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African Business

Brèves économiques africaines

Orange et Engie électrifient les zones rurales – Orange et Engie ont lancé un plan de déploiement de près de 1 000 kits solaires au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun. Plusieurs villages dans des zones rurales ont été identifiés pour participer à la première phase de ce programme pilote. 

Orange et Engie électrifient les zones rurales

Orange et Engie ont lancé un plan de déploiement de près de 1 000 kits solaires au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun. Plusieurs villages dans des zones rurales ont été identifiés pour participer à la première phase de ce programme pilote. Les kits se présentent sous la forme d’un panneau solaire relié à une batterie permettant l’alimentation des appareils domestiques. Dans le cadre de ce partenariat, Engie fournira les kits solaires au travers des entreprises BBOXX et Fenix International et se chargera de l’installation et de la maintenance des équipements ; Orange assurera le déploiement commercial et la gestion du paiement via Orange Money.

CANAL+ signe deux accords avec The Walt Disney Company

Le groupe Canal + et sa filiale Canal+ Overseas ont signé deux accords de diffusion et de distribution avec The Walt Disney Company.

À travers un accord pluriannuel, Canal+ diffusera les films et séries produits par les diffé­rents studios Disney sur les chaînes Canal en Afrique subsaharienne francophone. L’accord a pris effet dès le mois de novembre avec la diffu­sion de l’intégralité des Star Wars. Un accord de distribution exclusive pour l’intégralité des chaînes Disney a été conclu. Canal + Overseas est ainsi le seul opérateur en Afrique à proposer à travers son offre de TV payante Les bouquets Canal+ l’intégralité des chaînes Disney.

La BEI appuiera Impala Energy

La Banque européenne d’investissement (BEI) envisage d’investir 40 millions d’euros dans Impala Energy, pour développer, construire et exploiter des centrales électriques à énergie renouvelable et au gaz ainsi que des lignes de transport d’électricité en Afrique subsaharienne. Le coût total du projet est évalué à 250 millions d’euros.

RÉGIONAL

La BM double ses financements contre le changement climatique

À l’occasion de la COP22 à Marrakech, le vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), Hafez Ghanem (photo), a présenté un nouveau plan pour renforcer son soutien aux pays de cette zone confrontés aux multiples menaces découlant du change­ment climatique.

Le Plan d’action climatique pour la région MENA devrait ainsi pratiquement doubler la part des financements dédiés à cette lutte au cours des quatre prochaines années, pour la porter à quelque 1,5 milliard $ par an d’ici à 2020. Les quatre axes de ce plan sont : sécurité alimentaire et hydrique ; adaptation durable des villes à la nouvelle donne climatique ; transition vers des énergies décarbonées ; protection des plus pauvres, les plus exposés aux conséquences du changement climatique.

ALGÉRIE

Appel d’offres pour 4 000 MW d’énergie renouvelable

« Pour amorcer le développement du secteur des énergies renouvelables en Algérie et contribuer à faire de ce secteur innovant un puissant moteur de croissance de l’économie », le Forum des chefs d’entreprise (FCE, patronat algérien) a l’intention de « supporter un vaste programme de développement de 2 GW de fermes solaires photovoltaïques ».

Ces projets, qui seront exécutés essentiel­lement par le secteur privé, seront déployés sur cinq ans pour un investissement total de plus de 2,5 milliards $. Plusieurs indus­triels du secteur privé participeront à ce vaste tiums faisant participer de manière équilibrée des partenaires algériens et internationaux.

La réalisation de ces projets permettra la création de plus de 80 000 emplois qualifiés à travers l’ensemble du territoire national, et un transfert de technologies et de savoir-faire.

Le programme national de développe­ment des énergies renouvelables, adopté en 2015, prévoit de produire 22 000 MW à l’ho­rizon 2030, soit près de 27 % de la produc­tion d’électricité. Le solaire photovoltaïque participera à hauteur de 13 575 MW, l’éolien 5 010 MW, la biomasse 1 000 MW, la cogéné­ration 400 MW et la géothermie 15 MW.

