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BF: Première coulée d’or de Semafo en 2018

La compagnie aurifère canadienne Semafo (Société d’exploration minière en Afrique de l’Ouest) exploite au Burkina Faso la mine de Mana, qui comprend les gisements satellites à haute teneur de Siou et Fofina, et développe le projet Natougou.

Par Gérard Choisnet

Elle contrôle un portefeuille de 7 300 km2, « l’une des plus vastes propriétés » du pays. La Semafo a produit 240 200 onces d’or en 2016 à Mana, en diminution de 6% par rapport à 2015 (255 900 onces), mais dans la partie supérieure de la fourchette prévue pour l’exercice, entre 225 000 et 245 000 onces. « Grâce à ces résultats, la société a réussi à atteindre ses objectifs de production pour la neuvième année consécutive » (première coulée d’or en mars 2008).

La quantité de minerai traité, soit 2 753 300 tonnes, a augmenté de 15%,  tandis que la teneur traitée a diminué de 21% à 2,88 g/t, comparativement à 2015. La teneur traitée plus basse découle de la décision d’ajouter 425 000 tonnes de matériel à basse teneur, d’une  moyenne de 0,79 g/t Au, au mélange de minerai traité au cours de l’année. « N’eut été  l’impact de cette décision, la teneur traitée se serait établie à 3,26 g/t d’or pour l’année ».

Sur le plan de l’exploration, le budget initial de la Semafo pour 2017 a été fixé à 23 millions $ (18 millions $ en 2016), dont environ 15 millions $ à Natougou, 5 millions $ au projet Mana et le reste sur d’autres propriétés (la Semafo explore également les zones de Banfora et de Nabanga).

Les ventes d’or ont totalisé 240 600 onces (258 600 onces en 2015, -7%), « générant des revenus annuels de 300 millions $ » (partout en dollars US)

Les dépenses en immobilisations de développement ont représenté 11 millions $ en 2016, comprenant les frais de découverture à Wona Nord et l’achat d’équipement minier.

Les perspectives de Mana pour l’exercice 2017 portent sur une production de 215 000 à 235 000 onces d’or. « L’usine Mana devrait traiter environ 2,4 millions de tonnes à une teneur moyenne de 3,21 g/t d’or et atteindre un taux de récupération de l’or de 91 % en moyenne. En tout, 1,9 million de tonnes de minerai seront extraites des fosses à Siou, Fofina et Wona Nord, à une teneur moyenne de 3,82 g/t , et le reste du matériel traité proviendra des stocks de minerai à basse teneur ».  Le gisement Fofina, comme annoncé antérieurement, « devrait être épuisé dans la première moitié de l’année 2017 »

Des dépenses en immobilisations et exploration de 46 millions $ sont prévues à Mana en 2017, dont 12 millions $ en immobilisations de maintien et 34 millions $ en frais de découverture.

Pour le projet Natougou, « un élément clé de la plateforme de croissance de la société », la Semafo a obtenu fin décembre 2016 le permis d’exploitation minière. Le gisement se trouve dans le sud-est du Burkina Faso, à près de 320 km de Ouagadougou. « Les travaux de construction sont maintenant en cours; les entrepreneurs ont été mobilisés sur le site pour démarrer les travaux de terrassement et la construction des infrastructures civiles ».

Les travaux de conception et d’ingénierie détaillée, achevés à 70 % à fin janvier, devraient être terminés d’ici au début du deuxième trimestre 2017. « À la fin de l’exercice 2016, 17 millions $ du budget total de 219 millions $ prévu pour les dépenses en immobilisations avaient été dépensés ». Ce budget initial de 219 millions $ comprend 42 millions $ en frais de prédécouverture et 18 millions $ pour imprévus.

La première coulée d’or à Natougou est prévue au deuxième semestre de l’année 2018. La production annuelle moyenne attendue au cours des trois premières années est estimée à plus de 226 000 onces. Sur la durée de vie projetée de la mine de sept ans, la production représenterait près de 1,2 million d’onces.

Sur le plan de l’exploration, le budget initial de la Semafo pour 2017 a été fixé à 23 millions $ (18 millions $ en 2016), dont environ 15 millions $ à Natougou, 5 millions $ au projet Mana et le reste sur d’autres propriétés (la Semafo explore également les zones de Banfora et de Nabanga).

À Mana, 1 million$ du budget initial servira à vérifier le potentiel souterrain à Siou. Le budget prévu à Natougou comprend une provision de 8,5 millions $ pour un programme de forage intercalaire en vue de convertir les ressources présumées actuelles dans la zone du flanc Ouest en ressources de catégorie indiquée, et un montant de 1,3 million $ pour des études visant à évaluer le potentiel pour une exploitation souterraine. Le reste du programme d’exploration à Natougou concerne du forage d’exploration à proximité ainsi que sur les permis contigus au gisement.

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Written by African Business

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