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Alassane Ouattara devant la Chatham House : La Côte d’Ivoire a renoué avec la croissance

Cette volonté s’est traduite notamment par la mise en place d’Institutions fortes et crédibles. Mais avant de développer davantage ce point, je voudrais indiquer que la Loi fondamentale ivoirienne a été, dans un passé récent, à l’origine des nombreuses crises qu’a connues la Côte d’Ivoire, avec l’instrumentalisation de certaines de ses dispositions. Cette instrumentalisation a contribué à créer une fracture sociale ; une grande partie de la population se sentant marginalisée et même exclue. A cet égard, il convient de rappeler que la première Constitution de 1960 de la Côte d’Ivoire, avait jeté les bases d’un Etat moderne en prévoyant le multipartisme et retenu des critères simples d’éligibilité à la Présidence.

Cette Constitution a assuré au pays, pendant une longue période, un progrès économique, une stabilité politique et une cohésion sociale. La révision constitutionnelle de 1998 et l’adoption de certaines dispositions confligènes dans la nouvelle Constitution adoptée en 2000, ont malheureusement plongé la Côte d’Ivoire dans une décennie de crises graves. Pour rompre définitivement avec ces crises, les Ivoiriens ont adopté à près de 94%, le 08 novembre 2016, une Constitution moderne, impersonnelle, démocratique, consensuelle, fédératrice et qui propose de nouvelles Institutions.

Je suis donc déterminé à faire respecter le fonctionnement normal des institutions de la République afin que nos concitoyens fassent confiance à nos Institutions.

Elle réaffirme l’attachement à la légalité constitutionnelle et aux Institutions démocratiques et fait la promotion de la bonne gouvernance. Elle préserve et renforce l’Etat de droit, les droits, les libertés et les devoirs. La Constitution de la 3è République garantit notamment le droit d’opposition démocratique, la promotion des droits politiques de la femme ou encore la parité entre les hommes et les femmes. Ce sont ces libertés, mais aussi ces droits et devoirs qui vont assurer, comme dans les grandes démocraties telles qu’ici au Royaume-Uni, la stabilité et la paix pour les générations à venir.

Ces libertés, droits et devoirs s’exerceront à travers la consolidation des Institutions existantes et les nouvelles telles que : la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels, chargée de la valorisation des us et coutumes, de la promotion des idéaux de paix, de développement et de cohésion sociale et du règlement non juridictionnel des conflits dans les villages et entre les communautés. Son action quotidienne de sensibilisation et d’éducation des populations participent au maintien d’un climat apaisé, notamment en période électorale. Ces libertés, droits et devoirs s’expriment désormais à travers le Sénat qui permet une plus large participation politique notamment par l’intermédiaire des Collectivités locales. Enfin, ces libertés, droits et devoirs sont garantis par une réorganisation institutionnelle du pouvoir judiciaire, en réaffirmant et renforçant son indépendance.

La Commission électorale indépendante

En vue d’organiser des élections ouvertes, transparentes et apaisées, le gouvernement de Côte d’Ivoire, conformément aux recommandations de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, a initié une série de rencontres et de discussions avec les partis politiques et la Société civile en vue de réexaminer la composition de la Commission électorale indépendante. Désormais, la Société civile y est largement représentée et compte plus de membres que les partis et groupements politiques. A travers cette recomposition de la Commission électorale indépendante, la Côte d’Ivoire a démontré qu’elle est une Nation démocratique, attachée à l’état de droit et respectueuse de ses engagements internationaux.

Dans le cadre des préparatifs du scrutin, le gouvernement a entamé, au cours de ce mois de janvier, des discussions avec les partis politiques et la Société civile, en vue de doter le pays d’un Code électoral, instrument indispensable au processus électoral. En outre, l’opération d’enrôlement a été́ lancée afin de permettre aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens de disposer de toutes les pièces administratives nécessaires à leur participation au vote.

Enfin, à la demande de la Commission électorale indépendante (CEI), l’assistance électorale des Nations-unies, de l’Union européenne, de l’Union africaine, de l’Organisation internationale de la Francophonie et de la Cedeao, a été sollicitée. Ces organisations seront donc invitées à observer le processus électoral.

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