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African Banker

La Tunisie et Private Equity

Elles ont néanmoins eu le mérite de financer nombre d’entreprises même si leur stratégie et gouvernance ne sont pas celles d’un acteur de capital-investissement stricto sensu. Depuis quelques années, les données ont changé ; les équipes renforcées, sont plus compétentes. La profession s’organise et capitalise sur ses réussites et échecs passés.

Elle pourrait, néanmoins, faire mieux. « Le cadre réglementaire de la profession a été amélioré, notamment sous l’impulsion de l’ex-ministre des Finances, Jalloul Ayed, en 2011, mais il reste encore perfectible. D’autant que, sur certains aspects, l’administration demeure soucieuse de ses prérogatives et d’une lecture souvent restric­tive des textes qui n’encourage pas l’évolution du secteur. L’actuel ministre des Finances, Hakim Ben Hammouda, a rouvert le dossier pour remédier aux insuffisances et dynamiser ce secteur structurant pour nos PME », indique Aziz Mebarek.

Pour Adel Grar, directeur général de Jasmin Capital Partners, la conjoncture économique actuelle est propice au développement du Private Equity, d’autant qu’à partir des années 2003, l’investissement est devenu rare ; une situation qui s’est amplifiée au lendemain de la crise financière de 2008. Sur un autre plan, explique cet expert, « l’économie tunisienne s’est toujours fondée sur l’endettement.

Le coût de l’argent étant resté relativement faible, les prêts bancaires sont demeurés longtemps le recours naturel des entreprises ». Bien entendu, l’ouverture de l’économie sur l’international et l’entrée de certaines entreprises dans la phase de transmission – par les premiers promoteurs, arrivés à la retraite, à leurs héritiers – créent un nouveau contexte.

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