« Un programme est en cours d’élabora­tion à l’échelle nationale visant la production de 4 000 MW d’électricité à partir des énergies renouvelables (solaire et éolienne) », précise le PDG du groupe Sonelgaz, Mustapha Guitouni. Le ministère de l’Énergie élabore actuellement le cahier des charges de ce projet. L’attribution de contrats dans le cadre des 4 000 MW sera « conditionnée par la réalisation d’investissements dans le domaine industriel ».

Coentreprise dans le ferroviaire

Une société mixte algéro-espagnole, qui fabriquera en Algérie des appareils de voie et des appareils de dilatation pour les rails, a été constituée entre l’entreprise publique d’infrastructures ferroviaires, EPE/Infrafer, et la société espagnole DF-Rail (groupe Duro Felguera).

Dotée d’un capital de 1 milliard DA, soit 8,49 millions d’euros (51 % pour la partie algérienne et 49 % pour le parte­naire espagnol), la société vise dans un premier temps à satisfaire la demande locale, avec un taux d’intégration de 20 % durant les deux premières années, et 100 % après dix ans. L’objectif est de « substituer à l’importation de ce type d’appareils et acquérir la tech­nologie de fabrication avec des taux d’intégration progressifs », précise EPE. Les projets ferroviaires en cours de lancement nécessitent la fourniture de 2 000 appareils supplémentaires à l’horizon 2025. L’Algérie « a trouvé un partenaire qui va partager avec elle cette tech­nologie à travers la formation et l’intégration nationale, permettant au pays d’être autonome et expor­tateur dans dix ans », souligne EPE.

MAROC

Appel d’offres pour le projet solaire photovoltaïque « NOOR Tafilalt »

L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a ouvert l’accès au dossier d’appel d’offres du projet NOOR Tafilalt pour la construction, l’exploitation et la maintenance de trois centrales solaires photovoltaïques d’une puissance unitaire de 40 MW, soit une puissance totale de 120 MW.

Le projet sera réalisé dans le cadre d’un marché clé en main avec un contrat opération et maintenance de cinq ans et sera mis en service en 2018.

Le projet photovoltaïque NOOR Tafilalt bénéficie d’un prêt de la BIRD pour 125 millions $ et d’un prêt concessionnel du Fonds pour les technologies propres (FTP) géré par cette banque (26 millions $).

Le plan de développement de centrales photovoltaïques de l’ONEE porte sur une puissance installée totale de 400 MW pour un investissement d’environ 800 millions $.

Contrat à ACWA Power pour trois centrales solaires

En marge de la COP22 à Marrakech, un consor­tium conduit par la société saoudienne ACWA Power a signé avec le MASEN (Agence marocaine pour l’énergie durable), un accord pour développer et exploiter un complexe de centrales solaires photovoltaïques (PV) d’une puissance totale de 170 MW. Ce programme NOOR PV 1, d’un coût total de 220 millions $, est composé de trois projets distincts : NOOR Ouarzazate IV (70 MW), NOOR Laâyoune (80 MW) et NOOR Boujdour (20 MW). Le financement sera assuré par MASEN, avec le support de la banque allemande de déve­loppement KfW (NOORo IV, 60 millions d’euros), et par les revenus des premiers Green Bonds émis au Maroc. ACWA Power développera le programme NOOR PV 1 dans le cadre d’un BOOT (construction-exploita­tion-transfert) de 20 ans, en collaboration avec le groupe chinois Chint et les groupes indiens Sterling & Wilson et Shapoorji Pallonji. La construction de NOOR PV1 débutera au 1er trimestre de 2017 et durera 12 mois.

Allianz reprend la filiale de Zurich Insurance

Norton Rose Fulbright, cabinet d’avocats d’af­faires international, a conseillé Allianz dans le cadre de l’acquisition de Zurich Assurances Maroc, la filiale marocaine de Zurich Insurance Company. L’opération a été finalisée en novembre, après l’obtention des autorisations réglementaires requises.

