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Interviews et Portraits

Qu’en pense le ministre Éric Bougouma ?

Le PNDES a fait du développement des infrastructures une priorité. Éric Bougouma, ministre des Infrastructures, revient sur les grands chantiers engagés, dans les routes, notamment.

Les infrastructures routières nécessitent de vastes chantiers à l’échelle nationale : quels sont actuellement les principaux projets engagés ?

Depuis 2016, nous avons lancé près de 600 km de routes à bitumer et à réhabiliter. Il s’agit des axes Dédougou-Tougan et Didyr-Toma-Tougan dans la Boucle du Mouhoun.

Propos recueillis par Marie-France Réveillard

À l’Est, nous réhabilitons la RN4, le tronçon Koupéla-Gounghin, dont les travaux ont débuté en 2017 et le reste du tracé, Gounghin-Fada-frontière du Niger, long de 218 km, a fait l’objet d’un appel d’offres. Les soumissions reçues fin février sont en cours d’évaluation. Il sera réalisé sur tout le linéaire.

Dans la région du Centre-Est, se poursuivent les travaux de renforcement de la route communautaire CU9 Koupéla-Tenkodogo-frontière du Togo, longue de 145 km. Dans le Centre-Sud, nous avons lancé en novembre, les travaux de bitumage de la RN29, Manga-Zabré pour désenclaver la zone frontalière avec le Ghana.

Dans la région des Cascades, nous poursuivons la réhabilitation de la RN7, Banfora- Niangoloko-frontière de la Côte d’Ivoire. Des travaux de réfection de voiries urbaines à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso sont également en cours. Enfin, au Sahel et au Centre-Nord, nous avons lancé, en 2016, les travaux de la route Kongoussi-Djibo.

Le président Roch Marc Kaboré a promis lors de sa campagne électorale, de réaliser 5 000 km de pistes rurales pour favoriser le désenclavement des populations isolées. Où en est-on ?

À ce jour, nous avons réalisé 1 200 km et nous avons en chantier près de 800 km de pistes. Nous venons de lancer un appel d’offres pour recruter des entreprises qui réaliseront 1 004 km supplémentaires. D’ici à la fin de l’année 2018, plus de 2 750 km de pistes rurales seront réalisés ou en cours d’achève­ment.

Quels sont les projets du ministère en matière de maintenance du réseau routier ?

Nous disposons de l’entretien périodique qui représente la remise en état et l’entretien courant. Environ 5 000 km de routes du réseau classé font l’objet d’entretien courant et plus de 1 000 km d’entretien périodique.

Pour l’ensemble de ces projets (bitumage, aménagement de pistes rurales et entretien routier), le gouvernement a mobilisé en deux ans, près de 500 milliards de F.CFA (762,2 millions d’euros) auprès de 400 entre­prises dont 90 % sont burkinabè.

Où en est le projet d’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou destiné à stimuler le commerce régional ?

Historiquement, les échanges entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire sont essentiels. Cette route est donc une priorité inscrite dans le cadre de l’intégration régionale. Les études techniques, économiques et environnementales concernant le tronçon Ouagadougou-Bobo-Dioulasso sont achevées.

Nous avons suspendu l’appel d’offres pour des raisons de non-adapta­ tion des textes au regard des exigences de transparence et de célérité, mais nous sommes actuellement en discussion avec de grandes entreprises pour faire avancer ce projet dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Comment expliquer le retard de l’avancement du projet de chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya ?

Un accord a été conclu lors du 5e Traité d’amitié entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, signé à Yamoussoukro. Les travaux sont assez avancés en Côte d’Ivoire. Concer­nant la boucle ferroviaire régionale, qui est un projet lourd impliquant plusieurs pays, nous mettons tout en oeuvre pour qu’il soit réalisé, au moins sur le territoire burkinabè.

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Written by African Business

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