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Kibali, l’une des plus grandes mines d’or au monde

Le sous-sol de la République démocratique du Congo recèle d’immenses richesses. Au nord-est du pays, Randgold développe progressivement un important gisement aurifère.

Par Gérard Choisnet

La mine d’or de Kibali est située au nord-est de la RDC, à environ 300 km à l’est d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uélé, à 150 km à l’ouest de la ville frontière ougandaise d’Arua et à 1 800 km du port kenyan de Mombasa. Kibali et ses permis miniers associés sont détenus par Kibali Goldmines SA (Kibali), joint-venture entre Randgold Resources (45%), société ayant son siège à Jersey…

Randgold a également poursuivi en 2016 ses investissements en dehors de l’entreprise commune de Kibali, avec l’achèvement du sondage géophysique régional de la ceinture de Ngayu et le début des travaux de suivi sur le projet Moku, adjacent à Kibali.

…la compagnie sud-africaine AngloGold Ashanti (45%) et la Société minière de Kilo-Moto (Sokimo) congolaise (10%). La mine a été développée et est exploitée par Randgold. La première coulée d’or a eu lieu au troisième trimestre 2013 à partir des opérations à ciel ouvert.

Kibali a terminé l’année 2016 avec une performance crédible après avoir fait face à une série de défis opérationnels ainsi qu’à des contraintes imposées par la flexibilité limitée des mines à ciel ouvert, a déclaré le 18 avril à Kinshasa Mark Bristow, PDG de Randgold.

En plus de la résolution de ces problèmes, l’équipe de Kibali a réussi à maintenir le développement de la mine souterraine sur la bonne voie, en construisant et en mettant en service dans le circuit métallurgique quatre broyeurs ultrafins, et en poursuivant les travaux sur la deuxième nouvelle centrale hydroélectrique d’Ambarau qui a est entrée en service en février cette année. La troisième et dernière des nouvelles centrales hydroélectriques est en cours de construction à Azambi par un groupe de contractants congolais.

La production prévue en 2017 représente quelque 610 000 onces d’or (17,3 tonnes), contre 586 000 onces en 2016. L’exploitation de la mine souterraine de Kibali, avec des projections d’une augmentation considérable de la production, est en bonne voie, et devrait intervenir au cours du

troisième trimestre de cette année. La production annuelle devrait alors augmenter à 750 000 onces environ (21,2 tonnes) à partir de 2018, quand l’exploitation souterraine sera entièrement opérationnelle.

« Kibali a gardé le cap pour devenir l’une des grandes mines d’or du monde malgré les défis de l’année dernière », a déclaré Mark Bristow, déplorant toutefois «  l’instabilité du climat politique de la RDC à l’heure actuelle ».

Le responsable de Randgold se dit en outre préoccupé que le gouvernement ait de nouveau exprimé son intention d’examiner le Code minier de 2002 avec l’intention claire de maximiser les revenus de l’État. « Maintenant, plus que jamais, la RDC devrait s’employer à conserver ses investisseurs existants et à en attirer de nouveaux. Ce n’est certainement pas le moment de récolter davantage du peu d’investissements existants pour un gain à court terme ».

Toutefois Randgold, qui attend 200 millions $ de remboursements de TVA et de droits et taxes, «  maintient ses engagement en RDC et est convaincu que son gouvernement, ses politiciens et sa société civile ont la volonté et la capacité de travailler ensemble pour assurer l’avenir du pays. Nous continuons donc à investir dans l’exploration et à ouvrir la voie du développement au nord-est de la RDC comme une nouvelle région minière aurifère majeure ».

Outre Kibali en RDC, Randgold est présent au Mali avec la mine de Morila (part détenue 40%) qui a produit 54 000 onces d’or en 2016, et avec le complexe Loulo-Gounkoto (80%), qui a livré 707 100 onces. En Côte d’Ivoire, Tongon (89%) a produit 260 600 onces. La production totale de Randgold est ainsi légèrement supérieure à 1,6 million d’onces (45,3 tonnes), dont 36% environ à Kibali.

Les ressources minières à fin 2016 s’élèvent à 17,4 millions d’onces à Kibali, 14,1 millions d’onces à Loulo-Gounkoto,  3 millions d’onces à Tongon et 4 millions d’onces à Morila.

Le projet Massawa au Sénégal (Randgold 83%) représente des ressources supplémentaires de 4,4 millions d’onces, soit des ressources minières globales de 39,3 millions d’onces (1 112 tonnes). Kibali recèle ainsi 44% environ des ressources minières de Randgold.

Randgold a également poursuivi en 2016 ses investissements en dehors de l’entreprise commune de Kibali, avec l’achèvement du sondage géophysique régional de la ceinture de Ngayu et le début des travaux de suivi sur le projet Moku, adjacent à Kibali.

Avec la cartographie régionale et l’étude des sédiments de ruisseau terminée, un certain nombre de cibles ayant une forte minéralisation dans le socle rocheux ont été identifiées, et l’accent est maintenant mis sur l’évaluation et l’établissement d’un ordre de priorités de différentes cibles avant toute campagne de forage.

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