Au travers de cette acquisition au Maroc, deuxième marché assurantiel d’Afrique, Allianz souhaite se renforcer sur ce continent dont les perspectives de crois­sance sont importantes.

Le groupe allemand est déjà présent dans 15 pays d’Afrique. Zurich Assurances Maroc, qui compte environ 600 000 sous­cripteurs, intervient sur les marchés de l’as­surance-vie et de l’assurance immobilière au Maroc et a généré 114 millions d’euros de primes émises brutes en 2015.

TUNISIE

Lancement des travaux du Port financier de Tunis

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a lancé les travaux de construction du Port financier de Tunis, situé à El Hassiane, dans la délégation de Raoued (gouvernorat de l’Ariana), un projet plusieurs fois reporté.

Financé par la Gulf Financial House (GFH), banque d’investissement installée à Bahreïn, et piloté par Tunis Bay Project Company (Tunis), ce programme prévu sur 520 hectares pour un coût de plus de 3 milliards $, comprendra une cité intégrée abritant une université des Finances, un complexe commercial, des hôtels 5 étoiles, un port de plaisance de 30 hectares, un terrain de golf adapté aux compétitions internationales… Le projet sera réalisé en quatre étapes d’aménagement et lotissement.

« Le coup d’envoi des travaux des deux premières phases de ce projet représente un message fort aux investissements étrangers », a déclaré Youssef Chahed. « La Tunisie espère encore devenir un hub d’investissement en Afrique du Nord distingué par son attractivité et sa compétitivité… Nous serons en mesure de nous remettre au-devant de la scène régionale et mondiale. »

Ouverture de l’autoroute Oued Zarga-Boussalem

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed (photo), a ouvert l’exploitation de l’autoroute entre Béja et Jendouba, au niveau du tronçon reliant Oued Zarga et Boussalem d’une longueur de 54 km. L’autoroute Oued Zarga- Boussalem a coûté environ 430 millions DT (175 millions de d’euros) dont 55 % financés par l’État tunisien, le reste venant du Fades. Les travaux ont été assurés par la Soroubat (Tunisie) et l’entreprise italienne Todini.

L’autoroute Tunis-Béja-Jendouba permet de relier la capitale à Béja en moins d’une heure, et Béja à Boussalem en 20 minutes. Par ailleurs, le ministère de l’Équipement propose de lancer une consultation publique pour la réalisation d’une autoroute reliant Boussalem à la frontière algérienne.

RÉGIONAL

Des perspectives d’exportation de GNL

Le ministre du Pétrole, de l’énergie et des mines de Mauritanie, Mohamed Abdel Vetah (photo), et le ministre de l’Énergie et du déve­loppement des énergies renouvelables du Sénégal, Thierno Alassane Sall, se sont réunis mi-novembre à Paris avec Andrew G. Inglis, PDG du groupe américain Kosmos Energy, pour discuter de l’accord de coopération intergouvernementale qui permettra le déve­loppement du champ de gaz transfrontalier Grand tortue/Ahmeyim.

« Les efforts nécessaires seront consentis afin que l’accord de coopération intergouvernemen­tale soit approuvé dans les meilleurs délais, pour permettre une prise de décision finale d’inves­tissement à la fin de l’année 2017 ou au début de l’année 2018 », ont déclaré les participants.

Andrew Inglis précise : « À la suite de nos découvertes gazières de classe mondiale au large de la Mauritanie et du Sénégal, nous élaborons un programme de forage multi-puits à entre­prendre mi-2017, qui ciblera l’un des plus larges prospects d’exploration non-foré identifié le long des marges atlantiques ».

Kosmos, dont les intérêts dans ce projet sont de 60 % au Sénégal et 90 % en Mauritanie, estime les ressources brutes totales du complexe Grand Tortue/Ahmeyim à plus de 700 milliards m3, susceptibles d’aug­mentation.

