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Interviews et Portraits

Qu’en pense le ministre Éric Bougouma ?

Le groupe Bolloré s’est engagé à réhabiliter le tronçon Abidjan-Ouagadougou. S’agissant du reste du projet, incluant le Niger et le Bénin, il faut affirmer une volonté politique. Les discussions se poursuivent.

Où en sont les discussions avec la RATP pour le développement d’un réseau multimodal de 700 bus sur Ouagadougou ?

Notre projet de transport urbain est très avancé et les premiers bus ont été livrés. Nous voulons dépasser la réputation de Ouagadougou, toujours considérée comme « la capitale des deux roues». 

Le projet de tramway est-il viable ?

D’ici à 2020, les études de faisabilité seront réali­sées pour mesurer la viabilité du projet. Nous avons engagé les pourparlers pour lancer rapidement la sélection des bureaux d’études.

Comment comptez-vous mobiliser les ressources financières nécessaires à la modernisation des infrastructures ?

La première source de financement est le budget de l’État, lequel consent d’énormes sacrifices. À travers le Fonds spécial routier, en charge du financement de la modernisation et de l’entretien routier, nous levons des ressources sur notre marché financier. Les acteurs privés qui ont adhéré au PNDES tiennent leurs engagements.

Pour une première tranche, le Fonds spécial routier a pu lever 100 milliards de F.CFA, auprès des acteurs privés. D’autre part, l’ensemble de nos partenaires techniques et financiers soutiennent les efforts du gouvernement. Les projets routiers devraient atteindre 3 000 milliards de F.CFA (4,6 milliards d’euros). Nous avons déjà injecté plus de 600 milliards, auxquels s’ajouteront 400 milliards supplémentaires en 2018.

Comment expliquer le retard pris dans la construction de l’aéroport de Donsin ?

Malgré les retards, nous pouvons parler d’avenir ; l’année 2018 sera décisive. D’ici peu, les travaux de VRD (voirie et réseaux divers) seront lancés. S’agissant des travaux « lourds » comme la piste d’atterrissage et l’aérogare, les procédures de sélection des entreprises en charge de les réaliser, seront accélérées et, d’ici à fin 2018, nos partenaires seront identifiés.

Le gouvernement a retenu 2021 pour l’atterrissage du premier avion. Il permettra de désengorger la capitale et fera de l’aéroport international, un hub régional et international de grande capacité, respectant toutes les normes de sécurité.

Que recouvre le projet HIMO ?

Il nous permet de créer des emplois de masse et de réaliser des infrastructures durables, à moindre coût. Au total, 150 000 emplois seront créés d’ici à 2020 et le ministère des Infrastructures à travers l’ensemble de ses projets, a déjà créé près de 50 000 emplois en deux ans.

Quel est l’impact du facteur sécuritaire sur le développement des infrastructures dans le Sahel ?

Cette contrainte a conduit le gouvernement à élaborer le Programme d’urgence pour le Sahel (400 milliards de F.CFA). Ce programme prend en compte la réalisation de diverses infrastructures socio-économiques comme les routes, les hôpitaux, les infrastructures marchandes, les écoles afin d’accompagner le développement intégré au niveau régional.

Quelles mesures ont été prises pour lutter contre le phénomène de la corruption qui affecte sensiblement le secteur des infrastructures ?

Nous sommes engagés dans une lutte sans relâche contre la corruption, au niveau du ministère. Il fut un temps, c’est vrai, où les attributions des marchés publics étaient très affectées par ce fléau. Depuis mon arrivée, la question me semble réglée.

Nous avons signé une convention avec le REN-LAC (Réseau de lutte contre la corruption) et nous n’hésitons pas à ouvrir nos portes à l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption.

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Written by African Business

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