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Politique

Niger : Tournant dans la lutte contre Boko Haram

La nouvelle dynamique dans la guerre contre Boko Haram, marquée par des redditions, impose au gouvernement nigérien de définir un statut juridique pour ces éléments démobilisés et de traiter le cas des personnes incarcérées.

 Niamey, Sani Aboubacar

 Le combat contre Boko Haram entre dans une nouvelle phase, au Niger. Plusieurs « Nigériens » engagés dans cette organisation se sont rendus fin décembre 2016, et les autorités s’en réjouissent.

« Nous avons enregistré des démobilisations dans leur camp, qui se sont traduites par des démarches de la part des éléments isolés qui voulaient se rendre. Nous avons facilité le contact avec ces éléments-là et, au total, trente individus se sont rendus, certains avec leurs familles, femmes et enfants », se réjouit le ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum.

 Que faire des individus dangereux ?

 Il explique que ces « démobilisations » sont essentiellement dues au nouveau rapport de force entre Boko Haram et les forces de défense et de sécurité. « Nos forces ont appliqué sur le terrain les instructions du président de la République et depuis lors, nous avons enregistré des succès qui ont eu pour effet d’affaiblir considérablement cette organisation, et ces derniers temps nous avons noté des formes d’actions qui indiquent très clairement que cette organisation a été affaiblie, et qu’il y a lieu d’envisager la paix dans le contexte de cet affaiblissement et de nouveaux rapports de force entre nous».

Depuis, des redditions en cascade ont été enregistrées, selon le président de la République qui parle d’une centaine de combattants s’étant rendus. Il reste cependant au gouvernement la tâche « de mettre en confiance les populations et les chefs traditionnels », constate Kaka Touda, acteur de la société civile de la région de Diffa où sévit Boko Haram.

Plusieurs chefs traditionnels ont été confondus aux éléments et aux complices de ce groupe. Certains ont passé plusieurs mois en prison.

« Il faut dès le début, les mettre en contact avec leurs familles d’origine », conseille le professeur Diallo Boubacar. « Nous ne pouvons pas les lâcher dans la nature et les livrer à la société, parce qu’ils ont quand même commis des crimes. Il est illusoire d’attendre que tout le monde pardonne », se défend Mohamed Bazoum pour qui ces « anciens » membres de la secte « peuvent être des éléments dangereux qui méritent que nous les suivions de près ».

Dans un premier temps, le gouvernement procédera au suivi de ces éléments dans un camp, bientôt opérationnel, en vue de leur « déradicalisation ». Le ministre de l’Intérieur promet également une formation professionnelle pour chacun.

En effet, les spécialistes justifient les départs massifs vers Boko Haram par les questions liées aux difficultés de la vie. « Si maintenant, certains reviennent, il faut créer les conditions pour répondre aux vulnérabilités qui les ont poussés vers ce mouvement violent », suggère l’universitaire Diallo Boubacar.

« Nous avons déjà préparé des partenariats et nous avons des projets d’investissement. Un projet de la Banque mondiale combat contre Boko Haram entre dans une nouvelle phase, au Niger.

Plusieurs « Nigériens » engagés dans cette organisation se sont rendus fin décembre 2016, et les autorités s’en réjouissent.

« Nous avons enregistré des démobilisations dans leur camp, qui se sont traduites par des démarches de la part des éléments isolés qui voulaient se rendre. Nous avons facilité le contact avec ces éléments-là et, au total, trente individus se sont rendus, certains avec leurs familles, femmes et enfants », se réjouit le ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum.

Que faire des individus dangereux ?

Il explique que ces « démobilisations » sont essentiellement dues au nouveau rapport de force entre Boko Haram et les forces de défense et de sécurité. « Nos forces ont appliqué sur le terrain les instructions du président de la République et depuis lors, nous avons enregistré des succès qui ont eu pour effet d’affaiblir considérablement cette organisation, et ces derniers temps nous avons noté des formes d’actions qui indiquent très clairement que cette organisation a été affaiblie, et qu’il y a lieu d’envisager la paix dans le contexte de cet affaiblissement et de nouveaux rapports de force entre nous».

Depuis, des redditions en cascade ont été enregistrées, selon le président de la République qui parle d’une centaine de combattants s’étant rendus.

Il reste cependant au gouvernement la tâche « de mettre en confiance les populations et les chefs traditionnels », constate Kaka Touda, acteur de la société civile de la région de Diffa où sévit Boko Haram. Plusieurs chefs traditionnels ont été confondus aux éléments et aux complices de ce groupe.

Certains ont passé plusieurs mois en prison. « Il faut dès le début, les mettre en contact avec leurs familles d’origine», conseille le professeur Diallo Boubacar.

« Nous ne pouvons pas les lâcher dans la nature et les livrer à la société, parce qu’ils ont quand même commis des crimes. Il est illusoire d’attendre que tout le monde pardonne », se défend Mohamed Bazoum pour qui ces « anciens » membres de la secte « peuvent être des éléments dangereux qui méritent que nous les suivions de près ».

Dans un premier temps, le gouvernement procédera au suivi de ces élé-ments dans un camp, bientôt opérationnel, en vue de leur « déradicalisation ».

Le ministre de l’Intérieur promet également une formation professionnelle pour chacun. En effet, les spécialistes justifient les départs massifs vers Boko Haram par les questions liées aux difficultés de la vie.

«Si maintenant, certains reviennent, il faut créer les conditions pour répondre aux vulnérabilités qui les ont poussés vers ce mouvement violent », suggère l’universitaire Diallo Boubacar. « Nous avons déjà préparé des partenariats et nous avons des projets d’investissement. Un projet de la Banque mondiale.

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