Financement chinois pour le barrage d’Adjarala (Bénin/Togo)

Le gouvernement béninois a approuvé des accords de prêt concessionnel et de crédit acheteur privilégié à taux préférentiel, signés avec China Eximbank dans le cadre du finan­cement du projet d’aménagement du barrage hydroélectrique d’Adjarala (PABHA), pour un montant total de 150 milliards de F.CFA. Ces accords de financement portent sur : un prêt concessionnel de 400 millions de yuans, équivalent à 33,846 milliards de F.CFA ; et un crédit acheteur privilégié à taux préfé­rentiel de 211,3 millions $, équivalent à 116,221 milliards de F.CFA.

Ce projet du Bénin et du Togo vise à mettre en valeur le potentiel hydroélectrique du fleuve Mono, commun aux deux pays. Il leur permettra de disposer d’une capacité énergétique de 147 MW avec un productible annuel de 461 GWh par an, et d’une produc­tion halieutique évaluée à 800 tonnes par an, ainsi que l’irrigation de près de 40 000 hectares de terres. Le ministre d’État, secrétaire général à la Présidence, Pascal Koupaki, précise : « Le coût global de construction de ce barrage hydroé­lectrique commun est de 300,135 milliards de F.CFA (457,6 millions d’euros). Son finance­ment est imputé pour moitié à chaque pays ». Les travaux, qui devraient durer environ quatre ans, seront réalisés par Sinohydro.

BURKINA FASO

Développement des économies locales

Le chef de l’État, Roch Marc Christian Kaboré (photo), a présidé fin novembre à Dori, chef-lieu de la région du Sahel, la cérémonie officielle de lancement du Programme d’appui au déve­loppement des économies locales (PADEL).

D’un coût de 339 milliards de F.CFA (516,8 millions d’euros), financé par l’État (40 %), les partenaires techniques et financiers (55 %) et les collectivités territoriales (5 %), le PADEL s’étend sur la période 2016-2020 et couvre les 13 régions du Burkina. Sa mise en oeuvre se fera de manière progressive. La région du Sahel a été choisie pour la phase pilote du programme, d’où son lancement à Dori.

CÔTE D’IVOIRE

Première bière de Brassivoire

Célébrant la première année d’existence de la brasserie, Brassivoire a présenté « Ivoire », sa première marque de bière brassée en Côte d’Ivoire. Cette nouvelle unité est déte­nue à 51 % par Heineken et à 49 % par CFAO. Représentant un investissement de 100 milliards de F.CFA, la brasserie a une capacité de 1,6 million d’hectolitres par an, et générera la création d’environ 700 emplois directs. « Nous avons tenu à lancer cette marque pour permettre aux Ivoiriens de la découvrir et de passer d’excellentes fêtes de fin d’année avec une bière de qualité », a déclaré le directeur général de Brassivoire, Alexander Koch.

Pacte d’actionnaires pour le terminal GNL

Le consortium Côte d’Ivoire GNL (CI-GNL), conduit par Total, a la responsabilité de développer et opérer le terminal ivoirien de regazéification de gaz naturel liquéfié, d’une capacité de 3 millions de tonnes par an.

Fin novembre à Abidjan a été signé le pacte d’actionnaires entre Total (34 %), qui sera l’opérateur du projet, les sociétés nationales PETRO CI (11 %) et CI Énergies (5 %), SOCAR (26 %), SHELL (13%), GOLAR (6 %) et Endeavor Energy (5 %).

La mise en service du terminal est attendue pour mi-2018. Le projet dont le coût global est évalué à 200 millions $ (120 milliards de F.CFA)prévoit la construction d’une unité flottante de stockage et de regazéification du GNL (FSRU) à Vridi, dans la région d’Abidjan, et un gazoduc connectant le FSRU aux centrales électriques, ainsi qu’aux marchés frontaliers raccordés au réseau ivoirien. Ces réalisations permettront à la Côte d’Ivoire de devenir le premier hub régional d’importation de GNL d’Afrique de l’Ouest et de couvrir la demande régionale et domestique.

