x
Close
Actualité African Banker

Access Bank affirme ses ambitions

Access Bank affirme ses ambitions
  • Publiéjanvier 18, 2023

Le groupe bancaire nigérian Access Bank, qui vient de renoncer à l’acquisition de la banque kenyane Sidian Bank, réaffirme sa stratégie de croissance externe, en Afrique et hors du continent. Une diversification destinée à amoindrir les risques.

 

La banque nigériane Access Bank envisage de s’étendre à 26 pays par le biais de fusions et d’acquisitions d’ici la fin 2027, clame une présentation publiée sur la Bourse nigériane.

Plus précisément, la banque espère étendre sa présence en France, au Royaume-Uni, à Hong Kong, à Malte, à Dubaï, en Inde, en Chine et aux Émirats arabes unis, entre autres. Ainsi que, sur le continent, en au Ghana, au Kenya, en Namibie, en Angola, en Éthiopie et en Égypte.

Ce plan s’inscrit dans le cadre de la stratégie quinquennale d’Access Bank. « Dans toute l’Afrique, Access a la possibilité d’étendre ses services financiers aux personnes non bancarisées et d’approfondir son offre de services financiers aux clients bancarisés », explique la communication financière. Qui considère en mesure de capter la demande croissante en services financiers tels que les prêts, les paiements, les assurances.

Access Bank prévoit de tirer parti de sa « forte capacité de fusion et d’acquisition et de sa capacité à se développer organiquement pour créer de la valeur à chaque expansion, en donnant la priorité aux pays ayant une meilleure notation souveraine et un paysage commercial complémentaire ». Plus généralement, la banque des particuliers et des entreprises considère que sa stratégie africaine est renforcée par sa présence sur les principaux marchés internationaux.

En se développant, la banque espère diversifier ses sources de revenus en s’éloignant des conditions d’exploitation risquées en Afrique, et organiser ses opérations en tant que passerelle de paiement mondiale. Elle cherche ainsi à mieux maîtriser le risque et à augmenter sa rentabilité. Il s’agit de « diversifier ses revenus en dehors des environnements opérationnels volatils, d’orchestrer ses opérations en tant que passerelle entre plusieurs continents dans le domaine des paiements, et de mieux gérer ses risques et son exposition aux devises faibles ».

 

Le Kenya, un marché clé

Cette annonce intervient peu après l’échec du projet de rachat de la Sidian Bank du Kenya. En juin 2022, Access Bank avait signé pris l’engagement d’acquérir une participation de 83,4 % dans la Sidian Bank à Centum Investment, basé au Kenya. La banque nigériane y a renoncé le 12 janvier. Les autorités réglementaires du Nigeria et du Kenya avaient pourtant approuvé l’opération. En revanche, Access n’a pas pu dépasser un désaccord avec l’actionnaire majoritaire de Sidian Bank, Centum Investment. Lequel avait pourtant fait de cette cession, évaluée à 37 millions de dollars, un tremplin pour effectuer des acquisitions au Kenya et en Afrique de l’Est.

Tout en annonçant la fin des discussions avec Centum, Access Bank au sujet de la Sidian Bank, la banque nigériane avait fait savoir qu’elle « continuera à explorer des opportunités pour accroître sa part de marché au Kenya ». Ce pays représente pour la banque – qui y compte déjà une filiale –, « un marché africain clé », dans lequel elle souhaite non seulement renforcer sa présence, mais aussi poursuivre sa diversification.

Access Bank est présente dans une douzaine de pays africains, dont le Ghana, le Congo, la Zambie, la Guinée. Le groupe compte des bureaux de représentation en Chine, en Inde et au Liban.

*****

En bref

La chasse aux billets neufs

 

La Banque centrale du Nigeria a décidé de remplacer des anciens billets de banque par des nouveaux. Dans quinze jours, les anciens billets n’auront plus cours, prévient-elle. Cette opération se déroule dans un certain désordre, la population se plaint de ne pas trouver de nouveau billets. Y compris aux distributeurs de banque, affirme un journaliste de la BBC qui consacre une chronique sévère sur cette opération. Indiquant que le président de la Banque centrale est mystérieusement introuvable depuis plusieurs jours.

Les nouveaux billets sont similaires aux anciens, sauf leur couleur. La mesure ne s’accompagne en rien d’une dépréciation technique du naira. Pour l’institut d’émission, cette mesure doit notamment prévenir les achats de vote lors de l’élection présidentielle du 25 février, en empêchant les partis politiques de faire des réserves d’argent liquide.

@ABanker

Écrit par
Kimberley Adams

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *