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Femme Africaine

Raoul Coly et la cuisine africaine.

Raoul Coly, propriétaire du charmant restaurant « O petit club » raconte ses débuts dans ce domaine.

Qu’est-ce qui vous a motivé à ouvrir un restaurant ethnique en banlieue parisienne ?

J’ai ouvert un restaurant africain à Puteaux, car il n’en existait pas dans cette ville. Mais il faut dire que je suis passionné de cuisine africaine. Ma première motivation est donc le plaisir de faire découvrir la cuisine africaine plus précisément sénégalaise. 

Au Sénégal, j’ai vécu dans une région verte (Casamance au Sud) où la cuisine est variée et riche. Je veux partager cela avec mes clients. Je précise aussi que j’adore faire la cuisine et j’aime manger. 

Dans votre domaine comment faites-vous face à la concurrence ?

Pour tout vous dire dans la ville de Puteaux, je n’ai pas de concurrence pour ce qui concerne la cuisine africaine. Mon problème a été de convaincre les gens à venir découvrir de nouveaux mets. Cette difficulté n’a duré que quelque temps, car par la suite les clients ont manifesté de l’intérêt et de la fidélité.

Comment vous est venue l’idée d’appeler le restaurant « O petit club » ?

Je n’aime pas le communautarisme. Je ne voulais pas d’un restaurant africain uniquement pour les Africains. Je voulais un restaurant ouvert à tout le monde, car je suis une personne ouverte, je voulais que le restaurant soit un lieu de rencontre d’où l’idée de « club ». Pourquoi « petit » ? Eh bien, cela est dû à l’espace que j’avais auparavant il était petit pour un restaurant. Depuis on a grandi. 

À quel l’univers appartient votre restaurant ?

C’est un univers de rencontre où on peut trouver des personnes de toutes les origines, qu’elles viennent d’Afrique ou d’Europe. La décoration fait un clin d’oeil (pas excessif) à l’Afrique. À titre d’illustration, on a quelques objets africains de décoration.

Quelles spécialités proposez-vous dans votre restaurant ?

Essentiellement des spécialités sénégalaises. On a quand même un met camerounais « le poulet DG ». Globalement, notre cuisine est plutôt inventive.

Votre menu est-il modulable ou fixe ?

Je propose un menu fixe de six plats, même si au Sénégal il y a une multitude de plats. Ce choix nous permet de maîtriser la quantité des plats servis, histoire de ne pas être en manque quand les clients passent des commandes. Dans certains restaurants, il est fréquent que les plats viennent à manquer à cause justement de la non-maîtrise de la quantité. 

Je précise aussi que je propose des « plats du jour » dans la semaine pour apporter un peu plus de nouveauté. À terme quand on fera la cuisine de plusieurs pays d’Afrique, je ferai appel à des personnes spécialisées et je proposerai des soirées africaines à thèmes en fonction des pays.

Quelle clientèle visez-vous ? 

Comme je l’ai dit, je suis contre le communautarisme donc mon restaurant est ouvert à tout le monde. Je milite pour que les gens découvrent des mets diversifiés.

Comment lutter contre le communautarisme alors que votre restaurant est sénégalais ?

La cuisine est sénégalaise, mais je veux la faire découvrir à la population occidentale et même aux autres. Je souhaite que dans mon restaurant on voit toutes les couleurs de peau. Actuellement 80 % de ma clientèle est blanche, maghrébine et occidentale, il y a un vrai mélange, un melting pot.

De quelle manière avez-vous séduit les clients ?

Pour faire connaître le restaurant, au début le bouche-à-oreille a beaucoup fonctionné à Puteaux. En plus des habitants de Puteaux, des salariés comme ceux de Havas et de Bolloré (par exemple) ont recommandé le restaurant à leurs collègues, c’est ainsi que ça a pris. Aujourd’hui, il y a d’autres moyens de communication comme les sites Trip Advisor et Yelps qui sont très visités et Facebook. Mais ce que j’ai le plus aimé c’est le bouche-à-oreille.

Votre conversion d’assureur à restaurateur a-t-elle était facile ?

Au départ, j’étais passionné de cuisine et donc la conversion s’est faite facilement. En réalité je n’aimais pas ce que je faisais dans ma vie d’hier, alors je m’éclate en cuisine, parce que j’aime ce que je fais.

Quels sont vos projets d’avenir ? Un nouveau restaurant ? Une diversification ? 

J’ai déjà ouvert un autre établissement juste à côté de celui-ci : c’est en fait une rôtisserie. Je cuisine là-bas du poulet sur du charbon de bois, c’est un autre concept. Je vais ouvrir un nouveau restaurant peut-être en Afrique. Reste à déterminer quand.

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Written by Femme Africaine

Femme Africaine, bimensuel féminin haut de gamme, est l’un des titres de la presse panafricaine les plus vendus en Afrique. Porte-parole des africaines qui réussissent dans leur vie privée et professionnelle, ce prestigieux magazine répond exactement aux besoins de la femme moderne. C’est le seul magazine féminin africain à être publié en français et en anglais et à être distribué dans tout le continent. Il a obtenu de nombreux Trophées dont celui de la meilleure publication féminine.

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