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Société

Togo : La stratégie pour l’emploi des jeunes

Créé en 2005, mais effectif depuis 2012, le FAIEJ soutient les jeunes entrepreneurs dans leurs recherches de financements : « Nous disposons de 700 millions de F.CFA (1,07 million d’euros) répartis entre deux types de gui­chets : financier et technique (mobilisa­tion des acteurs et mentoring) », explique Sahouda Gbadamassi-Mivedor, la direc­trice du Fonds.

Si la mission du FAIEJ repose sur le renforcement des capaci­tés, il propose aussi des crédits à 4,5% aux jeunes entrepreneurs. Les montants alloués varient de 255 000 à 6 millions de F.CFA. « Nous apportons les fonds d’amorçage et nous représentons un réfé­rent auprès des banques », précise-t-elle.

Les demandes de financement les plus récurrentes proviennent du secteur agricole (+60 % de la population active). Sahouda Gbadamassi-Mivedor se féli­cite en particulier des premiers résultats liés à la transformation : « Ce n’est plus l’agriculture archaïque de papa », pré­cise-t-elle tout sourire, mentionnant la réussite de Champiso qui commercialise des boissons à base de soja et de fruits, à l’international.

Son créateur, Komlan Bessanh, s’est lancé, en 2013 dans la production de boissons à base de cham­pignons. Parti de rien, il réalise, chaque mois, un chiffre d’affaires de plusieurs millions de F.CFA.

Les Fonds pour la formation professionnelle

C’est grâce au FAEIJ qu’il a créé Nutri-Togo, la société productrice de Champiso, après avoir suivi une forma­tion approfondie en mycologie pour maî­triser les propriétés des champignons. Une belle réussite qu’aime à rappeler la direc­trice du FAIEJ. En cinq ans, 15 000 jeunes ont été accompagnés et 1 350 projets ont été validés par les banques.

Parallèlement, plusieurs structures financières de soutien à l’entrepreneuriat des jeunes se sont constituées ces der­nières années au Togo, à l’instar du Fonds national pour le financement inclusif (FNFI) et de l’AJSEF (Accès des jeunes aux services financiers), qui leur per­mettent d’accéder à des microcrédits d’un montant maximum de 300 000 F.CFA (457 euros) pour un taux d’intérêt de 8%.

Parallèlement, le Programme d’appui au développement à la base, doté de 7 mil­liards de F.CFA (10,7 millions d’euros), financé par la Bank of Africa (BOA) à hauteur de 6 milliards et par l’État, devrait permettre la création de 12 000 emplois, l’encadrement de 500 GIE (groupement d’intérêts économiques), l’installation de 200 plateformes multifonctionnelles et l’octroi de 4 000 microcrédits.

Maldjo Lamboni, de Barkoissi, dans la région des Savanes, a bénéficié du pro­gramme ; il constate que l’accompagne­ment proposé lui a permis de se « fixer » chez lui : « Avant, j’allais de ville en ville pour trouver quelque chose à faire. J’ai même été jusqu’au Ghana. Maintenant, j’ai mon élevage dans mon village, ma femme et mes enfants sont avec moi. Je n’envisage plus l’exode. » Grâce à son élevage de porcs, il a même créé deux emplois et espère trouver de nouveaux marchés dans la sous-région, à Lomé en particulier.

À ce jour, entre 70 % et 75 % des crédits sont remboursés, selon la ministre. Toutefois, pour accéder aux financements publics, encore faut-il que la jeunesse soit informée des possibilités existantes. C’est la raison pour laquelle la création d’une plateforme d’informa­tion a été annoncée lors des rencontres de décembre dernier…

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