Financement bouclé pour la baie de Cocody

En marge de la 22e COP22 à Marrakech, le président Alassane Ouattara a rencontré mi-novembre Saïd Zarrou, directeur général de l’Agence pour l’aménagement du site de la lagune de Marchica, structure marocaine en charge du projet de sauvegarde et de valorisa­tion de la baie de Cocody, à Abidjan.

Selon Saïd Zarrou, le financement de ce projet, dont l’achèvement des travaux est prévu pour fin 2020-début 2021, est aujourd’hui « bouclé », avec une enveloppe de 450 millions $. Les différents volets du projet comprennent notamment la maison « Ivoire », la marina, le parc urbain, l’hôtel de luxe, le viaduc, etc.

GUINÉE

Le groupe israélien Tahal souhaite investir

À la suite de la reprise, en juillet dernier, des rela­tions entre la Guinée et Israël, après 49 ans de rupture, une délégation du groupe Tahal a été reçue fin novembre par la ministre de l’Éco­nomie et des finances, Malado Kaba (photo). Plusieurs domaines d’investissement éventuels ont été examinés : le traitement des eaux usées, le drainage des eaux, la production d’eau potable pour les villes. Il a aussi été question d’échan­ger sur les secteurs agricoles et environ­nementaux. Tahal envisage d’investir 400 millions $ en Guinée.

MALI

Aménagement de 30 000 hectares de terres agricoles

Toya Holding, une société d’investissement turque, a signé une convention avec l’Office du Niger. Le ministère de l’Agriculture faci­litera l’acquisition de 30 000 hectares de terres dans la zone Kareri de l’Office du Niger (région de Ségou) pour le développement et la production du coton.

Le nouveau PDG, Mamadou M’Baré Coulibaly, rappelle que le coton est une culture ancienne à l’Office du Niger.

NIGER

Une centrale hybride pour Agadez

Une équipe d’experts mandatée par la Commission européenne est arrivée fin novembre au Niger pour entreprendre l’étude de faisabilité d’une centrale hybride photovol­taïque-diesel dans la ville d’Agadez (Nord), sur la base d’un projet présenté par le ministère de l’Énergie. L’objectif est de faire face aux défi­cits d’électricité récurrents dans cette région, aggravés par la surpopulation engendrée par les flux migratoires. Le projet porte sur une centrale hybride de 11,2 MW composée d’une partie thermique de 5,6 MW et d’une partie photovoltaïque de même puissance, qui viendrait renforcer la capacité fournie actuel­lement par la Sonichar (37 MW à partir du charbon local). L’AFD (Agence française de développement), également concernée comme partenaire principal pour le financement de ce projet, a participé aux travaux.

SÉNÉGAL

Adaptation du secteur pêche aux changements climatiques

Les ministres de la Pêche et de l’économie mari­time, Oumar Guèye, et de l’Environnement et du développement durable, Abdoulaye Baldé, ont signé le document final du Plan national d’adaptation aux changements climatiques du secteur de la pêche et de l’aquaculture.

Ce plan représente un coût d’environ 139 milliards de F.CFA (211,9 millions d’eu­ros). Cet investissement est « un impératif pour permettre à notre secteur si vulnérable aux chan­gements climatiques, de maintenir sa dynamique de performance », explique Oumar Guèye. Oumar Guèye précise que « la pêche occupe la première place des exportations en 2015 avec près de 195,6 milliards de F.CFA (298,2 millions d’euros), soit 20,87 % des recettes d’exportations totales, et participe à hauteur de 3,2 % au PIB ».

