spécifiques et plus appropriés qui favorisent le développement durable.

Une énorme opportunité

Dans ce contexte, l’accélération des investissements dans les canaux clés de la résilience climatique et pandémique sur le continent est une priorité absolue pour Afreximbank. Qui cherche à répondre aux principaux défis de développement du continent, notamment la sécurité alimentaire, en renforçant les chaînes de valeur agricoles tout en augmentant l’accès à l’eau et à l’assainissement.

« Les investissements serviront également à améliorer les conditions de vie, à créer des emplois grâce à des investissements dans des infrastructures résilientes et à garantir la disponibilité d’une source d’énergie abordable et durable pour tous », précise un communiqué. De plus, le financement servira à soutenir la création d’installations médicales et d’industries pharmaceutiques de classe mondiale.

Les accords ont été signés par Amr Kamel, directeur général adjoint du Développement commercial et des services bancaires aux entreprises d’Afreximbank, et par Fabio Grazi, directeur du bureau pays de l’AFD pour l’Égypte.

Amr Kamel considère, au sujet de cette signature, que cette facilité nouée avec l’AFD constituait « une énorme opportunité de financement climatique » pour les pays africains. Le partenariat « créera de la valeur à partir des actifs environnementaux et promouvra des investissements respectueux du climat pour soutenir les gouvernements africains et les entreprises africaines dans leur poursuite d’investissements dans les infrastructures et soutiendra leur développement social et économique ».

Renforcer qualité et fiabilité des médicaments

De son côté, Fabio Grazi souligne : « L’accord réaffirme l’engagement de l’AFD et d’Afreximbank à propulser le partenariat stratégique entre nos deux institutions vers de nouveaux sommets pour soutenir le développement économique durable et inclusif de l’Afrique. »

La signature de ce nouvel accord repose sur « la vision partagée selon laquelle l’intégration des objectifs de changement climatique et de développement durable dans le secteur financier africain est essentielle pour relever les défis à venir et réaliser les opportunités disponibles pour le continent ».

Par ailleurs, Afreximbank, la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) et l’Organisation Africaine de Normalisation (ORAN) joignent leurs forces en faveur de l’initiative « Harmonisation des normes pour les produits pharmaceutiques et les équipements médicaux en Afrique ».

Cette initiative vise à renforcer la qualité et la fiabilité des médicaments et des équipements médicaux importés ou produits sur le continent. Elle rejoint les avancées en faveur de l’harmonisation des normes, à l’approche de la ZLECAf.

Cette nouvelle initiative assure que les producteurs de biens sur le continent se conforment à un ensemble d’exigences réglementaires et de normes qualités les autorisant à approvisionner le marché continental avec des produits qui répondent à ces standards. L’harmonisation des normes permet également d’améliorer la qualité de la production de produits manufacturés en Afrique et ainsi de stimuler le commerce et les investissements intra-africains et arabo-africains.

L’initiative, dont la mise en œuvre s’échelonne sur trois ans, a pour première étape l’harmonisation des normes applicables aux produits pharmaceutiques et aux équipements médicaux d’utilités dans le cadre de la réponse à la pandémie de Covid-19.

La deuxième étape consistera à évaluer le niveau d’adaptabilité des normes internationales, régionales et nationales existantes, aux besoins de l’industrie pharmaceutique en Afrique. La troisième phase permettra d’aboutir à l’harmonisation des normes africaines correspondantes et leur mise en application. Pour le long terme, les promoteurs espèrent que cette initiative permettra de mieux répondre aux maladies parfois négligées en Afrique.

KA

 

 

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