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Art et Culture

CirkAfrika 3 : Epoustouflant ! Rythmé ! Coloré…féerique !

Époustouflant ! Rythmé ! Coloré…féerique. Le spectacle CirkAfrika 3 du producteur Alain M. Pacherie qui se joue actuellement à Paris est tout simplement un chef d’œuvre à voir…  

Reportage de Serges David

Le plus grand chapiteau d’Europe dressé majestueusement à la pelouse de Reuilly dans le 12è arrondissement de Paris est pris d’assaut par les quelques 5500 spectateurs. C’est à cet endroit que le producteur Alain M. Pacherie a décidé de faire jouer la magie, un dosage savamment millimétré entre les artistes venus des contrés les plus éloignés de l’Afrique.

Alain Pacherie voulait que ce spectacle soit un excellent trait d’union qui traduit un voyage où se mélangent à la fois un parfum énergique, voluptueux et poétique dans les coins et recoins de l’Afrique en partant de Zanzibar pour atteindre les portes de l’Orient. C’est réussi…

Samedi 25 novembre, le froid ne peut empêcher les Afficionados d’apprécier les différents artistes qui se produisent sous le gigantesque chapiteau. La Tanzanie est à l’honneur avec l’orchestre qui interprète royalement des airs communs et connus des couplets africains. Le décor est ainsi planté.

Alain Pacherie voulait que ce spectacle soit un excellent trait d’union qui traduit un voyage où se mélangent à la fois un parfum énergique, voluptueux et poétique dans les coins et recoins de l’Afrique en partant de Zanzibar pour atteindre les portes de l’Orient. C’est réussi…

Une belle occasion pour les jongleurs éthiopiens de monter sur scène et de friser la perfection dans leur numéro. Au tour des acrobates du même pays. Les mouvements gymniques sont synchronisés, les combinaisons emportent les spectateurs. A côté, dans la salle, des Marocaines ne peuvent calmer leur enthousiasme, les « you-you » fusent ! Parce que justement, c’est électrique ce qui se passe sur scène, c’est sublime.

Viennent ensuite les Kenyans, dans un numéro de ballet diablement mené et rondement joué. C’est l’extase. La salle ne se retient pas. Les applaudissements assourdissants témoignent de la vitalité et de la beauté des talents des artistes.

[A LIRE] http://magazinedelafrique.com/cirkafrika3-de-zanzibar-aux-portes-de-lorient/ 

Moment d’intenses émotions et de « frayeurs » avec la prestation de l’Ethiopie dans la « planche coréenne ». On réalise en ce moment même que les artistes qui se produisent ont le métier consommé. Ils brillent par un insolent talent et un professionnalisme derrière lesquels se niche un travail d’entraînement qui ne laisse pas la place à l’amateurisme.

Et lorsque l’artiste marocain se livre à ses combinaisons mi-contorsionniste, mi-acrobate, la salle en ce moment-là retient son souffle. Les jeux de lumières adossés à la difficulté du numéro, la dextérité du Marocain achèvent de convaincre qu’Alain M. Pacherie et ses collaborateurs ont vu grand et juste. Le numéro joue avec les nerfs des uns et des autres, il additionne les montées d’adrénaline et les salves d’applaudissements. C’est juste féerique !!!

La salle est conquise, elle lance des slaves d’applaudissements, crie, partage avec les artistes ce moment quasi-unique où deux mondes se rencontrent : celui de l’Afrique et de l’universel.

Avant l’entracte, les échassiers (trois mètres de haut) du groupe Afuma [http://www.ateliers-frappaz.com/afuma-les-echassiers-du-togo] venus du Togo se livrent à un show digne des grands artistes du continent noir. Tout est fait « maison », millimétré, ils enchaînent les figures, jouent à faire peur, mais toujours dans la maîtrise et dans la finesse. En face, un public en mode délire, scande à tout va, hurle, salue la prestation des artistes. La musique bien choisie ajoute une note de rythme endiablé au point de se surprendre le spectateur en train d’applaudir à tout rompre.     

Entracte : plus fort que jamais

La pause de 20 minutes ne casse pas le rythme imposé à la soirée. A la reprise, les Ethiopiens – visiblement très en verve – « attaquent » avec un numéro de « mats », puis de « Diabolo ». Encore une fois, les artistes font preuve d’une grande maîtrise de leur sujet, ils en mettent pleins les yeux, et poussent les spectateurs dans leurs derniers retranchements.

Ils vont, à travers leur scène, les chercher, la réponse est immédiate, une parfaite osmose entre public d’une part et créations artistiques d’autre part. La communion est totale et devient fusionnelle, lorsque CirkAfrika laisse libre court à son imagination à travers le numéro « Parade ». La salle est conquise, elle lance des slaves d’applaudissements, crie, partage avec les artistes ce moment quasi-unique où deux mondes se rencontrent : celui de l’Afrique et de l’universel.

Alain M. Pacherie a choisi cet instant pour permettre un voyage fait de son, de rythme, de poésie, de recherche d’expression culturelle : l’Afrique est visitée, elle part de la Tanzanie, via les vents contraires, rencontre l’Afrique de l’Ouest à travers le Ghana et la Côte d’Ivoire dans le tour des « Bassines » et par le truchement des « Sangles » embrasse le royaume chérifien, après avoir fait un tour encore en Ethiopie avec « Rolla, Rolla » et en Afrique du Sud.

Stupéfaits et morts de rire en même temps, il ne vous reste plus qu’à tomber dans les bassines ivoiro-ghanéennes qui vont vous mettre sens dessus-dessous à un rythme endiablé. La musique trépidante va alors laisser place à une mélopée apaisante et vous serez hypnotisés par la fluidité de la danse aérienne de Younès Es-Safy, lauréat du mondialement reconnu Festival du Cirque de Demain en 2016… Ce spectacle troisième du genre, se déroule jusqu’en janvier 2018 pour une coquette somme à partir de 19 euros.

C’est à Brooklyn, en 2002, que débute l’histoire de CirkAfrika. Alain M. Pacherie découvre l’Universal Circus, un cirque communautaire fait par des Noirs à destination de la population noire américaine. Sous le chapiteau où il s’avère être le seul Blanc caucasien, il ressent un choc émotionnel puissant (…) De cette expérience inattendue, naît immédiatement le désir de partager avec le public français cette force émotionnelle. En 2012, CirkAfrika naît au Cirque Phénix. Durant ce parcours culturel, les clowneries de José apporteront une note amusante aux uns et aux autres.

*Voir horaires précis sur www.cirquephenix.com

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