AFRIQUE DE L’OUEST

Modernisation du réseau électrique

Le ministre de l’Économie, des finances et du plan, Amadou Bâ, et le chef de Division pour l’Afrique de la BEI, Diederick Zambo, ont signé un accord de financement de 75 millions d’euros (49,2 milliards de F.CFA) en faveur du projet Modernisation de l’électricité du Sénégal.

Selon Diederick Zambon, ce financement permettra à la Senelec de « moderniser ses réseaux d’électricité et d’augmenter sa distribu­tion. Le projet couvrira des investissements d’ur­gence dans la ville de Dakar et en Casamance, une des régions la plus désavantagée du pays ».

Le financement de la BEI va également faciliter la pose d’au moins « 450 000 comp­teurs à prépaiement et 300 000 compteurs intel­ligents » et le financement des installations privées de 25 000 ménages à bas revenus, a précisé Amadou Bâ. Le coût total du projet est évalué à 151 millions d’euros.

Alimentation en eau pour multi-usages

La BAD a approuvé un prêt de 65 millions d’euros (42,64 milliards de F.CFA) pour le Projet de renforcement de l’alimentation en eau pour multi-usages sur l’axe Louga-Thiès-Dakar, à partir de la station de Keur Momar Sarr. Ce projet constitue la contribution de la Banque au projet global de Construction d’une troisième station de traitement à Keur Momar Sarr, d’un coût total de 423,84 millions d’euros, cofinancé avec la BID, la BEI, l’AFD et la Banque mondiale.

Les bénéficiaires directs du projet sont estimés à 3 millions de personnes. Ils vivent dans les zones rurales environnantes du lac de Guiers, dans les localités situées le long de la conduite de transport d’eau de l’usine de traitement, dans les zones de l’Aéroport international Blaise-Diagne de Dakar et du pôle urbain de Diamniadio.

CAMEROUN

Le barrage de Song Dong intéresse la Banque de Chine

Wu Shouhua, vice-président de la Banque de Chine (BdC), a été reçu début novembre par le ministre de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Louis Paul Motaze. « Nous sommes très intéressés et prêts à financer le projet hydroélectrique de Song Dong », a indiqué le responsable chinois.

Un contrat commercial avait été signé en janvier 2015 entre les deux parties, matérialisant le protocole d’accord conclu en avril 2013 avec Hydrochina, relatif à la réalisation des études de faisabilité de cet aménagement hydroélec­trique de 270 MW sur le fleuve Sanaga, dans le département de la Sanaga maritime, Région du Littoral. Le projet comprend des lignes d’éva­cuation d’énergie 225 kV, longues de 75 km. Son coût provisoire est estimé à 375 milliards de F.CFA (571,7 millions d’euros).

Aménagement d’un tronçon de la route Ketta-Djoum

Le président Paul Biya a autorisé fin novembre le ministère de l’Économie à signer avec la BDEAC (Banque de développement des États de l’Afrique Centrale), un accord de prêt de 20 milliards de F.CFA, pour le financement partiel du projet d’aménagement de la section de route Mintom-frontière du Congo, dans le cadre du projet d’aménagement de la route Ketta-Djoum, phase 2. Le projet régional Ketta (Congo) – Djoum (Cameroun), d’une longueur totale de 505 km, représente un investissement total de 248 milliards de F.CFA (378,1 millions d’euros), également financé par la BAD (121 milliards de F.CFA), la JICA japonaise (58 milliards de F.CFA), et les États congolais (39 milliards de F.CFA) et camerou­nais (10 milliards de F.CFA).

Deuxième phase d’appui aux transports

La BAD a accordé deux prêts d’un montant total de 286,245 millions d’euros en faveur de la deuxième phase du Programme d’appui au secteur des transports.

Le programme porte sur : la réhabilitation de la route Yaoundé-Bafoussam-Babadjou ; l’aménagement et le bitumage des routes Maroua-Bogo-Pouss et Grand-Zambi-Kribi ; et les activités socio-économiques connexes.

