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African Banker

Côte d’Ivoire : Secteur bancaire : Solidité

Les banques ivoiriennes affichent une bonne santé. Elles doivent innover et parvenir à une meilleure bancarisation du pays.

Par Gérard Choisnet et JO

Les banques ivoiriennes continuent d’afficher de bonnes perspectives. « Au 31 octobre 2017, les prévisions donnent des ressources de 9,111 milliards de F.CFA, soit une hausse de 16 % par rapport à octobre 2016, contre 7,409 milliards de F.CFA en emplois (+15 %) », indique l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI).

Pour l’année 2016, le niveau de crois­sance (7,8 %) a permis un niveau élevé des investissements et de la consommation. Le pays reste le champion avec 29 banques et 137 établissements financiers ainsi que 606 agences de banques sur l’étendue du terri­toire. Au chapitre des emplois-ressources, 7 685 milliards de F.CFA (11,7 milliards d’euros) de dépôts et 8 323 milliards de F.CFA (12,7 milliards d’euros) en emplois témoignent de la vitalité du secteur.

Enfin, les crédits à la consommation ont augmenté de 16 %, les banques ayant consenti d’importants efforts en ce domaine. De plus, la maîtrise des risques (-13 %) laisse comprendre que la zone est fiable. Ceci dans un contexte plus porteur au niveau régional, l’inflation semblant maîtrisée.

Les sept premières banques ivoiriennes en chiffres

Le total de bilan cumulé des sept prin­cipales banques de Côte d’Ivoire à fin 2016 approche les 7 000 milliards de F.CFA. Cinq d’entre elles sont l’émanation de groupes étrangers, contre deux d’origine locale.

La masse bilancielle totale des sept banques s’établissait à 6 922 294 millions de F.CFA au 31 décembre 2016, avec en tête la Société Générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI), filiale du groupe français Société Générale (20,54% de la masse bilancielle totale).

Celle-ci est suivie de : Ecobank Côte d’Ivoire, du groupe panafricain Ecobank (19,25 %, 2e) ; la Banque Atlantique Côte d’Ivoire (BACI) du groupe marocain Banque centrale populaire (BCP) (18,20 %, 3e) ; la Société ivoirienne de banque (SIB) du groupe marocain Attijariwafa bank (13,10 %, 4e) ; la NSIA Banque CI (ancienne BIAO-CI) du groupe ivoirien NSIA (12,18 %, 5e) ; la Bank of Africa (BOA) CI du groupe BMCE Bank (Banque marocaine du commerce extérieur, 9,00 %, 6e) ; et la Banque nationale d’inves­tissement (BNI), société d’État (7,73 %, 7e).

Les trois premières banques selon le critère du total de bilan : SGBCI, Ecobank CI et BACI, affichent chacune un montant supérieur à 1 000 milliards de F.CFA, et représentent à elles trois 58 % de la masse bilancielle cumulée des sept établissements.

Au passif, les ressources clientèle (dépôts de la clientèle) totales s’éle­vaient à 4 743 038 millions de F.CFA à fin décembre 2016, avec encore au 1er rang la SGBCI (24,78 % du total), la seule au-dessus des 1 000 milliards de F.CFA pour ce critère. Suivent la BACI (17,05 %, 2e) ; Ecobank (15,60 %, 3e) ; la SIB (13,00 %, 4e) ; la NSIA (12,53 %, 5e) ; la BNI (9,83 %, 6e) ; et la BoA (7,22 %, 7e).

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Written by African Banker

C'est le seul magazine dédié au secteur bancaire et financier en Afrique. Deux éditions en français et en anglais couvrent la totalité du continent. African Banker est un réel outil de travail pour tout les acteurs de ce secteur. Le monde bancaire et financier connaît une croissance et une concurrence de plus en plus fortes et joue un rôle essentiel dans le développement économique de l’Afrique.

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