Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

African Business

Gabon : Inauguration de l’huilerie de palme de Mboukou

En Afrique, le Gabon figure parmi les pays les plus propices à l’exploitation du palmier à huile grâce à ses sols et à ses conditions agro-climatiques favorables. Conscient de ces avantages, un partenaire asiatique y développe un important projet.

Par Gérard Choisnet

Le président Ali Bongo Ondimba a inauguré le 11 avril, dans la province de la Ngounié,  l’usine de transformation d’huile de palme de Mboukou, réalisée dans sa plantation de Mouila par le groupe singapourien Olam.

Le chef de l’Etat était accompagné du vice-Premier ministre Bruno Ben Moubamba, du ministre de l’Agriculture, de l’élevage, chargé de la mise en œuvre du programme GRAINE, Yves Fernand Manfoumbi…

« Dans la longue marche vers l’émergence de notre pays, ceci est une étape cruciale », a déclaré le président de la République. « Après l’usine d’Awala à Kango, voilà une deuxième usine complète de transformation d’huile de palme. Il faut aussi rappeler l’âge de cette plantation. J’y ai planté le premier arbre il y a exactement cinq ans. Cinq ans après et plus de 35 000 hectares de palmiers à huile plantés, nous récoltons et nous transformons. C’est ça le Gabon qui gagne. C’est ce Gabon là que les Gabonais souhaitent voir en marche et les fruits sont visibles ».

Représentant un investissement total de 39,6 millions $ soit près de 25 milliards de F.CFA, et la création de 120 emplois, l’usine de Mboukou « permettra de traiter 90 tonnes de régimes de palmier par heure et de produire 138 700 tonnes d’huile de palme brute par an », précisait le Président.

L’huile produite, certifiée par l’association internationale à but non lucratif RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil), sera consommée localement mais pourra aussi être exportée.

Outre les emplois créés, la localité de Mboukou bénéficiera de l’implantation future de logements sociaux, d’écoles, de dispensaires, de routes, et surtout de l’électrification des villages de la zone.

Avec ce projet d’envergure réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) entre l’Etat gabonais (40%) et  Olam (60%), le Gabon fait un nouveau pas vers « la mise en place d’une filière agro-alimentaire gabonaise à vocation exportatrice », relevait le président Ali Bongo Ondimba.

«C’est donc un développement complet et qui nous assurera non seulement une marche vers la diversification de notre économie mais vers l’émergence de notre pays. D’ici une décennie, l’huile de palme génèrera pour notre pays autant de revenus que le pétrole aujourd’hui. »

Dans le cadre de ce partenariat avec l’Etat gabonais, Olam Palm Gabon (OPG) développe une première phase de 50 000 ha de palmeraies (43 200 ha à Mouila et 6 800 ha à Awala dont l’usine est entrée en service en septembre 2015), où les arbres ont commencé à être plantés en 2011.

A pleine production, des rendements de 24 tonnes de régimes de palme et 5,2 t d’huile à l’hectare sont attendus. L’investissement total pour cette phase 1 de développement des plantations, huileries et installations connexes est évalué à 500 millions $ environ.

« Le Gabon a le bonheur de posséder 5 millions d’hectares de terres arables fertiles et un climat tropical », selon Gagan Gupta, patron d’Olam au Gabon. « Une superficie de 300 000 hectares a été affectée pour développement par OPG dans des conditions agro-climatiques appropriées ».

De plus, Olam participe au programme GRAINE (Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés) de l’Etat gabonais dans le cadre de la Société de transformation agricole et développement rural (Sotrader), détenue à 51% par l’Etat et à 49% par Olam.

L’Etat fournit des terres et des financements, et Olam, appuyé par le groupe malaisien Felda, apporte son expertise en plantations de palmiers et pour des cultures comme le manioc, les bananes, les tomates, le poivre…en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire des populations à l’horizon 2030.

Présent dans une vingtaine de pays africains, Olam a commencé en 1999 ses activités au Gabon, où le groupe intervient à travers plusieurs autres PPP avec l’Etat gabonais. Olam Rubber Gabon (Olam 60%, Etat 40%) développe une plantation d’hévéas de 12 000 ha avec une usine de transformation.

Gabon Special Economic Zone (GSEZ), dont les partenaires sont Olam 40,5%, l’Etat 38,5% et l’Africa Finance Corporation (AFC) 21%, gère à Nkok, à une trentaine de kilomètres de Libreville et du port d’Owendo, une zone industrielle multisectorielle de 1 126 ha.

GSEZ Ports, filiale de GSEZ, aménage dans la zone d’Owendo deux nouvelles infrastructures portuaires : un port minéralier de 45 ha gagnés sur la mer déjà en exploitation, et un port de commerce pour conteneurs et marchandises générales de 18 ha dont les activités devraient démarrer à court terme.

Une autre filiale, GSEZ Infras, est chargée d’un programme d’électrification rurale de 1 870 km de lignes HT et 451 km de lignes BT et d’un projet de conduite d’eau de 65 km pour alimenter Port-Gentil. Enfin, Gabon Fertiliser Company (Olam 80%, Etat 20%) envisage un projet d’usine d’engrais ammoniac/urée de 1,3 million t/an.

Rate this article

Author Thumbnail
Written by African Business

Fort de son succès, ce magazine est une référence pour les femmes et les hommes d’affaires en Afrique. Il permet aux décideurs d’avoir une approche concrète du marché et de saisir de nombreuses opportunités à travers le continent africain. African Business est respecté et reconnu pour son intégrité éditoriale et sa contribution au développement de l’Afrique. Tous les secteurs de l’économie sont couverts par des journalistes renommés. Les numéros annuels sur les “200 Premières banques” et les ‘‘250 Premières entreprises’’ sont devenus de réels outils de travail et des indicateurs du climat des affaires en Afrique. Chaque année, les Trophées d’African Business récompensent la réussite des entrepreneurs et des les entreprises les plus performantes du continent.

Related Posts

Recevez nos Newsletter

Si vous souhaitez recevoir par mail une information pertinente, crédible et incontournable, inscrivez-vous à notre newsletter.

Aidez-nous à améliorer notre contenu