La mise en oeuvre du programme s’éta­lera sur quatre ans avec un coût total estimé à 454,21 millions d’euros. La Banque inter­vient à travers les deux guichets BAD et FAD respectivement pour 270,155 millions d’euros et 16,09 millions d’euros (soit 62,79 % du coût total). Les autres cofinanciers sont la BCEAC pour 75,87 millions d’euros (16,7 %) et le Cameroun, 93,15 millions d’euros (20,5 %).

10 000 hectares pour le complexe touristique de Yoyo

Louis Paul Motaze, a présidé une concertation interministérielle consacrée au suivi du projet de complexe économique et touristique à Yoyo, dans le département de la Sanaga maritime, région du Littoral.

Un protocole d’accord a été conclu en mai dernier avec le consortium Seabord Resorts, chargé de la réalisation des études de faisabilité assorties des études d’impact environnemental. L’État camerounais conduit les travaux de viabilisation et de sécurisation du site retenu.

En l’état actuel, on enregistre plusieurs avancées, notamment la libération de 10 000 hectares de terrain avec un décret d’indemnisation et un titre foncier appartenant à l’État, la conduite des études topographiques et des études d’impact environnemental des concertations avec les compagnies de téléphonie mobile… Pour le ministre de l’Économie, ce « projet capital pour l’économie du pays » sera essentiellement porté par le secteur privé.

AFRIQUE CENTRALE

Des logements sociaux avec des Britanniques

Brian Olley, Haut-commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun, a conduit mi-novembre une délégation d’hommes d’affaires britanniques, reçue par le président Paul Biya. Les opérateurs économiques anglais étaient porteurs de projets dans le secteur des logements sociaux.

Au terme de l’audience, Brian Olley a annoncé que plus de 5 300 logements sociaux seront construits au Cameroun, dans le cadre d’un partenariat public-privé britannique. Ces projets, dont le montant s’élève à 140 milliards de F.CFA (213,4 millions d’euros), seront réalisés à Douala, Yaoundé et Kribi.

La BAD soutient les chaînes de valeurs agricoles

L’État camerounais et la BAD ont signé une convention de prêt de plus de 58,6 milliards de F.CFA (89,291 millions d’euros) pour le financement partiel du Programme de déve­loppement des chaînes de valeurs agricoles (PD-CVA). D’un coût total de 75,5 milliards de F.CFA (115,1 millions d’euros) également financé par le gouvernement (16,2 milliards de F.CFA) et les bénéficiaires (700 millions de F.CFA), le projet vise les filières ananas, palmier à huile et plantain. Il devrait béné­ficier à quelque 242 000 personnes, dont 50 % de femmes. La composante de déve­loppement des infrastructures rurales porte sur 1 000 km de routes rurales, 30 entre­pôts, 15 marchés ruraux, 30 km de réseaux électriques, 30 systèmes d’adduction en eau potable, et un laboratoire de contrôle de qualité pour les produits agricoles.

CONGO

Equatorial demande un permis d’exploitation du fer de Badondo

John Welborn, administrateur de la compa­gnie minière australienne Equatorial Resources, a été reçu par le Premier ministre, Clément Mouamba, qu’il a informé de la demande auprès du gouver­nement d’un permis d’exploitation sur 25 ans pour le projet de fer de Badondo, dans le département de la Sangha.

Equatorial détient 100 % du projet Badondo (998 km2), à travers sa filiale Congo Mining Exploration (CME).

CME prévoit de développer une mine de fer qui produirait jusqu’à 40 millions de tonnes par an de minerai de qualité supé­rieure. Une quantité suffisante a été identifiée à Badondo pour une durée d’exploitation d’au moins dix ans.

La mine représente un investissement total de 740 milliards de F.CFA. Elle emploiera plus de 1 000 personnes et sa construction prendra trois ans, a indiqué John Welborn.

Premières infrastructures de la Cité internationale des affaires

Lancés début novembre 2015 à Kintélé, les travaux du Centre de conférences inter­nationales et d’un hôtel 4 étoiles viennent d’être achevés par la société turque Summa, sous le contrôle du bureau Deo Consult. La deuxième phase porte sur la construction de la cité gouvernementale (sept immeubles administratifs et un immeuble parking multi-niveaux). Le coût total du projet représente 477 millions d’euros (soit 313 milliards de F.CFA), financé à hauteur de : 143 millions d’euros, par l’État congolais ; 176 millions d’euros par un prêt de la Türk Eximbank ; et 158 millions d’euros par des banques locales et des financements privés. Une convention de crédit acheteur de 197 millions d’euros a été signée début avril 2016 entre le Congo et la banque turque, pour financer l’acquisition de biens en Turquie (176 millions d’euros) et couvrir la prime de risque pays, en cas de non-remboursement (21 millions d’euros).

CENTRAFRIQUE

Une centrale solaire pour Bangui

Power China a présenté aux autorités centrafri­caines les résultats de ses études de faisabilité pour la construction d’une centrale solaire de 50 MW pour l’électrification de Bangui et de ses banlieues. L’Énergie centrafricaine (Enerca) a publié en janvier 2015 son programme d’in­vestissement 2016-2030 d’un coût total de 3,7 milliards $. Le coût de la centrale solaire est estimé à 90 milliards de F.CFA. Selon le ministre de l’Énergie, Léopold Mboli Fatrane, « elle pourra être construite dans un délai de 20 mois grâce à un financement des partenaires chinois ».

GABON

Ouverture de la nouvelle aérogare de Port-Gentil

Le président Ali Bongo Ondimba avait inauguré mi-juin, à Port-Gentil, les nouvelles infras­tructures de l’aéroport international. L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) a annoncé « la mise en service effective de cette nouvelle aérogare passagers à compter du 20 novembre 2016 ». L’aéroport international Ali Bongo Ondimba de Port-Gentil, dimensionné pour accueillir un million de passagers par an, est doté d’une piste de 2 700 m. L’investissement de 73,7 milliards de F.CFA a été financé par Total Gabon au titre de l’impôt sur les béné­fices via la Provision pour investissements diversifié (PID) et la Provision pour investisse­ments dans les hydrocarbures (PIH).

Modernisation-extension de l’aéroport de Libreville

Le directeur général de la société Aéroport de Libreville (ADL), Jean-Michel Ratron, sollicite du gouvernement une extension de son accord de concession de 30 ans à compter de 1988 afin de lancer des travaux estimés à 40 milliards de F.CFA. « Ce projet d’aménagement des infrastructures sera totalement autofinancé par ADL ». Selon le groupe français d’ingénierie Egis, actionnaire à 17,5 % d’ADL (aux côtés de l’Aéroport Marseille Provence 17,5 %, l’État gabonais 26 % et divers privés 39 %), « l’aéro­port international Léon Mba de Libreville connaît depuis quelques années une croissance soutenue, reflet de l’incontestable dynamisme économique du pays. Avec près de 940 000 passagers en 2015, cette croissance est portée par le trafic internatio­nal (près des 2/3 du nombre de passagers). Un ambitieux projet d’extension de l’aérogare est en cours. Il permettra d’accueillir jusqu’à 1,7 million de passagers et d’améliorer le service offert aux voyageurs nationaux et internationaux ».

Usine chinoise de bois synthétique à Nkok

L’entreprise publique China Foma (CFCL) a signé un mémorandum d’entente avec Gabon Special Economic Zone (GSEZ) pour instal­ler une usine de panneaux de fibre à densité moyenne au sein de la Zone économique spéciale de Nkok. L’accord a été signé par le vice-président du groupe chinois et le direc­teur général de GSEZ, Jasveer Singh.

Durant les prochains mois, China Foma (Group), leader dans la ligne de production de panneaux en bois synthétique en Chine, va oeuvrer avec GSEZ à la mise en place de son unité de production au Gabon, qui sera la première de ce type dans la zone Cemac.

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